Citations liminaires

« L’unité de l’Église est riche de la variété des charismes, qui correspond à la diversité des dons de Dieu. Les charismes sont, en effet, des grâces particulières, des ‘manifestations’ (cf. 1 Co 12, 7) du Saint-Esprit pour l’édification du peuple de Dieu. (…) Accueillis avec reconnaissance comme ‘manifestations de l’Esprit en vue du bien de tous’ (cf. 1 Co 12, 7), ils sont à discerner avec prudence. Car il faut s’assurer qu’il s’agit véritablement de dons venus de l’Esprit Saint et exercés de manière conforme à ses impulsions. C’est pourquoi il revient tout particulièrement aux pasteurs de l’Église de discerner l’authenticité de ces dons. ‘C’est à eux qu’il convient spécialement, non pas d’éteindre l’Esprit, mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon (1 Th 5, 12 ; 19-21) (Lumen Gentium 12). »

Les Évêques de France, Catéchisme pour adultes, 1991

 

« La mort n’a pas fait cesser l’intercommunication qui existe ici-bas : nos prières comptent comme un poids d’amour dans le jugement des défunts ; nos supplications peuvent trouver des avocats parmi les saints. Ceux-ci continuent de nous aimer. (…) L’amour plus fort que la mort subsiste et permet une communion entre les vivants de la terre et ceux de l’Au-delà, communion spirituelle dont le Médiateur est le Dieu d’Amour Lui-même. En Lui, tous nous nous retrouverons ; en Lui, l’amour est sauvé ; en Lui, le Ciel ! »

Abbé Robert Javelet, Intelligence de la Foi, exposé de la doctrine catholique, 1977

 

« Qu’y a-t-il après la mort  ?… L’être humain n’est-il qu’un corps, un condensé de molécules un jour ou l’autre dispersées par le vent ? La foi en sait davantage par la Révélation, et l’expérience mystique peut en dire plus. »

André Frossard, Dieu en questions, 1990

 

« (Pour l’Église, lorsqu’ils sont authentiques,) les ‘signes de vie’ venant de l’au-delà (…) sont (comme) des comètes traversant un ciel de nuit. (Ils) viennent d’ailleurs. On ne peut les faire surgir par sa propre volonté. (…) À la différence des communications médiumniques, ils ne sont pas reçus en état de transe. Et on ne peut les contraindre à venir. (…) Ils sont fondés sur la Communion des Saints, (…) c’est-à-dire sur l’interdépendance des destinées spirituelles. Et c’est à cela que s’évalue leur authenticité : à leur valeur spirituelle. »

Père Jean Vernette, Peut-on communiquer avec l’Au-delà ?, 1990

 

« Du Paradis, (dit Dominique Savio) pourrai-je voir mes camarades de l’Oratoire et mes parents ?
– Bien sûr, murmure don Bosco en cherchant à maîtriser son émotion.
– Et pourrai-je venir les voir ?
– Si le Seigneur le veut, tu pourras revenir. »

Teresio Bosco, Don Bosco, 1998

 

« Je suis en la compagnie des saints. (…) Je casse la tête à mes bons saints. »

Pensées du saint Curé d’Ars

 

« Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel. Mon désir est de travailler encore pour l’Église et les âmes. Je le demande au Bon Dieu et je suis certaine qu’Il m’exaucera. »

Thérèse de Lisieux, 14 juillet 1897

 

« Les saints qui ont été canonisés et sont vénérés officiellement dans l’Église ne forment qu’une infime partie de la population céleste. (…)

Parmi (les) saints, il y a des personnes que nous avons connues, avec qui nous avons vécu, et dont nous gardons le souvenir. (…)

Ceux qui nous ont quittés pour l’autre monde ne sont pas enfermés en eux-mêmes, dans le bonheur de la vision qui leur est accordée. Ils ne se sont pas éloignés de nous. Ils sont même devenus plus proches de nous que lorsqu’ils vivaient sur la terre. (…)

Ceux qui parviennent dans le bonheur céleste peuvent, par leur intimité plus complète avec Dieu, entrer plus profondément en contact avec nous.

Ceux qui nous ont aimés lorsqu’ils vivaient sur la terre nous aiment encore davantage une fois qu’ils sont entrés dans l’au-delà. Ils désirent plus vivement être près de nous dans notre existence quotidienne, nous accompagner dans notre pèlerinage terrestre. Si parfois il nous arrivait de les oublier, eux ne nous oublieraient pas ; ils pensent bien plus à nous que nous ne pensons à eux. (…)

La multitude des saints, c’est une multitude d’intercesseurs qui se mettent à notre service. Ils tentent plus particulièrement de nous faire comprendre que le bonheur céleste vers lequel nous nous dirigeons est d’une telle qualité qu’il doit être poursuivi à tout prix. Ils nous encouragent dans nos efforts et dans l’offrande de nos souffrances, car le bonheur promis à notre générosité est sans proportion avec la mesure de nos peines terrestres. (…)

Tous les saints sont proches de nous pour nous rapprocher du Christ et nous mener au Père. »

Jean Galot, ‘Les saints proches de nous’ in L’Osservatore Romano, 23 octobre 1990

 

« Si celui qui lit cet ouvrage n’a point soif de perfection, il n’y trouvera que matière à contester. Si, au contraire, il aspire humblement à la sainteté, il y trouvera de précieux conseils qui ne pourront que le rapprocher du Bon Dieu, de la Sainte Vierge, des saints et des anges du Ciel, tout en l’exhortant à accomplir sur cette terre son devoir d’état et à vivre de mieux en mieux chaque jour les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité. »

Message du saint Curé d’Ars du 15 août 1991 in Un Souffle qui passe…, Tome 2