Message du 22 janvier 1989

Bien chers frères,

Comme vous êtes encore, à l’ère de la science, superstitieux et pleins de préjugés ! Face à la maladie, vous dites : « C’est une punition du Ciel ! ». Face à la mort violente d’un être cher, vous dites encore : « C’est Dieu qui nous l’a pris ! Que Lui avons-nous fait pour mériter pareil châtiment ? », et vous ne comprenez pas que l’origine de la plupart de vos malheurs n’incombe point à votre Père du Ciel mais à l’erreur et à la misère humaines.

La maladie, tout d’abord, résulte principalement de la non-observance des lois de la nature créées par Dieu. Déviez un cours d’eau, déboisez une montagne, anéantissez une espèce animale, et vous verrez aisément quelles sont les conséquences de votre acte. Alors, pourquoi doutez-vous qu’il en soit de même pour votre propre corps ? Si vous ne lui donnez pas une nourriture saine et équilibrée, si vous le soumettez à des excès de quelque ordre qu’ils soient, si vous le malmenez, ne vous étonnez point de le voir s’affaiblir prématurément et perdre de sa résistance face aux maladies : le Seigneur n’en est pas responsable ! Et avez-vous pensé, en commettant de tels abus, à l’hérédité que vous préparez à vos futurs enfants ? La santé, chers frères, est une éducation de tous les instants : ainsi, de nombreuses maladies modernes sont-elles issues d’une mauvaise hygiène alimentaire et de ce que vous n’hésitiez pas à appeler autrefois les péchés d’envie et de gourmandise. Si l’Église d’antan n’avait point d’autres termes pour qualifier une alimentation inadéquate et excessive, au moins, elle mettait en garde ses fidèles contre ce grave danger… Mais cela n’est pas tout : le manque de maîtrise de soi, les mauvaises habitudes, les abus dans le domaine sexuel, les déviations, actes contre nature et pratiques malsaines, constituent également un terrain privilégié pour la maladie. Quand l’homme comprendra-t-il que Dieu a créé des lois qui doivent être respectées ?

Le sida, chers frères, n’est aucunement une punition de Dieu : il est la conséquence pure et simple de pratiques immondes. Et il trouve, bien entendu, un terrain de prédilection chez ceux qui s’amusent d’une manière insensée avec leur corps dans un but égoïste de jouissance animale. Quant à l’infection de personnes innocentes, elle reste une fois encore une erreur humaine due à un manque de précautions ou d’information. Dieu ne saurait donc être tenu pour responsable de cela ! L’homme dévie, et il doit assumer les conséquences désastreuses de ses actes, parfois sur une grande échelle. Il est vrai qu’humainement, il peut sembler injuste que des innocents soient ainsi infectés, mais justice sera rendue dans l’Autre Monde, n’en doutez point ! « Ce n’est pas cette pensée qui nous rendra l’être que nous avons perdu ! », rétorqueront certains avec violence. Sans doute ne le leur rendra-t-elle pas, mais elle pourra, s’ils veulent bien se tourner vers Dieu avec confiance, leur apporter la paix et la consolation. L’erreur est toujours humaine et lorsque la machine humaine elle-même fonctionne mal, elle ne fait que subir cette loi de cause à effet que vous connaissez si mal tout en croyant si bien la connaître !

Nous avons déjà abordé ces problèmes avec vous dans un précédent message*, mais vous êtes tellement tourmentés lorsque vous êtes touchés par un malheur dont vous ne semblez pas porter la responsabilité, que nous préférons vous en parler de nouveau.

Frères, si vous êtes atteints par la maladie, c’est que vous portez en vous la faiblesse d’un organisme déficient, de défenses facilement attaquables, même à un âge très jeune. Connaissez-vous les informations inscrites dans votre être ? Connaissez-vous celles que portaient vos ancêtres et qui vous ont été transmises ? Savez-vous les erreurs qui ont pu être commises à votre endroit dans votre petite enfance ? Savez-vous à quel moment la faille s’est agrandie et a provoqué chez vous des signes de détresse ? Lorsqu’il s’agit d’une simple grippe sans danger, vous reconnaissez facilement votre part de responsabilité : vous êtes sortis dans le froid sans vous couvrir, vous avez côtoyé un porteur du virus, vous avez omis de fortifier votre organisme par quelque médecine vitaminée. Mais lorsque la maladie est de nature plus sérieuse, vous vous interrogez et cherchez à en connaître le responsable. Vos savants vous apporteront sans tarder des solutions explicites et vous comprendrez alors que Dieu n’est pour rien dans les misères humaines : Il a simplement laissé l’homme libre, libre d’assumer sa liberté sainement. Ce faisant, l’homme protège non seulement sa propre vie mais aussi celle de ses descendants.

La jouissance sexuelle malsaine, égoïste ou immodérée est aussi un facteur important dans la dégénérescence du monde moderne. Peu, en effet, sont ceux qui acceptent de renoncer à des habitudes mauvaises ou à des pratiques honteuses dans le but – même humanitaire ! – de mettre fin à l’invasion de dangereuses maladies. Les lieux mal famés sont toujours aussi fréquentés, chers amis, et, pour jouir de ses sens quelques secondes, il faut voir à quels dangers l’homme s’expose !

Honte à l’homme pervers ! Honte également à ces gouvernements sans Dieu qui répugnent à prendre des mesures d’ordre moral pour mettre fin à tels fléaux ! Les incitations à la débauche continuent de défigurer vos murs, vos panneaux publicitaires et vos kiosques à journaux sans qu’aucun ministère ait jamais eu la sagesse d’intervenir directement pour faire arrêter toute cette corruption : si elle n’alimentait aussi les caisses de l’État, peut-être en serait-il autrement…

Quant au bout de caoutchouc tant vanté sur vos écrans, il n’est que bien piètre solution au problème ! Pour l’homme ordinaire, en effet, le mal s’identifie aux manifestations de la maladie, mais en fait, c’est dans l’âme de l’homme qu’il réside, blotti là, à la racine de ses pulsions, de ses instincts, de ses désirs. Alors ne croyez-vous pas, frères, que c’est cette âme qu’il faudrait traiter et guérir ? Combien de chrétiens se risquent encore à parler, au sujet du sida, de pureté et de maîtrise de soi ? Combien osent prononcer le mot de chasteté ? Combien savent parler du véritable amour ouvert à la vie comme étant le trésor du couple, qui, s’il est vécu dans la lumière de la foi, reste nécessairement à l’abri de tels dangers ? Combien chantent les louanges de la fidélité conjugale ? Combien enfin parlent du Christ, de Son Enseignement et de Son exemple ? Définir le bout de caoutchouc comme un « moindre mal » est peut-être une bonne formule pour des païens qui veulent continuer de vivre en suivant leurs instincts, mais les vrais chrétiens, frères, ne sont pas de cette trempe ! Ils ont le courage de vivre sainement. Et si parfois ils se sentent faibles, ils se doivent de mettre tout en œuvre pour confier leur misère au Seigneur et Lui demander Son aide pour ne pas succomber. À cet égard, la prière, dont la force est inégalable, les aide à vaincre ce à quoi les autres ne savent résister. « Notre nature humaine est faible, clament ces derniers, et nous porte au péché. Il est tellement difficile de ne pas succomber ! ». Cela était juste, certes, avant le Christ, mais aujourd’hui, Jésus est là, qui peut vous aider dans le combat contre les tentations et les embûches du Démon. Il est là avec l’Archange saint Michel, avec Marie, Sa bienheureuse Mère, qui écrase sous Ses pieds le Serpent, et avec toute la Cour Céleste.

Frères, habituez vos enfants à vivre sainement. Si vous avez vous-mêmes des faiblesses, efforcez-vous de les vaincre. Au sein du couple chrétien, apprenez à rester francs et ne soyez plus qu’une seule âme. Mettez en commun toutes vos qualités et aidez-vous mutuellement à combattre tous vos défauts, même si cela vous coûte. Dans une totale confiance, dépouillez votre âme de ses scories, de ses mauvais désirs : si vraiment vous vous aimez, votre amour guérira toute maladie de l’âme, tout désir mauvais sera arraché à la base. Discutez entre vous et que vos confidences soient toujours le fruit de l’amour et non de la contrainte ou du vice. Ne forcez jamais votre conjoint à vous entendre ni à s’épancher, mais, s’il y consent, prenez l’habitude de l’examen de conscience commun au cours duquel les problèmes du passé pourront être évoqués, dédramatisés et, plaise à Dieu, guéris.

L’ère qui vient doit voir les chrétiens en paix avec eux-mêmes et en paix avec les autres. Le Ciel est un monde de Lumière : rien n’y sera caché. Évertuez-vous donc à faire en vous tous la lumière. Que le Seigneur Tout-puissant vous y aide en vous envoyant Son Esprit Saint Consolateur et Sanctificateur.

Que la Grâce vous assiste et que Marie vous protège dans vos combats de tous les jours.

+ Vos frères dans la Vérité

* Cf. Message du 27 août 1988 (II).