Message du 13 septembre 1991

           Mes fils et Mes filles,

           C’est à vous qui vous permettez de critiquer ces messages en clamant qu’ils sont trop difficiles à vivre pour contenir la vérité que Je M’adresse aujourd’hui. Et Je vous interroge : avez-vous lu l’Évangile ? Avez-vous lu qu’il est étroit et resserré le chemin qui mène à la Vie, et qu’il en est peu qui le trouvent (cf. Mt 7, 13-14) ? Ce n’est pas, Mes enfants, en M’appelant « Seigneur, Seigneur ! » que vous entrerez dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant Ma Volonté, la Volonté de Dieu (cf. Mt 7, 21).

           Ces messages, Je vous le déclare, sont la vérité puisqu’ils vous rappellent que ce que Je vous ai dit est toujours valable pour vous et restera valable tant que la terre tournera, parce qu’il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul trait de la Loi (cf. Lc 16, 17).

           Je vous ai dit, par exemple, que quiconque répudiait sa femme et en épousait une autre commettait un adultère, et que celui qui épousait une femme répudiée par son mari commettait aussi un adultère (cf. Lc 16, 18) et vous ne M’écoutez pas. Poussés par l’attrait de la chair, nombre d’entre vous ont pris femme ou mari pour la deuxième ou la troisième fois alors qu’ils s’étaient engagés devant Moi par le Sacrement de Mariage. Et le monde les acclame et les soutient. Car le monde ne comprend que par la chair. Comme cette femme qui, s’adressant à Moi, Me dit : « Heureuses les entrailles qui T’ont porté et les seins que Tu as sucés ! » (Lc 11, 27). Mais Je lui ai répondu que ce sont plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent qui doivent se réjouir. Prenez donc exemple sur Ma bienheureuse Mère, Mes chers enfants, et ne prenez pas la liberté d’interpréter la Parole de Dieu selon vos propres goûts et vos propres désirs.

           Je vous ai parfois parlé durement dans l’Évangile, mais Je l’ai fait pour votre bien et votre Éternité. Soyez-Moi fidèles, Mes enfants, restez-Moi fidèles !

           Il est, en effet, dans votre méconnaissance des Écritures Saintes et votre naïveté une infidélité que vous commettez souvent et qui Me peine profondément : c’est celle de vous rendre en état de péché grave à Ma Rencontre dans l’Eucharistie alors que votre indignité Me repousse.

           La Communion n’est pas un repas communautaire que chacun a le droit de partager selon son bon vouloir ou ses dispositions personnelles. Elle est une Rencontre intime dans laquelle Je vous offre non pas un morceau de pain mais Mon propre Corps pour vous nourrir et Mon propre Sang pour qu’Il batte en vos veines. Et J’attends de vous un acte d’amour authentique, un empressement à Me retrouver dans le silence de votre prière et de votre cœur. J’attends de vous un don : le don de votre personne tout entière pour la mêler à la Mienne afin que nous devenions un, et que votre volonté soit Ma Volonté. Voilà quelle doit être cette Rencontre.

           Or, Mes enfants, vous vous précipitez pour vous emparer d’un morceau de pain sans vous rendre compte qu’au-delà des simples apparences, J’y suis présent entièrement. Et vous Me témoignez tellement peu de révérence ! Votre cœur est tellement loin de Moi ! Certains, parfois, de nature plus sensible, se sentent poussés à venir rechercher dans l’Eucharistie quelque réconfort ou croient en retirer quelque bien alors qu’ils sont en état de péché grave, et ils Me reçoivent indignement. J’aimerais tellement mieux les voir obéissants ! Comment pourriez-vous, en effet, communier véritablement avec Moi, Mes enfants, alors que vous n’accomplissez pas Ma Volonté ? Si votre péché vous coupe de l’Eucharistie, Mes fils et Mes filles, Je vous en supplie, montrez-vous obéissants et respectueux et, pour l’amour de Moi, restez à votre place. Telle est Ma Volonté. Je connais le fond de vos cœurs et Je saurai, au Jour du Jugement, retenir ce qui est bon.

           Une Communion indigne est comme un acte d’amour dénaturé. Dans l’acte d’amour, le corps de l’homme et celui de la femme s’accueillent mutuellement pour donner naissance à la vie. Dans la Rencontre eucharistique, vous M’accueillez dans votre cœur et Je Me donne à vous pour vous faire vivre de la Vie Éternelle.

           Comme l’acte d’amour, cette Rencontre n’est pas une rencontre ordinaire, et rien ne lui doit faire obstacle. Le Sang que Je vous donne est en effet comme le sang de la femme destiné à la conception d’un enfant. Si la rencontre de la semence de l’homme et de l’ovule de la femme est rendue impossible par différents moyens que J’abhorre, ce sang ne sert de rien. De même, dès lors que notre Rencontre est rendue impossible par votre péché, Mes enfants, Mon Sang ne peut vous être salutaire. Mais lorsque rien ne fait obstacle à la rencontre, et qu’un amour puissant la conduit, alors un être nouveau prend vie et ce sang le féconde et le nourrit. Ah ! Mes enfants, combien, si votre âme était pure et amoureuse, notre Rencontre pourrait être féconde ! Mon Sang pourrait alors, en coulant en vos veines, donner naissance à un être nouveau, un véritable enfant de Dieu, obéissant et fidèle, fort de la vie même de son Sauveur.

           Ceux qui Me reçoivent indignement ne font pas obstacle volontairement à notre Rencontre, mais leur péché non confessé ou librement décidé dans le cas des « divorcés remariés », par exemple – agit alors comme un stérilet dans le corps d’une femme : la rencontre se produit, mais l’œuf est avorté et le sang rejeté !

           Ne soyez pas troublés, Mes chers enfants, par le langage de votre Seigneur. Cette comparaison est juste et vous ne devez point avoir de réticences à l’accepter. Méditez-la plutôt, voulez-vous, et qu’elle vous conduise à vous comporter correctement, à la fois dans la vie et face à l’Eucharistie.

           Je vous aime, Mes enfants, et ne veux pas votre malheur. Si la Vérité est aujourd’hui transformée ou adaptée suivant la conscience particulière des uns ou des autres, Je ne peux pas vous laisser dans l’ignorance et la naïveté. Telle est la Loi, et vous la devez respecter.

           M’aimez-vous, Mes enfants ? Alors ne suivez pas l’esprit du monde, mais suivez l’Esprit de Dieu : rien ne pourra jamais vous le faire regretter !

           Je vous bénis.

 Jésus