Message du 15 octobre 2026
Mon cher fils,
Je vous remercie pour vos fidèles pensées en ce jour de ma fête. Cette année, je voudrais simplement vous redire mon affection et la constance de ma prière pour vous et votre frère spirituel, que j’adresse au Seigneur Jésus, notre divin Maître et notre Miséricorde – prière à laquelle j’associe sa très sainte Mère, la Vierge Marie, les anges et tout le peuple des sauvés, qui jouit, de différentes manières – ou, pour le dire plus justement, à différents degrés – de la vision béatifique.
En union profonde avec l’Église du Ciel, vous devriez bientôt, mon fils, voir se concrétiser le couronnement de votre fidélité à cette œuvre prophétique destinée au monde d’aujourd’hui, dont notre bon Jésus veut à présent qu’elle se répande plus largement hors de vos frontières, pour y nourrir les âmes en mal de spiritualité et de transcendance, et celles frustrées par la pauvreté de la prédication – qui, malheureusement, ne fait plus figure d’exception – ou choquées par son manque de rigueur doctrinale, voire sa dissidence avec l’enseignement de la sainte Église. Mais le but de ces messages est surtout de donner à tous ceux qui les liront le désir et la soif de Dieu.
Ce désir – vous le savez, mon fils – passe par la découverte, dans une foi parfaitement orthodoxe, des Saintes Écritures et du Catéchisme de l’Église catholique,auxquels ces messages renvoient constamment afin qu’en soient nourries les âmes en chemin vers leur justification. La soif, quant à elle, vient ensuite, à dessein d’approfondir cette même foi avec le concours de la raison et du sens commun. Et alors même que ces âmes sont confrontées aux tristes réalités de ce temps – au matérialisme, au modernisme dans l’Église, au relativisme, à l’hérésie et à une apostasie rampante –, l’assistance de l’Esprit aux sept dons (cf. Is 11 2-3), envoyé d’auprès du Père par le Fils ressuscité (cf. Jn 15, 26), aide ces âmes à avancer chaque jour sans faillir sous le regard on ne peut plus aimant et compatissant du Dieu trinitaire et du Ciel tout entier. Car il est vrai, mon fils, que chaque âme qui progresse en sainteté par la pratique de l’esprit évangélique réjouit au plus haut point le cœur de Dieu et celui de la Vierge Marie et de tous vos amis du Ciel, qui lui obtiennent, par leur constante intercession auprès du Médiateur, notre Maître et Seigneur, toutes les grâces qui lui sont nécessaires.
C’est lui qui m’a demandé de vous guider intérieurement, mon cher fils, pour vous aider à accueillir, à mieux comprendre et à vivre votre charisme de messager avec toutes ses exigences, ses attaques de l’Ennemi, mais aussi ses moments de joie intense. Je me réjouis profondément de constater les bons fruits qu’il a produits pour conduire ou ramener les âmes à une foi authentique au sein de l’Église catholique, et qu’il devrait continuer de produire plus encore à une échelle beaucoup plus vaste. Après la traduction en anglais du troisième et du quatrième volume, je vous suggérerais à présent de les faire traduire en espagnol, afin que mon pays et les autres pays hispanophones puissent aussi découvrir, dans leur langue vernaculaire (1), la richesse de ces textes et mieux comprendre le dogme de la communion des saints, dont vous êtes, mon fils, un apôtre privilégié. En effet, en ces temps de crise et d’incertitude sur l’avenir où, paradoxalement, les populations préfèrent succomber aux charmes des idoles du moment plutôt que de se préoccuper de ce qu’il adviendra de leur âme à l’heure de leur mort, il est primordial que soient abordées ces questions eschatologiques pour le salut des âmes.
Mais nul ne doit oublier que c’est par la lecture de La Sainte Bible – et particulièrement du Nouveau Testament – que l’homme acquiert une réelle intimité avec le Dieu tout puissant et, dès lors, élève son âme, son cœur et son intelligence à la connaissance intuitive de ses volontés. Car il veut les communiquer à chacun de ses enfants pour les délivrer du mal et les conduire à la Vie Éternelle. Qui accueille cette invitation aux vertus les plus nobles en une âme humble et sincère et s’efforce de répondre à leurs exigences, voit sa personne entière restructurée, et s’éloigne, par un combat spirituel – dont les enjeux ne doivent jamais être sous-estimés –, des multiples servilités engendrées par l’esprit du monde et par le Démon. C’est ainsi qu’il devient possible à l’homme désireux de vivre dans l’obéissance au Magistère de l’Église catholique et de rester fidèle à sa Tradition, de recouvrer, par la pratique de la prière, des sacrements et de la charité, sa liberté d’enfant de Dieu, et de jouir de la paix intérieure que lui octroie alors notre divin Maître (cf. Jn 14, 27 ; Ga 5, 19-23).
Cette obéissance même édifie, en effet, en chaque individu membre du Corps Mystique du Seigneur Jésus-Christ, les fortifications d’un château intérieur en lequel nulle fausse croyance, nulle hérésie, nul fourvoiement en matière de mœurs ni pensée d’orgueil ne saurait pénétrer. Car ce vaillant Chef de guerre en assure le commandement et veille de jour comme de nuit sur cette forteresse. Il ouvre ainsi les cœurs de ses fidèles soldats pour leur communiquer sa sagesse et l’intelligence des Écritures, et c’est avec simplicité et obéissance que tous accueillent sa Parole et les dons de son Esprit Paraclet. À cela, il n’est nulle autre condition que celle de désirer ardemment la connaissance de Dieu et d’être docile aux motions de son Esprit. Notre bon Seigneur n’est pas venu, en effet, pour ne s’adresser qu’aux savants et aux sages mais aussi aux petits et à ceux qui leur ressemblent – c’est-à-dire dont l’esprit ne se sent pas attiré par la superficialité ni la perversité de l’esprit du monde. C’est pourquoi toutes les personnes adultes, hommes et femmes, sont appelées par lui à redevenir des petits enfants (cf. Mt 18, 3) afin de permettre à la Parole divine de pénétrer dans des cœurs innocents et purs, préservés ou débarrassés de toute pollution, de toute souillure et de toute confusion et ouverts à la lumière de la vérité.
Certains théologiens en vue – et prêtres, de surcroît – en sont bien loin. Pervertis par l’esprit du monde, par un intellectualisme de mauvais aloi et par une fausse charité, ils deviennent, en effet, de véritables suppôts de Satan en semant le trouble dans la Bergerie par des interprétations tellement erronées des Saintes Écritures, des Pères et des Docteurs de l’Église et des textes magistériels, qu’elles n’ont plus rien à voir avec la vérité. Les écrits des théologiens et même des mystiques de mon temps, mon fils, contenaient, en ce qui les concerne, des propos d’une limpidité et d’une précision remarquables, et ils étaient soumis au discernement de leurs pairs ou d’un directeur spirituel afin qu’ils ne risquassent point de tromper et d’égarer les brebis de leur enclos.
Je constate, mon fils, que ceux qui discourent aujourd’hui sur notre divin Maître, sur la foi catholique ou sur la charité et les questions de morale et de société ne savent point toujours de quoi ils parlent. Nombre d’entre eux, en effet, ont l’esprit enténébré à la fois par les écrits hérétiques de théologiens modernistes – qui veulent obstinément, sous l’influence du Démon et de ses sbires, faire entrer dans l’Église l’esprit du monde (cf. 1 Co 2, 12) – et par leur propre compromission avec le monde. C’est pourquoi ils se plaisent à mettre en exergue la fragilité humaine et la miséricorde divine pour dédouaner de leurs fautes des pécheurs impénitents et les accueillir malgré tout dans l’Église. Cependant, si d’aventure vous vous hasardez à les contredire à ce sujet en leur rappelant les paroles exigeantes et parfaitement limpides de notre divin Maître (Mt 22, 12-14), vous êtes immédiatement accusé de n’être point assez ouvert ni assez tolérant et de juger votre prochain, alors que vous restez simplement fidèle au seul enseignement qu’ils devraient reconnaître : celui de L’Évangile et des Commandements, qui, s’ils ne jugent point le pécheur, n’en condamnent pas moins le péché.
Telle est l’attitude que j’exhorte les lecteurs de ces messages à adopter par rapport à la question des abominations contre nature, dont notre bon Jésus vous a entretenu si longuement, mon fils, il y a quelques jours. Pour le monde des bienheureux, ceux qui sont auprès de Dieu dans le Ciel – à l’instar de votre servante –, tout acte de cette sorte ne peut qu’évoquer le dégoût et l’Enfer, et il est inconcevable que les personnes qui en sont coutumières, si elles ne s’en repentent ni ne s’en confessent avec une réelle contrition, puissent espérer être accueillies un jour dans la gloire du Ciel. Lorsque je vois des théologiens et des ecclésiastiques promus jusqu’aux plus hautes dignités tenter de faire intégrer de telles pratiques dans les documents pontificaux au nom d’une charité qui n’est, aux yeux de vos frères du Ciel, en aucune façon évangélique, j’en suis profondément meurtrie, car ceux-là n’œuvrent point pour le salut des âmes mais pour leur égarement et leur condamnation. Ils sont infestés par l’esprit du monde.
Lorsque j’ai effectué ma réforme du Carmel, c’est précisément parce que les anciennes règles n’y étaient point suffisamment contraignantes par rapport aux relations des religieuses et des religieux avec le monde extérieur, mais aussi entre elles et entre eux. Vous le savez, mon fils : tout ce qui ne rapproche pas de Dieu en éloigne. S’il est des amitiés pures et chastes entre sœurs ou entre frères (cf. Ps 134 [Vulg. 133]) voulues par notre Seigneur Jésus en personne – à l’image de celle qu’il a partagée avec ses Apôtres, à qui il a dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, […] ; je vous appelle mes amis » (Jn 15, 15), de celle que ces derniers ont partagé entre eux, et que vous partagez vous-même avec votre frère spirituel –, il en est malheureusement d’autres qui sont profondément malsaines car polluées par un attachement affectif trop exclusif et parfois ambigu, entaché de désirs impurs, voire d’actes charnels avec des personnes du sexe opposé ou même contre nature. C’est du risque de la dispersion en des domaines étrangers à leur vocation et du péril de ces types d’attachement que j’ai voulu préserver Carmélites et Carmes afin que leur relation au Tout-Puissant ne s’en trouve point ternie. Il en est de même encore aujourd’hui pour tout religieux, toute religieuse, tout clerc et tout laïc, qui sont appelés eux aussi à ne point trahir leur vocation.
Relisez, mon cher fils, le Livre de la Sagesse et voyez combien ce mot de « Sagesse » y représente plus qu’une simple notion. Cette « Sagesse » est, en effet, une figure de l’esprit de Notre-Seigneur, lui qui l’a incarnée à la perfection. Vous comprendrez aussi mieux encore combien la chair et la concupiscence sont éloignées de la profondeur, de la richesse et de la science de Dieu (cf. Rm 11, 33), et pourquoi les exigences du Seigneur Jésus dans le domaine moral sont incompréhensibles aux théologiens déviants, aveuglés par le Démon – que j’ai évoqués ci-avant – ainsi qu’à tous ceux qui les suivent ! Elles ne le sont, fort heureusement, pas pour vous, mon fils, ni pour votre frère spirituel, qui menez ensemble le bon combat, chacun à sa manière et à sa mesure. C’est pourquoi vos œuvres vous survivront.
Que notre Maître et sa bienheureuse Mère vous gardent, mon cher fils, vous et votre frère spirituel, votre directeur spirituel, tous ceux qui vous sont chers et qui œuvrent pour la diffusion de ces messages.
Madre Teresa de Jesus
(1) Langue vernaculaire : langue propre à un pays.
Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle o.b., docteur en théologie, en droit canonique et en droit civil.