Message du 1er novembre 2019 (III)

MESSAGE DE TOUSSAINT (III)

Mes chers enfants,

Voyant l’engouement de nombre de mes brebis pour ce que vous appelez les « expériences de mort imminente » (EMI) et le battage médiatique qui commence à se faire jour à ce sujet, je voudrais sur l’heure vous mettre en garde afin que nul ne vous abuse.

Vous devez savoir, en premier lieu, que les personnes qui ont vécu une telle expérience n’ont pas été réellement mortes. Cette expérience ne dit donc rien de ce qu’il adviendra de leur âme après leur mort.

C’est de cette ambiguïté que s’empare le Diable pour faire croire à ceux qui lisent ou écoutent ces témoignages qu’après la mort, l’âme ne peut s’envoler que  vers un endroit idyllique où il n’y a ni souffrances ni jugement et où règne un amour infini. Tout cela est faux !

Lorsque ces expériences sont authentiques, car elles peuvent l’être – souvenez-vous de Paul, ravi de son vivant jusqu’au Paradis, qui entendit des paroles ineffables qu’il n’est permis à aucun homme de redire (cf. 2 Co 12, 2-6) –, il s’agit d’une grâce faite à certaines personnes par le Père du Ciel et moi-même, afin de toucher profondément leur cœur et les inviter à s’orienter vers le Bien et le Vrai, et, de là, vers une sincère conversion à la foi catholique. Car je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, et nul ne vient au Père sinon par moi (cf. Jn 14, 6). Il est donné à ces personnes, dans des circonstances toutes spéciales, une appréhension complètement différente de l’espace et du temps, et elles peuvent percevoir, hors de leur corps charnel qui ne présente plus aucun signe de vie, des personnes aimées déjà décédées, et aussi parfois leur Seigneur, sa sainte Mère, ou une multitude de saints venus à leur rencontre.

Cependant, les perceptions vécues au cours de ces expériences peuvent être également faussées par le Diable et ne pas être authentiques : elles donnent alors lieu à des témoignages qui paraissent parfaitement dignes de vraisemblance et sur lesquels beaucoup vont même s’extasier, mais qui ne sont, en fait, que le produit d’imaginations trompeuses, contrôlées par le Singe de Dieu pour abuser ceux qui en auront connaissance.

Si vous vous penchez, mes petits, sur l’histoire de mon Église, vous découvrirez combien le Diable s’est acharné, dès le principe, contre les Écritures, le  Dogme et la Tradition, et combien il a tenté d’introduire, par une vraisemblance savamment orchestrée, de fausses doctrines toutes plus séduisantes les unes que les autres, de fausses apparitions, de faux messages et de faux prodiges pour prendre dans ses rets les ignorants, les orgueilleux et les rebelles, incapables de faire la part des choses et de discerner la vérité de l’erreur. De là sont nées, au fil des siècles, les hérésies et les sociétés secrètes, ésotériques ou occultistes, qui se sont toujours, dans leur orgueil, situées au-dessus de mon Église.

Aujourd’hui, le Diable revient à la charge dans le domaine de l’eschatologie pour détourner les hommes de la vraie foi et du salut de leur âme. En effet, ceux qui sont amenés à croire sans discernement que toutes les « expériences de mort imminente » révèlent quelque chose sur la vie après la mort – en substance, que l’âme des défunts atterrit toujours dans un monde d’amour universel – vont en déduire inévitablement que l’Enfer et le Purgatoire n’existent pas et qu’à la fin de leur vie terrestre, ils se verront eux aussi libérés sans conditions de toutes leur souffrances et de tous leurs soucis. Et ils croiront aussi, pour couronner le tout, que l’« être de lumière » qui apparaît souvent tout rayonnant d’amour au cours de ces expériences change réellement d’identité pour s’adapter aux croyances de chacun – syncrétisme oblige !

Vous voyez, mes enfants, comment le Diable peut subtilement égarer ceux qui manquent de doctrine et de prudence : les hommes, croient-ils, n’ont plus à s’inquiéter pour le salut de leur âme, et peuvent même se faire paisiblement euthanasier sans aucune crainte ni culpabilité pour éviter de souffrir. Mon enseignement sur les fins dernières, fidèlement transmis par mon Église catholique depuis deux millénaires, devient, d’un coup, obsolète. Sans parler des sacrements qu’elle dispense, et, en particulier, de celui du Pardon, pourtant essentiel pour le salut des âmes – qui n’est plus d’aucune utilité.

La situation est grave. C’est pourquoi je vous demande de faire connaître ce message autour de vous afin que chacun sache reconnaître, infiltrés au milieu du troupeau, les loups déguisés en brebis (cf. Mt 7, 15), et fasse confiance à mon Église, seule dépositaire des vérités de la foi. Mais vous devez savoir que partout où brille la lumière de la Vérité, le Diable, pour séduire, tente d’en allumer une autre encore plus brillante et qui semble plus vraie que nature. Alors, mes petits, je vous le dis une fois encore : prenez garde qu’on ne vous abuse (cf. Mt 24, 4) !

Bonne fête de tous les saints, mes chers enfants.

 

Je vous bénis,

Jésus

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry