Message du 10 mars 1985

Bien chers frères,

Afin de vous amener à mieux comprendre les relations qui vous unissent à votre Père du Ciel et qui vous unissent entre vous, écoutez cette comparaison.

Vous êtes comme des postes émetteurs-récepteurs auto-réglables aux possibilités multiples. Si vous réglez votre fréquence sur le monde qui vous entoure, vous n’aurez d’yeux et d’oreilles que pour le monde, et vos sentiments humains n’atteindront jamais la pureté qui plairait au Père : toutes vos pensées et toutes vos actions n’auront alors qu’un rayonnement très limité qui restera au niveau du monde. Dieu a doté l’animal d’un système équivalent mais beaucoup plus rudimentaire. Ainsi, les animaux possèdent un instinct qui les guide et auquel ils ne résistent que sous l’effet de la crainte. Certains animaux soumis à l’homme parviennent parfois à élever leur fréquence jusqu’à saisir la volonté de leur maître, et ils possèdent en retour le plaisir d’avoir accompli cette même volonté. Observez donc le chien dont la fidélité défierait souvent toute épreuve : il appartient à la nature et la découverte de l’homme lui apporte une dimension qu’il ne connaissait pas auparavant.

Frères, si vous réglez votre fréquence sur celle de votre Père du Ciel, si vous pensez souvent à Lui, si vous Lui adressez vos prières, Lui confiez vos joies et vos peines, vous éprouverez un sentiment tout différent de celui que vous éprouvez dans le monde. Comme le chien, vous découvrirez une nouvelle joie, un nouveau bonheur, une nouvelle paix. Vos actes prendront une nouvelle dimension car vous ne les accomplirez pas sans en avoir référé d’abord au Père, qui vous donnera ou vous refusera Son accord par le biais de votre conscience. Vous aurez établi avec le Ciel une certaine télépathie spirituelle dont vous ne pourrez plus vous passer. Les amateurs de transmissions connaissent ce sentiment. La communication entre les hommes est un don extraordinaire, mais la communication avec le Ciel est beaucoup plus merveilleuse encore ! Vos pensées seront envoyées au Père qui les purifiera…

Il dictera à votre cœur Sa Volonté, que vous aurez hâte d’accomplir. Il vous fera connaître le véritable amour pour Lui, celui qui se donne et s’abandonne sans réticence. Il vous fera désirer ardemment le Ciel et la contemplation de Sa Toute-Puissance. Vos jugements ne seront plus ceux du monde. Vous ne serez plus impressionnés par les savants et les écrivains qui ne cherchent qu’à exalter les possibilités de l’homme et sa puissance, son intelligence et ses vertus, mais qui oublient que Dieu est à l’origine de tout cela. Vous n’apprécierez plus les mondanités et les honneurs, les richesses et les parures, les titres et les hypocrisies de ce bas monde. Car Dieu vous aura donné de Sa Sagesse et de Son Humilité, Lui qui est allé jusqu’à vous envoyer Son propre Fils par Amour pour vous. Il vous aura donné de Sa Vérité et de Sa Lumière, qui n’est pas la lumière du monde.

Frères, ne cherchez pas Dieu à la lumière du monde, car tout ce qui est de Dieu est rejeté ou déformé par les hommes du monde. La nature est défigurée, massacrée, polluée. Les nobles sentiments sont méprisés, ils excitent la moquerie, la raillerie, les attaques diffamantes des hommes : on met en doute l’honnêteté des fiancés les plus purs, l’amitié la plus généreuse provoque les interrogations et les jugements les plus vils quant à la nature des « relations » entretenues, la vertu, la virginité, la chasteté suscitent le rire et le mépris de la part de ceux qui ne savent pas ce que cela représente aux yeux de Dieu parce qu’ils ont subi dès leur plus jeune âge les assauts néfastes de leurs sens exacerbés. Amis, ne vous laissez point toucher par les jugements des hommes de ce bas monde, car il est dit : « Ne vous posez pas en juges » (Mt 7, 1). Ceux qui jugent leurs frères s’exposent à un jugement beaucoup plus impitoyable au Dernier Jour. Le Démon est friand de faux jugements et de faux témoignages afin de démolir l’Œuvre belle et pure du Seigneur Dieu. Ne vous laissez pas atteindre par le venin des autres hommes lorsque votre conscience est en paix avec le Père.

Pourtant, même si Dieu est fortement ancré en vous, vous ressentirez tout de même une certaine douleur : cette douleur ne sera pas une blessure d’amour-propre  puisque l’accusation portée contre vous n’a aucun fondement, et elle ne sera pas non plus l’angoisse de vous demander ce que les autres pensent de vous car vous vous moquez des jugements des hommes sur vous-mêmes. Elle sera l’amertume de constater que des personnes dont vous estimiez le jugement et que vous aimez puissent elles aussi subir d’une telle façon les influences du Démon. Vous souffrirez comme Jésus et avec Jésus ; vous participerez à Son Calvaire. Lui, que le péché ne pouvait atteindre, a pourtant été blessé dans Son Amour par la méchanceté et la violence des hommes, alors même qu’Il s’offrait en Victime Toute Pure pour la Rémission de leurs péchés… Si vous pensez à Jésus lorsque vous êtes ainsi attaqués, si vous Lui offrez vos souffrances, vous goûterez alors un sentiment d’amour incommensurable ! Votre fréquence rejoindra celle du Seigneur, et vous entendrez une Douce Voix emplir votre cœur et murmurer : « Ne désespère pas, Mon enfant, car Je suis avec toi. J’ai connu, Moi aussi, tout cela. Offre-Moi, Mon enfant, tes souffrances : elles viennent soulager Mon Calvaire. En souffrant et en offrant, tu sauves aussi des âmes de la mort et tu fais Mon bonheur. »

Alors, vous serez très émus : vous aurez compris que seule la véritable affinité avec le Seigneur est votre bonheur et le Sien, et vous désirerez plus que tout participer à cette Œuvre immense de Co-Rédemption entreprise par Marie au pied de la Croix. Suivez vous aussi les traces de Jésus et restez en affinité avec le Ciel !

Que représentent les honneurs et les plaisirs du monde, les jouissances et les grandes théories lorsqu’on sait que tout cela éloigne les âmes de la vraie charité et du véritable amour ? Ne pensez surtout pas que Dieu pardonne systématiquement à tous les hommes depuis la Mort de Jésus sur la Croix ! Nous vous l’avons dit de nombreuses fois : l’homme doit d’abord prendre conscience de ses fautes car le repentir est de rigueur ! Il doit aussi désirer ardemment se rapprocher de Dieu, Son Père et Son Maître. Il doit être humble et amoureux.

Ah ! frères, si vous pouviez voir les âmes du Purgatoire tendre la main vers vous et vous supplier de ne pas commettre les mêmes erreurs qu’elles ! Vous qui avez soif de justice, comment pouvez-vous penser que, par les Mérites de Jésus-Christ, une âme qui a toute sa vie refusé Dieu puisse Le rencontrer dans l’Autre Monde ? Comment pouvez-vous penser qu’une âme qui a péché volontairement tout en se persuadant qu’elle faisait le bien avec « sa conscience pour elle » puisse hériter du Royaume des Cieux ? Frères, soyez sérieux ! Vous avez des Commandements et le rôle de votre conscience n’est pas de les modifier à tout bout de champ, mais de vous rappeler à l’ordre chaque fois que vous êtes sur le point de pécher ou lorsque vous êtes en état de péché. Si donc votre conscience n’est pas, elle aussi, corrompue et ne cherche pas sans cesse à vous blanchir, vous irez vous humilier auprès d’un prêtre de l’Église et demander pardon à Dieu pour tous vos péchés avant d’aller recevoir Son Corps et Son Sang dans la Sainte Eucharistie. Sinon, quel orgueil vous montrerez en allant recevoir la Communion malgré votre péché non avoué ! Tout cela est très grave.

Méditez ces problèmes, chers amis. Souffrez en silence avec le Seigneur de l’indifférence et de l’incompréhension des hommes. Il faut être tellement humble pour comprendre la Vérité. Il faut se faire tellement petit !

Réfléchissez. Nous ne faisons que vous rappeler les Paroles du Sauveur afin de vous aider à progresser vers la Vraie Lumière au milieu des lumières artificielles de la corruption du monde et des faux jugements. Que Le Seigneur vous bénisse.

+ Vos frères dans la Foi