Message du 12 février 1996

Mon fils,

Je suis avec toi, ne t’inquiète de rien. Poursuis tes efforts pour accorder mieux encore jour après jour ta vie sur la mienne. Tu sais que je ne te demande pas de grandes choses, mais la perfection dans les petites, des pensées pures, et une charité toujours plus grande.

Conserve ta candeur et ton discernement. Que ce dernier reste fondé d’abord sur le bon sens, dans le respect de l’obéissance à mon Église avant même que s’y mêlent les intuitions qui peuvent t’être communiquées. Car le Démon peut tenter de brouiller les cartes en t’inspirant des pensées qui ne sont pas de moi ni de tes amis du Ciel.

Ne te laisse pas troubler par l’amour débordant mais aussi condescendant et moralisateur de certains de tes frères. Ce prétendu amour, en effet, se veut supérieur à celui de mon Église, et se moque de l’obéissance. Il est mû, la plupart du temps, par des sentiments irréfléchis, dont la spontanéité peut être dangereuse. Il est, tu le sais, comme celui du soldat qui, par excès de zèle, se précipite sur le champ de bataille pour défendre ses frères sans avoir pris le temps d’ajuster sa cuirasse. Il est encore comme cette eau répandue dans le désert sans avoir été préalablement canalisée, et que le sable engloutit d’un coup. Il est enfin comme cette nourriture inconnue sur laquelle on se précipite sans même savoir si elle est comestible. Mon fils, il en va ainsi de la charité : elle ne doit ni être bradée ni être distribuée sans aucune réflexion. Il convient d’abord que chaque être humain se demande si le sentiment qui l’anime est véritablement un sentiment de charité, et cela est parfois tellement confus aujourd’hui.

À toi, par exemple, le Démon pourrait dire : « Tu as tort de ne pas te faire connaître du monde. Tu pourrais passer à la télévision, dans les journaux, et faire beaucoup de bien. Tu pourrais témoigner de tes charismes et faire des conversions. Sois charitable ! Ton anonymat n’est qu’une protection. Il préserve ta tranquillité ! » Mais moi je te le dis : continue de rester dans la discrétion et dans l’obéissance à mon Église. Les fruits de cette œuvre ne sont peut-être pas encore aussi nombreux qu’ils pourraient l’être, mais bientôt, tu comprendras pourquoi j’ai voulu qu’il en soit ainsi. Un jour, je te donnerai de voir tout le bien qui aura été fait par cette œuvre.

Je veux que mes enfants aient une foi pure, fondée sur mon enseignement. Le but de ces messages n’est pas de t’assurer la vénération des foules mais d’apporter à ceux qui cherchent une meilleure compréhension de mon Évangile. Cependant, lorsque je t’envoie des âmes à aider, ne les repousse pas. Dans la prudence et la discrétion, parle-leur et dis-leur que je les aime.

Mon fils, conserve ton humilité, reste disponible aux sollicitations de tes frères du Ciel et ne te préoccupe pas des attaques du Malin, qui ne cherche qu’à te déstabiliser en emplissant ton esprit de pensées qui n’ont rien à y faire, et ton cœur de sentiments que tu dois rejeter. Conserve-moi précieusement, mon fils, dans ce cœur, et ne te préoccupe de rien. Continue de t’abandonner à moi dans la confiance et je te montrerai l’amour dont tu es aimé.

Remercie les prêtres et amis qui t’entourent pour l’aide solide qu’ils t’apportent et reste dans la paix, à l’abri du manteau de ma sainte Mère, qui t’aime et te protège. Remercie ton frère spirituel pour son action. Prie pour ceux qui te calomnient. Je transformerai leur cœur.

Je te bénis, toi, ton frère spirituel, vos familles, vos amis et les pasteurs, prêtres et religieux qui soutiennent cette œuvre.

Jésus