Message du 13 septembre 2018





Mon fils,

Me voici de nouveau, après tout ce temps terrestre écoulé ! Mais le temps n’a plus ici aucune importance. Je viens répondre à tes interrogations au sujet de ces messages, et te rassurer par rapport au jugement d’une personne qui a affirmé ne pas y croire parce qu’elle n’y retrouvait pas vraiment le style ni l’esprit d’un de ses signataires.

Cette personne, qui pense avoir un bon discernement, a considéré ces messages à partir de son expérience personnelle, de sa propre culture, de sa propre sensibilité et de toute la sagesse qu’elle pense avoir acquise au cours de sa longue vie. Cependant, elle a jugé des choses du Ciel en fonction de sa seule sensibilité terrestre – ce qui ne saurait être suffisant pour parvenir à une conclusion éclairée. Un juste discernement doit prendre en compte d’autres éléments, que je vais à présent t’expliquer.

Le Ciel est comme un grand orchestre aux multiples instruments. Quand tu nous « écoutes », mon fils, c’est comme si tu étais à un concert. La musique que tu entends provient de l’harmonie entre tous les instruments ; c’est le même morceau qui est joué par tous, mais chacun y a sa part. Si ton oreille est experte, tu pourras y reconnaître le violon, le violoncelle, la contrebasse, le basson, le hautbois, la trompette, la flûte, les triangles, et bien d’autres instruments encore.

Au Ciel, tous les saints font partie de cet immense orchestre, dont l’harmonie parfaite est insufflée par son unique chef : le Christ. Lorsque tu perçois que c’est moi qui te parle, c’est parce que je « m’approche » davantage de toi et que c’est la musique de ma partition qui touche plus spécifiquement ton oreille et ton cœur. Bien sûr que c’est moi qui te donne ce message, puisque je te demande de le signer. Mais ce pourrait être aussi n’importe lequel de tes autres amis du Ciel puisque c’est le même morceau qui se joue. Et c’est aussi Notre Seigneur en personne puisque c’est lui qui dirige tout l’orchestre et qui a composé toutes les partitions.

Alors pourquoi signons-nous parfois individuellement ces messages ? Pourquoi perçois-tu tantôt la « présence » de Madre Teresa, de François de Sales, de Jean-Marie Vianney, etc. au lieu de tes « frères dans la Vérité » ou « dans l’Amour » ? Eh bien, parce que tu es un être humain, que tu as une sensibilité et beaucoup d’amour dans ton cœur, et que, dans cette communion des saints, qui tous nous unit, Notre Seigneur te permet de reconnaître plus particulièrement le violon ou la contrebasse ou le hautbois ou la trompette. Parce que ce sont tes amis du Ciel qui jouent, et que  tu as plaisir à les reconnaître, comme, à un concert, tu aurais plaisir à entendre jouer un de tes amis terrestres. Et c’est cette même partition que nous t’invitons à jouer à ton tour en diffusant ces messages dans le monde entier tout au long de ton pèlerinage terrestre.

Au Ciel, mon fils, tout est transfiguré, et nous – que vous appelez « les saints » – ne sommes plus exactement les mêmes que lorsque nous étions sur cette Terre. Lavés de toutes nos souillures, nous sommes à présent en totale harmonie avec notre Chef d’Orchestre. Lorsque nous nous adressons à toi, nous nous mettons à ta portée et nous parlons un langage que tu puisses entendre. Comment ce langage pourrait-il rester celui que nous utilisions sur cette Terre ? Je ne m’adresse pas à toi, mon fils, en italien et avec les mots ou le style de mon époque : tu n’y comprendrais rien ! Cela n’aurait aucun sens et détonnerait complètement dans notre orchestre céleste, où nous ne communiquons plus que dans un cœur-à-cœur et une sorte de « télépathie » permanente avec notre Chef !

Ces messages ne sont donc pas des plagiats de ce que nous avons pu dire ou écrire lorsque nous étions sur la Terre, mais l’exécution d’une nouvelle partition au sein d’un même orchestre, sous la direction de notre unique Chef, Jésus-Christ. Ils sont la voix de l’Esprit Saint, qui rappelle inlassablement à tous les hommes de la Terre l’enseignement de Notre Seigneur (cf. Jn 14, 26). Et, comme tu aimes ce même Seigneur et que tu t’efforces de garder tant bien que mal ses Commandements, cet Esprit se manifeste à toi (cf. Jn 14, 21).

Reste dans l’obéissance à l’Église, mon fils, et poursuis fidèlement ta mission dans l’humilité et la discrétion sans te poser trop de questions. Notre Seigneur n’a pas voulu lier ton charisme à des phénomènes spectaculaires qui eussent risqué d’être pour toi source d’orgueil, et de focaliser sur ta personne l’attention de ton entourage. Il a simplement préparé, depuis ton enfance, ton cœur et ton oreille à se « brancher » sur la fréquence du Ciel, et la fine pointe de ton âme à ressentir la vérité des choses. Pas tout le temps, mais seulement lorsque cela t’est donné, car un charisme authentique n’est la propriété de nul être humain. C’est la Tête du Corps qui décide et qui gère ses membres. Parmi eux, il y a les Apôtres et il y a les prophètes – dont tu fais partie, mon fils (cf. 1 Co 12, 28).

Tu comprends, à présent, combien les choses du Ciel ne peuvent être appréhendées avec les seuls yeux de la Terre. En voici un autre exemple : lorsque la Vierge Marie est apparue à Bernadette à Lourdes ou aux enfants de Pontmain ou de Fatima, elle ne s’est pas montrée sous la même apparence et ne s’est pas exprimée dans le même langage qu’à La Salette. Pourquoi l’eût-elle fait ? Elle s’est « adaptée » à ses interlocuteurs et à leur époque. Il en est de même de ces messages.

Sache, mon fils, que nous apprécions ta simplicité, ta disponibilité, mais aussi tes doutes ! En tant que ton saint Patron, je te remercie au nom de tous pour ta collaboration à cette œuvre. L’Abbé Louis et l’Abbé Gérard t’accompagnent également et t’assurent de leur plus paternelle affection.

Je te bénis.

            + Filippo Neri, prêtre