Message du 6 octobre 2018

Bien chers frères,

Chaque génération sur cette Terre s’est offusquée des changements que la génération suivante a apportés, tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel. Il en est de même aujourd’hui. C’est pourquoi un discernement est nécessaire.

Avec l’affinement de son intelligence, l’homme s’étonne lui-même des progrès qu’il parvient à accomplir grâce aux technologies nouvelles. Cependant, ceux qui n’ont pas la foi utilisent ces dernières égoïstement, faisant fi d’une charité et d’une morale qui eussent paru élémentaires il y a seulement quelques années mais qui perdent peu à peu leur sens dans une société matérialiste, hédoniste et perverse.

Souvenez-vous des errements du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament, de ses chutes et de ses retours vers le Père. Souvenez-vous des idoles qu’il adorait périodiquement. Alors advenait une catastrophe et, dans les affres de la douleur, il criait de nouveau vers le Père. Et Dieu a été clément encore et encore.

En fait, Notre Seigneur Jésus-Christ s’est fait Homme pour délivrer les hommes de ce cycle infernal, et il a institué son Église pour leur éviter ces dérives et les guider – vous guider ! – au milieu des tempêtes. Ceux qui comprennent cela et suivent ses Commandements sont ses enfants chéris. Ils sont sages et gardent leurs lampes allumées (cf. Mt 25, 1-13). Il les comblera de grâces au Dernier Jour. Les autres sont ceux qui le rejettent, rejettent le Père et rejettent l’Église. Ils sont insensés et se perdent dans les ténèbres de leur ignorance, de leur orgueil, de leur égoïsme ou de leur perversité. Ils ne pensent qu’à eux-mêmes, à leur bien-être, à leur image, à leur popularité, à leur pouvoir. Adeptes de faux dieux, certains n’hésitent pas, dans leur folie extrémiste, à mentir, à voler, à asservir et aussi à tuer ou à s’immoler eux-mêmes pour arriver à leurs fins. Ils commettent l’injustice. S’ils persistent dans leur refus du vrai Dieu, ils seront, au Dernier Jour, jetés dehors, là où il y a des pleurs et des grincements de dents (cf. Lc 13, 27-28).

Au regard du passé, cette société, chers frères, n’a rien d’exceptionnel lorsqu’elle refuse de se tourner vers Notre Seigneur et de se convertir. Nombre de ses dirigeants, au lieu de l’éduquer et de l’élever vers le Bien, vers le Beau et vers le Juste l’ont pervertie et avilie. L’intelligence des puissants y est mise en œuvre pour neutraliser le bon sens des petits. Prétendant conduire ces derniers à une plus grande autonomie, les puissants les dépouillent pourtant délibérément de leur discernement pour faire d’eux un troupeau d’esclaves bêlants qui ne soient plus en mesure de réfléchir sainement par eux-mêmes, afin de mieux les asservir.

Regardez, chers frères, tous ces adolescents rebelles dans vos villes. Nés de parents souvent déséquilibrés, voire drogués, alcooliques ou dépressifs et changeant régulièrement de partenaire, ils n’ont cessé d’être blessés au cœur dès le sein de leur mère. C’est pourquoi ils adoptent des comportements excentriques, ne supportent pas d’être contredits et se révoltent devant toute autorité, prétendant savoir ce qui est bon pour eux. Leurs blessures ont ouvert en eux la porte aux esprits possessifs et leur psychisme affaibli subit ces influences pernicieuses. Ce sont les « possédés » de votre temps : ils se droguent, salissent, polluent, détruisent, et vomissent sur toute forme d’autorité : les parents, la famille, l’école, les patrons, la police, l’État et l’Église. Ils mettent leur orgueil à arborer ces vêtements déchirés, qui envahissent peu à peu les boutiques de prêt-à-porter, et affublent leur corps de piercings, de tatouages et de maquillages outranciers. Ces jeunes, victimes de leur mal-être, n’ont jamais eu l’occasion de se structurer dans une famille équilibrée et aimante. Ils ont besoin, chers frères, de vos prières et de votre compassion plutôt que de vos critiques et de vos accusations. Ce sont aussi les « infirmes » de cette société en mal d’amour. Car il n’y a que l’amour qui puisse les sauver. Et Notre Seigneur bénit toutes les structures chrétiennes qui, charitablement, les accueillent et s’évertuent, par leur écoute et par leur bienveillance intègre, à les recadrer et à leur faire découvrir qu’ils sont aimés de Dieu (cf. Mt 25, 31-46). Sinon, que seront les enfants de tels parents ?

Toute forme de progrès, chers frères, possède ses bienfaits et ses dangers. Pour ce qui est des nouvelles technologies, autant elles peuvent être utiles dans le domaine de la science et de la communication, autant elles peuvent abîmer les personnes qui les utilisent à mauvais escient. Tout n’est qu’une question d’éducation, d’autorité, de mesure et de discernement.

Une famille doit être équilibrée sur le plan psychologique : un papa, une maman et des enfants. L’amour que se témoignent les parents et le désir sincère de fonder une famille unie est le premier facteur d’équilibre. Il est le moteur de la procréation et le gage d’un séjour intra-utérin et d’une éducation harmonieux pour l’enfant. Dès son plus jeune âge, un enfant a besoin de modèles et a besoin de repères, de paix, de sécurité et d’un cadre de vie bien défini. Toute entorse à cela peut donner lieu à des blessures plus ou moins graves. Vous comprenez, chers frères, pourquoi votre société est en train de se déséquilibrer si gravement : imaginez alors ce qu’il risque de se produire si des lois perverses se mettent à autoriser tout le contraire de ce que nous venons de vous dire.

Déjà, lorsqu’une future mère consomme de l’alcool, des substances, certains médicaments, ou fume abondamment, ou lorsque son conjoint ou son entourage est violent envers elle en paroles ou en actes et induit chez elle un état de stress, l’enfant qu’elle porte en elle en subit directement les conséquences néfastes – conséquences qui s’inscriront en lui et subsisteront, même à l’âge adulte. Lorsqu’une femme se fait avorter, l’enfant qu’elle porte en elle souffre le martyre jusqu’à être expulsé et laisse dans l’endroit qu’il occupait l’empreinte de sa souffrance et celle de sa mort – qui pourra affecter les futurs enfants que cette femme portera, même lorsqu’ils seront devenus adultes. Pareillement, un enfant ignoré, négligé, rabaissé, méprisé tout autant qu’un enfant sous le dictat d’une autorité maternelle ou paternelle écrasante, souffrira dans sa vie d’adulte d’un mal-être et d’une certaine inadaptation à la vie de couple ou à la vie sociale. Tout n’est qu’une question d’amour et de mesure.

Lorsque des enfants ont vécu de telles épreuves dès leur plus jeune âge, il leur arrive de chercher refuge dans différentes formes d’addictions : le tabac, l’alcool, la drogue, la télévision, les jeux vidéo, Internet, la pornographie, etc. Si rien n’est fait pour remédier à cette situation où les enfants ont accès sur demande à tout et à n’importe quoi, un immense travail de réparation de toutes les pathologies qui en résulteront sera nécessaire, alors qu’une simple prévention eût pu éviter tout cela. Tout n’est qu’une question d’amour et d’autorité.

Ce que nous vous disons là a déjà été prouvé. Il suffit d’écouter les bonnes personnes, celles qui disent la vérité et haïssent le mensonge. Mais, comme par hasard, elles se retrouvent la plupart du temps aussitôt muselées par les autorités ou faussement accusées et réduites au silence.

Il faut savoir, chers frères, que tout agit sur tout. Le bien appelle le bien et le mal appelle le mal. Telle est la loi immuable depuis le Péché Originel. Tout ce que nous vous disons là n’est que bon sens, et pourtant, certains de vos dirigeants vous font croire tout le contraire. En vérité, c’est de la dictature de la pensée unique qu’il s’agit : la marque de la Bête, celle de Lucifer. C’est pourquoi nous vous en supplions : ne vous laissez pas entraîner dans les délires du faux esprit qui transforme le mal en bien et le bien en mal, et utilisez toutes les ressources de l’intelligence humaine dans le domaine d’une saine médecine – particulièrement de la neurologie – et d’une saine psychologie pour prouver qu’il en est bien ainsi, et le faire savoir autour de vous.

Pour aborder un autre sujet qui vous préoccupe, nombre d’entre vous sont choqués de voir de plus en plus de musulmans s’installer dans ce pays et en faire changer les habitudes et déjà aussi les lois. Chers frères, si les femmes françaises n’avaient pas autant avorté, si les églises n’avaient pas été désertées, si la foi chrétienne ne s’était pas autant affadie, la situation eût certainement été différente. Mais les errements des hommes d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux du peuple d’Israël avec le culte des idoles. Outre les faux dieux qui conduisent à des conceptions totalement erronées d’une saine spiritualité et d’une eschatologie authentique, vos contemporains adorent aussi le pouvoir, le sexe, l’argent et les états psychédéliques.

Les musulmans, chers frères, refusent de reconnaître Notre Seigneur Jésus-Christ comme Dieu. Ils refusent de croire à la Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, cependant qu’ils croissent et se multiplient comme le Père l’a demandé. Ils n’ont pas de honte à afficher ouvertement leur croyance, à fréquenter régulièrement leurs lieux de culte ni à respecter des temps de prière et des consignes alimentaires contraignantes, alors que la plupart des hommes qui se réclament de la foi catholique ne vont plus à la messe, ne reçoivent plus les sacrements, ne prient plus – ou seulement lorsqu’ils sont en difficulté -, ne jeûnent plus, et ne font rien pour élever leur âme. Quel désastre spirituel !

Nombre de vos dirigeants favorisent l’installation des musulmans dans ce pays et leur facilitent la construction de mosquées – quand encore ils ne leur offrent pas sur un plateau des églises catholiques qui ont été fermées au culte faute de prêtres ou de fidèles. Tout cela n’est pas innocent et fait partie d’un plan destiné à affaiblir l’Église romaine et même à la réduire au silence ou à la détruire. Mais la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle (cf. Mt 16, 18), a dit Jésus, notre Maître.

Aujourd’hui, la stratégie de l’islam n’est plus directement celle de la guerre et de l’invasion comme du temps de Charles Martel, mais, les frontières étant abolies, celle de l’infiltration et de la génération.

Alors, chers frères, quel conseil vous donner pour vous permettre de réparer cette situation ?

Comme la guerre franco-prussienne faisait rage, plongeant la France dans l’obscurité du désespoir, la Mère de Notre Seigneur Jésus, Étoile de la nuit, est venue en 1871 à Pontmain prêter main forte à ses enfants et leur délivrer ce message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ».

Alors, nous vous disons : priez donc, chers frères. Unissez vos prières aux nôtres et gardez une foi solide. Respectez les Commandements et impressionnez vos frères musulmans par votre fidélité, par votre charité et par votre courage. Au lieu de les critiquer, de les éloigner ou de les rejeter, priez inlassablement pour leur conversion, et, alors que nombre de catholiques baptisés désertent leurs églises, invitez les musulmans à se rendre aux noces de l’Agneau. Allez aux croisées des chemins (cf. Mt 22, 9) et parlez-leur de Notre Seigneur. Parlez-leur de Jésus, qu’ils connaissent déjà. Dites-leur qu’ils sont aussi ses enfants et que Jésus les aime. Invitez-les à lire la Bible et plus spécialement le Nouveau Testament, afin qu’ils comprennent que le Père et Notre Seigneur Jésus-Christ ne sont qu’Un (cf. Jn 10, 30) et que, s’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi », eh bien ! Jésus, lui, vous demande d’aimer vos ennemis et de prier pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père, qui est aux cieux (cf. Mt 5, 44-45). Et dites aux musulmans qu’ils ont aussi, dans le Ciel, une Mère qui les aime et qui leur ouvre les bras pour les conduire tout droit vers son Fils.

Que Notre Seigneur et sa sainte Mère vous bénissent au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

+ Vos frères dans la Vérité