Message du 16 août 1983

Bien chers frères,

Réjouissez-vous car les Grâces que vous distribue notre Mère Céleste sont grandes ! Si Elle règne dans les Cieux, Elle règne également dans le cœur de Ses enfants et les instruit chaque jour afin qu’ils parviennent à acquérir en leur corps et en leur âme la Paix de Son Divin Fils. Écoutez-La :

           Mes enfants,

           Je suis votre Mère et Je désire toujours votre bien. Mais votre état d’esprit n’est pas assez à la prière et trop à l’exaltation, pas assez à l’humiliation et trop aux démonstrations de joie.

           Je suis la Mère de la Paix, la Fille de la Souffrance, la Reine des Pauvres en esprit. Je suis Celle qui vous comprend et qui vous conseille sans vous imposer quoi que ce soit. Je vous aime dans vos misères et vos aspirations, dans vos luttes et vos victoires, et Je viens vous dire, chers fils et chères filles : il faut persévérer.

           Modérez vos élans au cours des cérémonies religieuses afin que nul ne vous remarque. *Priez dans le silence et adressez-vous à Mon Fils. Écoutez la Bonne Parole afin qu’elle pénètre vos cœurs et ébranle les murailles qu’y a construites le matérialisme. Soyez bénis et que la Grâce de Mon Fils vous atteigne.

           L’exaltation et l’impulsivité sont des signes de déséquilibre : Mon Fils fut toujours le Modèle de la réflexion et de l’action réussie. Parlez peu et méditez davantage les Mystères de la Passion et de la Résurrection. Le Monde des hommes n’est plus guère soumis à la réflexion : il vit de l’argent et par l’argent, et même les opinions finissent par se monnayer. Soyez purs en esprit et écoutez la Voix de Celui qui vous guide. Je suis l’Épouse de l’Esprit Saint et Mes intercessions auprès de Dieu pour vous tous sont incessantes. Faites des efforts et vous trouverez la Paix.

           Votre Mère du Ciel

* cf. Mt 6, 5.

 

Afin d’approfondir ce message de Paix donné par notre Sainte Mère, méditez, amis, les Béatitudes.

Prenant la parole sur la montagne, Jésus instruisait ainsi Ses disciples :

 

Bienheureux les pauvres en esprit car le Royaume des Cieux est pour eux !
Les pauvres en esprit ne sont pas ceux que vous appelez les « simples d’esprit » qui ont en leur corps une tare physique : ils sont parfaitement bien portants, possèdent parfois une intelligence de haut niveau et des diplômes importants, mais ils n’en font pas montre et restent des hommes simples et accessibles à tous. Leurs connaissances ne les coupent jamais de Dieu mais, au contraire, les rapprochent de Lui. Les pauvres en esprit sont les humbles, ceux qui ne s’enflent pas de leur position sociale, ceux qui ne croient pas sans cesse avoir raison alors que tous leurs actes et toutes leurs pensées sont déterminés uniquement par des systèmes économiques, politiques ou philosophiques pervers. Les pauvres en esprit sont les riches de cœur, ceux dont la spontanéité l’emporte sur la réflexion lorsqu’il s’agit d’aider et d’aimer dans le sens où Jésus-Christ l’a défini.

Chers frères, soyez des pauvres en esprit car déjà sur cette terre, vous goûterez aux joies éternelles de l’Amour Céleste. Le Royaume des Cieux est au-dedans de vous et vous le manifesterez à tous par l’exercice permanent de la charité que vous portez en vous. N’écoutez pas la voix du Malin qui tente de corrompre cette spontanéité en vous persuadant que vous vous faites plaisir à vous-mêmes ! Lorsque vous agissez par amour total sans attendre de récompense en retour, lorsque votre récompense réside dans l’action elle-même et dans le résultat positif de cette action, alors vous avez compris le Ciel.

La douceur est une qualité indispensable pour transmettre l’amour que contient votre cœur. Mais douceur et fermeté ne sont pas antithétiques ; douceur et détermination ne le sont pas davantage. C’est par la douceur que l’enfant, sous vos caresses, parvient à se détendre avant un traitement douloureux ; c’est par la douceur que la douleur se fait moins forte, c’est par la douceur encore que l’enfant comprend à travers vos paroles la nécessité du traitement douloureux.

 

Bienheureux soient les doux car ils seront héritiers du Royaume !
La douceur : un baume apaisant. Douceur des parents pour l’enfant, de l’enfant pour l’animal, compassion pour le plus petit, pour le plus faible, vision, manifestation objective de l’Amour ; visage transfiguré par la douceur ; douceur de l’Esprit Saint, le Grand Consolateur, qui pénètre si discrètement dans les cœurs pour les modeler à Son image ; douceur de la Sainte Famille ; douceur de l’Enfant de la Crèche ; douceur, antidote de la douleur : douceur des Cieux, douceur du Royaume, où l’épine disparaît et où fleurit la rose.

 

Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés !
La souffrance est-elle injustice ? Elle peut l’être aux yeux des hommes mais elle ne l’est point aux yeux de Dieu. Rien ne se produit sur cette terre que Dieu n’ait permis. Le mal n’est pas une injustice : au contraire il est l’expression directe de l’erreur incrustée au plus profond de l’homme. Dieu n’a-t-Il pas permis que Son Fils Unique soit livré à la haine des hommes et torturé jusqu’à la Mort afin de les sauver et d’ouvrir la Porte du Ciel ? Souffrance Salvatrice de Jésus expirant sur la Croix et Souffrance Résignée de Marie, la Co-Rédemptrice…

 

Bienheureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on vous calomniera de toute manière à cause de Moi !
Le Christ a donné l’exemple de l’acceptation des souffrances et, en les vivant en Homme, Il a manifesté d’une manière positive Sa Divinité d’Amour : Il n’a point fait appel aux légions d’anges parce qu’Il devait sauver les hommes du Mal en leur montrant la véritable valeur du renoncement et de la confiance totale en Dieu, notre Père Bien-Aimé. Confiance qui rend la coupe douce, confiance qui atténue la souffrance puisqu’elle est exempte de haine et de révolte.

 

En souffrant, vous participez à la Passion de Jésus et à Sa Croix de Victoire ; mais votre souffrance doit être acceptée sans révolte et offerte par amour. Il ne vous est pas demandé de provoquer ou de rechercher la souffrance : la vie se charge de la faire éclater chaque jour aux quatre coins du monde. Mais lorsque vous devez souffrir à cause du Nom de Jésus, ne soyez pas des poltrons et n’hésitez pas à clamer au grand jour votre foi si l’on vous incite à la renier. Voyez la peine que Pierre a causée au Messie et voyez combien Jésus a été miséricordieux.

 

Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront Miséricorde !
Il faut apprendre à pardonner, à se délivrer de toute espèce de rancœur ou de haine, de jalousie ou de convoitise. Celui qui ne pardonne pas n’est pas humble : il veut poursuivre son ennemi de sa haine. Comme il est loin du Ciel d’Amour du Christ ! N’a-t-Il pas, Lui, pardonné à ceux-là mêmes qui L’ont traîné au Calvaire ? Et n’a-t-Il pas fait encore bien davantage en se livrant pour eux  ? Amour Vénérable, Amour Véritable de Jésus sur la Croix ! C’est pour la Vraie Justice qu’Il s’est ainsi livré. Son Message sera éternel : le Ciel et la terre passeront mais Ses Paroles ne passeront pas. La Justice de Dieu n’est pas la justice des hommes. Elle n’est influencée ni par l’argent ni par quelque procédure ; elle est simple, elle est une Justice d’Amour !

D’aucuns ont tendance à croire que la Justice Divine oublie après avoir pardonné les fautes. Mais les lois de la terre continuent de suivre leur impitoyable déroulement, et l’homme, depuis l’Autre Monde, regarde avec horreur les conséquences de ses mauvaises actions sur son entourage immédiat, son entourage lointain, sa descendance, à travers le temps et à travers l’espace. Jamais il n’aurait pu se douter qu’une simple parole ait pu avoir des répercussions aussi destructrices ; jamais il n’aurait pu penser qu’une simple action ait pu blesser, corrompre et parfois continuer de détruire bien longtemps après sa mort charnelle… Autant de faits qui incitent l’homme en Purgatoire à prendre conscience de l’importance de son comportement et à désirer aider pour racheter ses erreurs du passé. Non point pour gagner une évolution vertigineuse vers la Lumière ou pour trouver une paix méritée auprès du Père, mais pour agir enfin en responsable à la vue de tant de vérités. Il se produit alors en lui un déclic : celui du Véritable Amour qui pénètre son cœur. C’est ainsi qu’un jour, après avoir purgé sa peine et accepté la Grande Miséricorde de Dieu, il verra s’ouvrir devant lui les Portes du Ciel. Telle est la Justice de Dieu. Il n’abandonne jamais Ses fils. Au contraire, Il désire les voir se rendre à l’évidence du bien ; Il désire leur faire comprendre que le bien engendre le bien et qu’il n’est point d’autre loi.

Aux hommes de la terre, Il désire montrer, à l’exemple de Jésus, que tant qu’ils laissent le Tentateur à l’extérieur d’eux-mêmes, ils bénéficient de la Sainte Protection Divine. Celui qui découvre sur terre cette Justice d’Amour et qui l’intègre à son cœur suit l’exemple du Christ. Il s’offre ainsi en sacrifice au nom de la Vérité.

 

Bienheureux ceux qui endurent persécution à cause de la Justice, car le Royaume des Cieux est pour eux !
Qu’ils soient dans la joie et l’allégresse car ils trouveront dans les Cieux l’expression totale et éternelle de cette Justice pour laquelle ils ont offert leurs efforts, leurs souffrances et parfois leur vie.

 

Bienheureux, donc, ceux qui sont affamés et assoiffés de cette Justice car ils seront rassasiés !
L’aboutissement de la justice n’est autre que la Paix. La Paix, état premier troublé par le Péché. La Paix, état ultime dans l’Amour du Père. Cette Paix, Dieu désire que vous l’établissiez en vous-mêmes, chers frères, afin de pouvoir en rayonner autour de vous. Paix exempte de calculs financiers et de possessions matérielles ; Paix acquise par la Confession, antidote de la culpabilité qui trouble les âmes, et par l’Eucharistie. Le signe de Paix que vous vous donnez dans vos églises n’est rien comparé à ce que Dieu attend de vous : poignée de mains souvent hypocrite ou indifférente, sourire forcé à l’étranger. Ce n’est pas cela, frères, la Véritable Paix. La Paix, vous la trouvez dans le prêtre qui prêche l’Amour de Dieu en rayonnant de sainteté. Vous la trouvez dans l’étranger que vous accueillez chez vous, un soir de tempête, et dont la conversation vous émeut. Vous la trouvez dans le moine que vous rencontrez sur la route et dont les propos vous étonnent. Vous la trouvez sur le rocher d’un cap ou d’une montagne, dans la solitude d’un ciel criblé d’étoiles. Levez la tête et regardez le ciel ! Tournez vos pensées vers En-haut et vous trouverez la Paix. Lorsque vous l’aurez trouvée – mais ne soyez pas trop exigeants, et restez vigilants car jamais rien n’est acquis : le Malin est puissant ! -, transmettez-la autour de vous à travers votre comportement, en dépit des commentaires souvent désobligeants. Soyez fiers d’être chrétiens ! Car qui dit « chrétiens » dit « fils de Dieu » !

 

Bienheureux les artisans de Paix car ils seront appelés fils de Dieu !
L’état de Paix est un état de pureté de cœur où l’homme est en accord avec ses convictions profondes dans le Christ. La pureté de cœur se rapproche de la pureté d’intention. Il ne faut pas se leurrer et considérer toute intention altruiste comme bonne en soi. Fondez votre jugement et votre discernement sur les Commandements, car qui ne respecte pas les Commandements – fût-ce avec une bonne intention – ne peut pas être dans le droit chemin et se heurtera tôt ou tard aux conséquences de son erreur. Respectez, chers frères, les Commandements : ils sont le fondement de l’Alliance avec Dieu. Ils sont également le moyen de rejoindre le Royaume préparé pour ceux qui le désirent.

La pureté de cœur doit être durable. Toute mauvaise pensée et tout mauvais désir nuisent en effet à l’âme en état de Grâce, et l’homme doit exercer sa volonté à les écarter par la prière. Faites de la pureté un état de tous les instants et fermez votre âme aux assauts des tentations extérieures. La pureté du cœur va de pair avec la pureté de l’âme. Le cœur n’est-il pas le miroir de l’âme et l’âme le miroir du cœur ?

Ne pensez pas rencontrer Dieu en dehors de cette pureté. Pourtant, dans Son Infinie Miséricorde, combien d’êtres n’a-t-Il pas sauvés de la déchéance en se révélant à eux dans leur rebutante bassesse ! Pureté absente, pureté retrouvée : ces êtres ont consacré tout le reste de leur vie à servir Dieu. Le Père sait ce qui est bon pour l’homme. Il connaît les âmes fortes et les accueille dans Son Royaume. Un jour enfin, après le Chemin des Purifications, Il les élèvera jusqu’à Lui.

 

Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu !
Frères, pensez, en cette fête de l’Assomption, à Marie, la Mère Choisie. Elle le fut pour Sa Pureté : Immaculée Conception, Mère du Sauveur, Elle fut enlevée auprès de Dieu…

Ne polémiquez pas au sujet du corps de chair de Marie. Son corps, qui n’était que Pureté, fut transformé par l’Esprit Saint en un corps glorieux, dont la vision peut être révélée ou manifestée, lorsque Dieu le permet et qu’Elle le désire, à Ses messagers choisis.

Priez pour la Paix. Elle vous y incite souvent : paix dans le cœur de tous les peuples, paix dans les pays, paix entre les pays, paix sur la terre comme auprès de Dieu. Amen !

+ Vos frères dans la Paix