Message du 16 juillet 2020

Mon fils,

Combien le Diable est doué pour semer la confusion dans le psychisme des individus ! Ses sbires s’y infiltrent par de multiples failles et agissent sur leurs ressentis et sur leurs émotions, qu’ils se plaisent à exacerber pour qu’ils réagissent de manière épidermique, sans aucune retenue, et pour neutraliser en eux toute forme de réflexion constructive ou de spiritualité.

Combien il est navrant de voir nombre de jeunes d’aujourd’hui limiter leurs conversations à des lieux communs et à des propos grossiers, et multiplier les actes de violence parce qu’ils n’ont pas reçu d’éducation sérieuse ni beaucoup d’instruction. Et combien il est navrant de voir ces mêmes jeunes s’exciter, s’énerver et faire si facilement preuve de violence en paroles ou en actes, avec sauvagerie même, ne supportant, à cause de leur orgueil, de leur égoïsme et bien souvent de leur bêtise, aucune contradiction, aucune critique ni aucune contrainte. Et s’il en est ainsi dans le domaine intellectuel, tu peux imaginer, mon fils, la pauvreté de leur réflexion dans le domaine spirituel : la foi en Dieu, l’amour du prochain, le salut, la Vie Éternelle n’ont pour eux que peu de sens et peu d’attrait. Ils ne pensent qu’à jouir de leur corps et la moindre frustration les exaspère. Quelle misère et quelle tristesse !

Moi qui suis tout amour et toute miséricorde, j’aimerais tant les accueillir sous mon aile, les enseigner, les conduire à la foi et à la raison, mais ils sont tellement blessés, tellement égarés, tellement perdus. Si je te parle d’eux, mon fils, c’est en sachant qu’un jour, l’un ou l’autre de ces jeunes sera conduit à tomber sur ce message et sera touché en plein cœur.

Oui, quelle que soit la façon dont tu prendras connaissance de ce message ou dont on te le transmettra, cher jeune de ce temps, je voudrais que tu saches que Moi, Jésus, le Fils bien-aimé de ton Père du Ciel, venu sur cette Terre pour te sauver toi et tous tes frères, je veux être là pour toi, et que je t’aime ! Mais sans doute n’as-tu jamais connu le véritable amour, celui qui peut t’accueillir, t’écouter, te consoler, te guérir sans jamais rien exiger en retour. C’est pourquoi tu dois être surpris que je m’adresse à toi aussi spontanément, et que je te dise mon amour alors que tu ne me connais pas. 

Pourtant, Moi, je te connais. Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même parce que je suis ton Dieu. Je te connais depuis que tes parents t’ont conçu, ou depuis que tu as été conçu en dehors d’un acte conjugal – et je puis te dire, si tel est le cas, que tu as été malheureusement privé de certains éléments fondamentaux nécessaires au développement le plus harmonieux de ta personne – ce qui peut être, en toute vérité, l’une des causes les plus profondes de tes blessures intérieures actuelles.

Si tu te tournes vers Moi, mon enfant, si tu laisses ton cœur rejoindre le mien, je l’enflammerai d’un saint amour et tu désireras me mieux connaître. Tu découvriras ma vie au fil des pages de mon Évangile, et, à travers cette lecture, je te parlerai et je t’inviterai à quitter ta petite vie de mécréant prétentieux, impure et coupable, et à te faire baptiser si tu ne l’es pas encore. Je t’accueillerai dans ma grande famille et te ferai découvrir, à travers ta foi de néophyte, l’amour de ton Père du Ciel et le bonheur d’avoir un cœur en paix et d’aimer son prochain. Je te ferai découvrir le désir de faire le bien et de vivre honnêtement. Je te ferai découvrir la douceur de ma sainte Mère, à qui je te confierai pour qu’elle t’éduque, te protège et t’empêche de retomber dans tes frasques de païen. Je mettrai sur ta route de bons prêtres et des personnes capables de te soutenir et de t’aider à vivre en authentique chrétien. 

Tu prendras ta croix et tu me suivras – c’est-à-dire : tu t’aimeras tel que tu es, avec tes qualités et tes défauts, tes ressources et tes péchés, que tu confesseras sincèrement auprès d’un prêtre de mon Église catholique. Tu prendras conscience de tes fautes et de tes blessures, particulièrement de celles qui t’empêchent de progresser sur le plan spirituel et qui te tirent vers le bas. Tu les déposeras au pied de ma Croix et tu mettras tout en œuvre pour les guérir dans la chair auprès d’un spécialiste compétent. Car une psyché saine est beaucoup plus réceptive à ma grâce, et donc beaucoup plus forte dans le combat spirituel contre les tentations.

Aussi bas que tu tombes, aussi indigne que tu te sentes, je serai là pour toi, pour te tendre la main, pour t’aider à te relever, pour te dire qu’avec l’assurance de mon amour et l’assistance de ma grâce, tu vas pouvoir revivre ; pour t’apprendre à mieux prier et à toujours progresser vers le haut. Mais pour cela, tu devras m’accorder toute ta confiance et faire preuve d’une grande humilité en acceptant de recevoir le sacrement du Pardon chaque fois que tu auras chu gravement. Alors, tu te sentiras revigoré et prêt à repartir d’un pas plus assuré. Et d’étape en étape, par les résolutions que tu prendras de devenir de plus en plus saint, de plus en plus aimant et de servir ton prochain avec toujours plus de charité, tu te sentiras plus proche de moi – l’idéal étant que tu puisses dire comme mon Apôtre : je vis, mais non pas moi, c’est le Christ qui vit en moi (cf. Ga 2, 20).

Quant à toi qui lis ce message et qui n’appartiens pas à la catégorie des jeunes dont il est ici question, je puis te dire qu’il est aussi pour toi car, quoique tu te dises chrétien et que tu penses vivre convenablement ta foi, je te trouve bien souvent trop peu motivé pour prier ou te mettre au service de ton prochain. Trop peu motivé pour te rendre à la messe et recevoir régulièrement ton Dieu dans le sacrement de l’Eucharistie. Trop peu motivé pour demander pardon à ton Père du Ciel en confession chaque fois que nécessaire. Tu es tiède, mon enfant ! Et puisque tu es tiède et ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche (cf. Ap 3, 15). Car je suis venu apporter le feu sur la Terre (cf. Lc 12, 49), je suis venu enflammer les cœurs de mes enfants pour qu’ils brûlent d’une charité inextinguible et qu’ils soient des exemples aux yeux de tous, pour qu’ils soient enviés et jalousés à cause de leur foi. Et je suis triste de voir où va le monde : pouvoir illégitime, force brutale, violence, mensonge, malhonnêteté, ruse, fraude, trahison, hypocrisie, infidélité, blasphème, impureté, débauche, mépris envers les pauvres, les petits et les humbles, désintérêt pour les choses du Ciel, impiété, haine du bien et de la sainteté.

J’appelle mes enfants d’abord – je veux dire tous ceux qui se réclament de moi – à cesser de se croire déjà arrivés et meilleurs que tous les autres, car il s’agit là d’orgueil. C’est pourquoi à ceux qui persisteront dans cette voie sera appliquée ma Parole : les premiers seront derniers (cf. Mt 20, 16), ou encore : à qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage (cf. Lc 12, 48).

Vous qui voulez être premiers, ne vous laissez pas happer par les pièges du pouvoir, de l’orgueil, de la concupiscence et de l’argent mais faites-vous d’abord serviteurs !

Et vous qui vous nourrissez de mon Corps et de mon Sang indignement sans même avoir confessé vos péchés, avez-vous conscience que c’est votre Dieu en personne que vous recevez ? Vous qui vous nourrissez de mon Corps et de mon Sang comme s’il s’agissait d’un simple bien de consommation ou pour rester dans le moule d’une tradition familiale, que ne m’invitez-vous à transformer votre cœur pour le rendre plus doux et plus charitable, plus pur et plus accueillant ! Car c’est à vous qu’il sera beaucoup demandé au Jour du Jugement.

Alors soyez de bons chrétiens, baissez pavillon, ôtez vos masques et vivez saintement parce que ce jour-là, il n’y a rien de voilé qui ne doive être dévoilé, rien de caché qui ne doive être connu (cf. Mt 10, 26). Je suis votre Dieu qui vous aime, et vous devez me rester fidèles.

Fais connaître ce message, mon fils.

Je te bénis,

Jésus

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry