Message du 17 avril 2022





MESSAGE DE PÂQUES 2022

Frères bien aimés,

Le Christ est ressuscité, alléluia ! Bénis soient ses Apôtres et ceux qui furent les témoins de sa Résurrection, fondement même du christianisme. Mais aussi, « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29) a dit le Seigneur Jésus ; et j’ajouterai à sa suite : heureux ceux qui ont foi en lui et dont le cœur, touché par la grâce, peut encore crier au monde : « Il est vraiment ressuscité, alléluia ! alléluia ! »

La force de cette foi, frères, repose sur la vie même du Seigneur Jésus, qui est le seul vrai Dieu fait Homme et le seul Sauveur. Cependant, face aux actes de puissance et aux miracles qu’il a accomplis afin que fût manifesté le Royaume de Dieu, et aussi parce qu’il affirmait que Dieu était son propre Père, nombre de témoins lui sont devenus hostiles et ont cherché à le faire mourir (cf. Jn 5, 18). Ainsi, par la mauvaise foi, l’esprit de mensonge et la méchanceté de ces hommes, il a été conduit jusqu’au Calvaire et à la Croix. C’est cela, frères, le péché contre l’Esprit.

Malgré une vie sainte, un enseignement sans faille et les nombreux miracles qu’il a accomplis sous le regard de tous, le Seigneur Jésus a dû souffrir, faire face à de violentes oppositions, à des complots, des dissimulations, des mensonges, des moqueries, de la haine et de la violence. Il a été jugé sans discernement aucun par une foule en délire qui était manipulée par les puissants, mais le Père du Ciel a permis tout cela afin que s’accomplissent les Écritures et que son Fils pardonnât à ses bourreaux, triomphât de la mort et sauvât l’humanité du Péché. À la suite du Christ, nombre de martyrs ont subi le même sort pour avoir refusé d’abjurer leur foi. Ce furent les premiers saints de l’Église.

Aujourd’hui, la France, qui a été le berceau de si belles âmes, sombre de plus en plus profondément dans l’apostasie. Ainsi, nombreux sont les hommes qui préfèrent se laisser posséder par l’esprit du monde, s’acoquiner avec les méchants et rejeter Dieu plutôt que de rester fidèles à l’enseignement sanctificateur du Seigneur Jésus, dont la sainte Église est le dépositaire. Jusqu’aux plus hautes sphères de l’État, de nombreuses personnes occupant des postes à responsabilités se trouvent gangrenées par l’esprit du mal, celui qui sème la division, la servitude et la mort.

Combien vous êtes naïfs, frères bien aimés, de croire encore béatement, après tout ce qui est arrivé dans votre pays ces dernières années, aux ignobles mensonges de vos dirigeants, qui n’ont aucun scrupule à vous manipuler ! S’étant acquis l’aval de médias grand public par de l’argent ou des menaces, ils continuent de vous imposer leurs points de vue tout en censurant systématiquement toute information qui ne va pas dans leur sens, et en menaçant ou même licenciant sur le champ toute personne qui ose s’opposer à leurs agissements ou à leurs ordres. Poussés par l’appât du gain ou la soif de pouvoir ou de notoriété, beaucoup, pour leur plus grand malheur, les suivent dans cette voie. C’est ce qui est arrivé avec la gestion de la « crise sanitaire » : après avoir provoqué la terreur dans toute la population au moyen de ce fameux « virus » qui devait être d’une extrême gravité pour toutes les tranches d’âges – information que des bilans sérieux n’ont pu, depuis, que démentir – et après avoir muselé et traumatisé la plupart des citoyens de ce pays, euthanasiant au passage nombre de personnes âgées, après avoir lavé les cerveaux et imposé de prétendus « vaccins » dont l’efficacité et l’innocuité se sont révélées plus que douteuses, vos gouvernants continuent de vous mentir et quantité de Français, se croyant en sécurité, continuent à rallier le troupeau bêlant des soumis, « parqué pour les enfers et que la mort mène paître » (Ps 48 [Vulg. 49], 15).

Alors, moi, Paul, je vous dis : réveillez-vous, frères bien aimés ! Priez et apprenez à discerner le bien du mal et le vrai du faux, car l’heure est grave. Qu’attendez-vous, comme je vous l’ai conseillé à plusieurs reprises, pour aller naviguer sur Internet, y faire des recherches intelligentes et y découvrir la vérité d’un pays qui, manifestement, est en train de sombrer dans le totalitarisme avec ses lois passées en catimini, sa censure, ses menaces, ses messages subliminaux, ses lavages de cerveau, ses bilans falsifiés, ses fausses informations, et le diktat d’une pensée unique ?

N’écoutez pas les propos des médias grand public qui, inféodés au pouvoir en place, n’ont d’autre objectif que d’influencer votre jugement dans la perspective du second tour des élections. Contentez-vous d’examiner simplement dans le calme et d’une manière éclairée tout ce qui s’est passé dans votre pays au cours des cinq dernières années sur le plan politique, économique, social, médical, et, dans le domaine de la science, sur le plan éthique et moral, et ayez la sagesse d’anticiper ce qui risque d’arriver s’il est donné aux mêmes personnes de poursuivre leur œuvre destructrice – destruction de la liberté des enfants de Dieu dans leur vie et dans leur culte, et destruction de la foi et de la morale chrétiennes.

Car, je vous le dis, frères, les forces du Mal sont à l’œuvre dans ce pays. Elles sont aussi entrées dans l’Église, où nombre d’ecclésiastiques aveuglés par le faux esprit et acoquinés aux politiques, ne vivent plus du tout selon la volonté de Dieu et entraînent foules d’âmes à leur suite. L’esprit de discernement a déserté leur cœur et ce sont leurs émotions et leurs pulsions qui régissent leurs actes. Ne les imitez pas ! Dans leur sillage, certains journalistes qui pourtant se disent chrétiens entraînent leurs lecteurs vers un choix qui, s’il prévaut, ouvrira grand la porte à encore plus de mal, de manipulation et de perversité, encore plus de division et de violence, encore plus de mensonge, de perte d’identité, et de haine contre Dieu et ceux de ses enfants qui lui sont les plus fidèles.

Mais ce mal, frères bien aimés, le voyez-vous encore ou bien s’est-il pour vous banalisé avec l’évolution des mœurs de votre société ? Quoi qu’il en soit, le mal reste et restera toujours le mal aux yeux du Créateur, et il entraînera toujours plus de mal. Tous ceux qui en auront été les complices devront un jour en répondre au Tribunal de Dieu.

Heureusement, frères, il est des évêques – pasteurs fidèles et courageux, même s’ils se font rares – et des prêtres de l’Église catholique romaine qui osent braver les interdits et rappeler à leurs ouailles, dans une langue claire et sans ambages, l’enseignement du Seigneur Jésus en matière de justice, d’éthique et de morale, les encourageant à examiner le bilan quinquennal du président sortant et les propositions émises par les deux candidats pour les cinq prochaines années et à faire le juste choix.

Vous n’avez pas idée, frères, de l’incidence que vont avoir ces élections sur l’avenir et la liberté de votre pays et de ses habitants. C’est pourquoi je vous renvoie à mon précédent message – celui du jour de l’Annonciation -, qui, déjà, vous invitait à analyser les propositions de tous les candidats à la lumière de l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ, de la doctrine sociale de l’Église et de votre foi. Je réitère ici ma demande.

Enfin, frères bien aimés, je vous en conjure, ne vous laissez pas influencer par le « politiquement correct » prôné par la plupart des médias, ni par les chiffres des sondages, ni par les opinions de personnages publics qui outrepassent leur rôle en vous dictant ce que vous avez à faire, et allez voter en conscience pour un candidat après avoir prié le Seigneur Jésus tout en sachant que votre choix, même s’il permet d’éviter le pire, ne pourra être qu’imparfait.

Qu’en ce jour de sa Résurrection, le Seigneur Jésus-Christ vous envoie son Esprit. Que celui-ci vous éclaire, vous guide dans vos décisions et vous protège. Et moi, frères bien aimés, au nom de ce même Seigneur, je vous bénis.

+ Paul, Apôtre de Jésus-Christ

 

Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle, docteur en théologie, en droit canonique et en droit.