Message du 17 septembre 1989





Mon fils,

Ne sois pas triste lorsque tu vois tes frères douter au sujet de ces messages. S’ils acceptent que les saints puissent s’adresser à toi et refusent que Moi, ton Seigneur, Je le puisse faire, leur raisonnement manque de logique. D’ailleurs, Je te le dis, Je suis devenu le Grand Incompris de ce siècle sur la terre. Alors, transmets-leur ce message, Mon fils.

Mes enfants, soyez de bons chrétiens. Vous savez si mal M’aimer. Votre cœur reste froid lorsque vous M’invitez à venir l’habiter le dimanche et il est parfois tellement maculé d’égoïsme, de méchanceté, d’impureté. Vous n’avez plus le sens de ce qui Me plaît et de ce que J’abhorre. Vous êtes beaucoup trop sûrs de vous-mêmes, imprégnés de lectures délirantes, de théories hérétiques, de principes séduisants. Vous aimez trop ces réunions stériles où chacun s’exprime ouvertement et donne son opinion sur des vérités qui ne sauraient le moins du monde être remises en question. Vous vous lancez, pour certains avec frénésie, dans l’action sociale mais vous répugnez à parler de Moi, qui vous inspire vos bonnes œuvres. Vous dites souvent : « Le Seigneur est bon, le Seigneur est grand, le Seigneur est parmi nous, le Seigneur nous aide ! » et lorsque Je M’adresse parfois plus particulièrement à l’un ou à l’une d’entre vous, susurrant à son cœur quelque parole de sagesse, comme dans ces messages, alors vous devenez méfiants, vous restez sur vos gardes et éloignez de vous l’instrument que J’ai choisi pour contribuer à fortifier Mon Église. Sachez que c’est aux cœurs simples que J’accorde ces Grâces, aux cœurs ouverts à Mon Esprit Saint avec humilité. Si vos cœurs acceptent mal les remarques et les conseils, Mes enfants, c’est parce que vous êtes des orgueilleux. S’ils acceptent mal la vraie spiritualité, c’est parce qu’il n’est donné qu’aux petits de la comprendre et qu’ils ne sont pas des plus nombreux.

Mais vous, vous préférez le concret, le palpable, ce qui se voit et que l’on peut mesurer en termes de pouvoir ou d’argent, ce qui se discute. Celui qui abandonne, le soir, sa femme et ses enfants pour se rendre à des réunions, à des carrefours, à des séminaires qui, le plus souvent, n’aboutissent qu’à détruire sa foi d’enfant, est jugé beaucoup plus disponible, beaucoup plus ouvert, beaucoup plus généreux que celui qui invite sa petite famille à s’agenouiller devant Ma Croix et l’effigie de Ma Mère et à Nous ouvrir son cœur dans la prière. Mes enfants, Mes chers enfants, c’est pourtant ce dernier que Je préfère. Nul n’a besoin de s’affubler de grands principes et de grandes connaissances pour s’adresser à Moi, pas plus que Je n’ai eu besoin d’une parure de roi pour remonter vers le Père. II suffit que chacun M’appelle et Me donne son cœur, qu’il M’invite à guider sa vie et aime à suivre Mes Commandements.

L’on vous dit aujourd’hui : « Ouvrez-vous au monde ! Aidez vos frères en détresse ! Apportez votre secours aux pauvres ! » mais Moi, Je vous invite aussi à voler au secours de leurs pauvres âmes en détresse. Car nombreux sont aujourd’hui les organismes sociaux qui veillent sur les pauvres. Lorsque Je vous dis de partager, il n’est pas nécessaire de parcourir des kilomètres ni de faire des actions d’éclat mais d’aider les plus démunis qui sont autour de vous. Cependant, ce partage doit être également celui de la Parole et c’est cela que J’attends de vous à présent, Mes enfants. Aider les autres avec ses bras, avec son intelligence, avec son argent, beaucoup peuvent le faire ; mais aider les autres avec son cœur, avec sa foi, avec sa force spirituelle, celle que vous communique Mon Esprit Saint, leur parler de Moi et de Ma Mère, leur enseigner à M’aimer sans hypocrisie, à M’ouvrir totalement leur cœur, à vivre en êtres responsables dans ce monde rempli de tentations, à rejeter le péché et à accueillir les saintes inspirations qui élèvent leurs âmes jusqu’à Moi, tout cela est beaucoup plus difficile à mettre en pratique, et il n’y a que Mes vrais témoins qui, avec la force de leur foi, puissent le faire.

Lorsque des milliers de pèlerins se réunissent dans une même foi autour de Mon Vicaire, Je voudrais lire dans leur cœur une vraie soumission et de solides résolutions. Vous, Mes chers enfants, qui avez fait l’effort de vous rendre à Santiago, ne croyez-vous pas que vous combleriez Mon Cœur plus encore en faisant à présent l’effort de mieux aimer vos frères, vos parents, vos amis ? en faisant l’effort de vivre dans une plus grande pureté de corps et d’âme ? en faisant l’effort d’accomplir en tout Ma Volonté et non la vôtre ? en faisant l’effort de Me faire mieux connaître et de Me recevoir dans un cœur toujours prêt ?

Mes enfants chéris, Je suis las de l’hypocrisie des hommes ! Je suis las de voir les foules se laisser séduire par l’esprit du monde qui les conduit à la mort. Soyez des hommes libres grâce à l’Évangile. Soyez des hommes spirituels grâce à la prière et, pour l’amour de Moi, restez Mes tout-petits et conservez un cœur d’enfant. Conservez le sens de la faute, sachez analyser les vrais motifs de vos actes et de vos paroles. Méfiez-vous de vos pensées et surtout de celles qui vous sont inspirées par l’Enfer. Ne les laissez point avoir sur vous d’emprise, et si vous cédez à quelque rêverie malsaine, n’oubliez pas de vous en confesser. Qui, Mes enfants, pense aujourd’hui à accuser ses mauvaises pensées en Confession ? Bien peu, Je vous le dis, bien peu ! Pourtant, lorsque vous récitez votre « Confiteor », ne sont-ce point les pensées que vous accusez en premier ? Le cœur de l’homme peut être le siège des pensées les plus sublimes comme des pires horreurs. C’est pourquoi Je vous demande de M’ouvrir votre cœur totalement, un cœur simple, un cœur pur, un cœur aimant. Pour le reste, faites-Moi confiance.

N’ayez pas peur de parler de Moi et d’évangéliser vos frères. Je vous enverrai Mon Esprit et vous saurez dire les paroles qu’il faut. Ce sont des apôtres de Ma Parole que Je souhaite avoir pour fils. Lorsque vous aimez quelqu’un, vous n’avez point de cesse que de le retrouver : vous pensez à lui, vous parlez de lui et votre rencontre est si douce. Je souhaite avoir des enfants plus aimants, des enfants qui Me parlent au fond de leur cœur dans les peines comme dans les joies et pas seulement le dimanche pendant la Sainte Messe mais tous les jours. Lorsque vous venez Me chercher, Mes enfants, à la Sainte Table, Je vous accompagne spirituellement pendant toute votre semaine, Je suis avec vous, Je reste avec vous, dans votre cœur. Tournez-vous donc vers Moi, écoutez-Moi.

Je vous aime, Mes enfants, et Je voudrais que vous vous débarrassiez de toute cette hypocrisie, de tous ces préjugés stériles qui font de vous des pharisiens. Même vous, Mes chers prêtres, ne vous laissez pas séduire par les pièges d’une certaine théologie perverse et dangereuse pour vos âmes. Restez-Moi fidèles et redevenez de tout petits enfants.

Garde confiance, toi, Mon fils. Je suis avec toi, et l’humilité de ton cœur Me permet d’y glisser ces douces Volontés. Continue de M’aimer et ne te décourage pas. Je t’enverrai beaucoup de soutien pour cette œuvre.

Je te bénis ainsi que ta famille et tes amis.

Jésus