Message du 18 octobre 1986 (II)

Chers frères,

Il semble que vous ne compreniez pas encore ce que nous appelons la religion du cœur et nous aimerions vous entretenir ce soir de ce sujet.

Vous avez dans le Ciel un Père, un Frère Aîné et une Maman qui vous aiment. Vous y avez aussi des parents et amis de la terre qui vous ont quittés. Vous y avez encore des amis spirituels, les saints et les anges, qui assurent votre protection et intercèdent pour vous auprès de Dieu lorsque vous le leur demandez. Rares sont les humains qui le croient ! Soit qu’ils trouvent cela trop puéril ou trop facile, soit qu’ils le trouvent trop merveilleux pour être vrai. D’autres, qui ne jurent que par la science et le matérialisme, ne veulent pas en entendre parler… C’est ainsi que se perd la vraie foi et que s’agrandit le gouffre de l’incroyance. Ah ! frères, combien la science mal comprise a atteint les cœurs et les âmes ! Au lieu de s’extasier sur les connaissances nouvelles, les hommes ont fait d’elles des armes contre la foi. Paradoxalement, plus ils découvrent de merveilles et plus ils nient l’existence du Créateur. C’est à n’y rien comprendre ! En quoi la science pourrait-elle attenter à l’intégrité de la foi ? N’oubliez pas, amis, que le Créateur, votre Père, a mis au point un système parfaitement cohérent où vous ne trouverez rien d’irrationnel, mais seulement de l’inconnu. De fait, la raison ne saurait s’opposer à la foi. Si vous ne croyez qu’à ce que vous voyez, votre monde sera bien exigu, chers frères ! Et c’est là que le bât blesse car, paradoxalement, vous aimeriez des preuves, des signes, des prodiges, des miracles. Vous aimeriez vous-mêmes mettre le doigt dans les Plaies de Jésus. Cependant, le Seigneur n’a-t-Il pas dit à Thomas : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20, 29) ?…

Apprenez à croire sans voir. Ensuite, le Seigneur, qui est bon, vous accordera quelque faveur. Quel est donc cet orgueil qui vous incite à placer l’homme au-dessus de Dieu et à exalter son intelligence au point d’accorder entièrement crédit au fruit de ses découvertes au détriment de l’intelligence spirituelle et de la foi ? Vous aimez à vous gargariser de termes savants, à faire des suppositions sur le passé du monde que vous présentez souvent aux profanes comme des vérités, à faire des pronostics sur l’avenir alors que vous ne parvenez pas même à prévoir avec précision les phénomènes atmosphériques ou telluriques ! Vos prétendues certitudes nous font souvent sourire…

Vous qui vous appliquez à analyser l’univers, à découvrir l’infiniment petit et l’infiniment grand, vous qui disséquez le corps humain et êtes en admiration devant les prouesses du cerveau de l’homme, quand vous déciderez-vous à vous pencher sur cette force merveilleuse dont la puissance dépasse toutes les autres et qui pourrait même parvenir à les maîtriser si vous aviez en vous un soupçon de vraie foi : la force de l’amour ?

Mais l’amour dont vous vivez est de qualité bien médiocre ! Sans cesse il est terni par votre égoïsme, votre orgueil, vos passions, vos désirs de domination et de jouissance, ce qui fait qu’il n’est jamais assez pur ni assez saint pour s’exprimer dans sa dimension créatrice. Regardez certains saints : comment sont-ils parvenus à défier jusqu’aux lois de la physique humaine dans de si nombreuses occasions ? Ils ont pris exemple sur Jésus, le Maître des maîtres, en ouvrant totalement leur cœur et leur âme au Rayonnement de Son Parfait Amour. Car la physique de Dieu, chers frères, est celle de l’Amour et la bonne marche de l’univers entier naquit de ce même Amour. L’homme qui élève son âme vers le Créateur se laisse peu à peu habiter par Son Amour. Ainsi, à un degré avancé de perfection, Dieu donne à l’homme des Grâces qui peuvent paraître extraordinaires dans la mesure où elles défient les lois qu’il pense bien connaître…

Théologiens qui vous permettez d’interpréter à votre manière les épisodes de la Multiplication des pains, de Jésus apaisant la tempête ou marchant sur les eaux, vous qui ne croyez pas aux miracles, qui sont des manifestations de la Grandeur de l’Amour de Dieu, vous portez une grande responsabilité auprès de vos étudiants, et vous aurez un jour à répondre de vos interprétations erronées devant le Père ! Vous êtes des orgueilleux qui appauvrissent et détruisent la foi chrétienne en lui ôtant tout son trésor de spiritualité pour la rendre bassement utilitaire. Vous ne savez pas ce que vous faites ! Des religieux, des religieuses sont entraînés dans votre sillage et vous devez savoir que c’est vers l’Enfer que vous les conduisez !

Pourquoi rejetez-vous ce que vous ne comprenez pas et qui pourtant est décrit on ne peut plus clairement dans les Écritures Saintes ? Pourquoi soutenez-vous que Lazare n’était pas mort alors qu’il sentait déjà mauvais lorsque Jésus a ramené son corps à la vie ? Pourquoi niez-vous l’existence du Démon alors que Jésus s’est entretenu avec lui dans le désert et qu’Il l’a appelé par son nom ? Pourquoi cherchez-vous sans cesse à dépecer les Évangiles par de savantes dissections comme vous en feriez sur des cadavres alors que la Parole de Dieu est toujours vivante ? En cherchant à tout interpréter à votre manière, vous dénaturez cette Parole et détruisez les piliers de la foi. Plus rien n’a de sens dans les Évangiles si vous ramenez Jésus, le Christ de Dieu, à une dimension purement humaine et si vous Le dépouillez de cette Divinité d’Amour qui fait de Lui le Maître des lois naturelles et de l’univers entier ! En effet, c’est parce qu’Il possédait tous les pouvoirs de Dieu et qu’Il ne les a pas utilisés pour éviter la souffrance que Son Sacrifice Rédempteur a eu cette valeur inestimable ! Lui, qui avait le Ciel entier à Sa disposition, s’est tout de même offert à la méchanceté humaine afin que triomphât Son Amour ! Et c’est par la force de cet Amour qui a vaincu la Mort qu’Il appelle tous les hommes à la Vie Éternelle ! Si donc vous ne possédez pas de cet Amour en vous, si vous ne vous en nourrissez pas avec dilection dans un cœur purifié, vous mourrez !

« En vérité, en vérité, Je vous le dis, affirme Jésus, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme et ne buvez pas Son Sang, vous n’aurez pas la Vie en vous. Qui mange Ma Chair et boit Mon Sang a la Vie Éternelle et Je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6, 53-54).

La religion du cœur est l’expression permanente de cet amour enseigné par le Christ, à travers une soumission totale aux Commandements pour le bien de l’humanité et le bien de chacun, à travers la volonté acharnée de vaincre le Mal partout et à chaque instant – à l’extérieur de soi comme à l’intérieur -, et à travers le désir de rencontrer Jésus dans la Sainte Communion et de Le retrouver un jour au Ciel. Lorsqu’une personne possède un soupçon de cet Amour Véritable, elle pense à Dieu sans cesse et aux merveilles qu’Il lui a données, elle rend grâce au Créateur pour Sa création et elle Le prie pour tous les hommes – les bons comme les méchants -, elle Lui offre ses journées, ses repas, sa vie tout entière, elle regarde tous ses frères avec amour, et, avec discernement, elle sait proposer ses services à qui en a le plus besoin. Elle aime, et cela se voit sur son visage qui rayonne de la bonté et de la joie de connaître Dieu. Elle se plaît à parler longuement de Celui qu’elle a découvert et qu’elle chérit plus que tout au monde, et à Le faire connaître à qui ne Le connaît point. Elle se sent mal à l’aise au milieu des mondains et des érudits qui vivent d’une « culture » opposée à la foi dont ils font continuellement étalage. Elle fuit la corruption et le Mal pour reposer sans cesse entre les mains de son Bien-Aimé.

Notre messager sait combien de Grâces personnelles peuvent être obtenues du Seigneur avec la foi. Il sait combien une vie peut être guidée par Dieu, des problèmes résolus par les anges, des angoisses apaisées par ses frères du Ciel. Il sait combien la souffrance par amour est salvatrice et combien l’acceptation des échecs et des peines, des maladies et des misères peut se transformer en Grâces auprès de Dieu. Vivez donc d’amour, frères aimés, et que le Père du Ciel vous protège et vous éloigne de l’erreur !

+ Vos frères dans la Vérité