Message du 18 septembre 2019

Mon fils,

Ceux qui disent que si Dieu existait, il y aurait moins de malheurs en ce monde ne comprennent pas que le Père a créé l’homme libre et que c’est à cause de son propre Péché que les catastrophes se produisent.

Au lieu de mettre tout en œuvre pour vivre dans la paix et dans l’amour, les hommes, en effet, s’entre-déchirent, les familles se divisent, les enfants se rebellent contre leurs parents, les valeurs morales s’effondrent, et l’égoïsme et la cupidité règnent en maîtres. Le monde est dans la confusion.

Succombant à l’appel de multiples tentations, les pratiquants s’éloignent de l’Église. Les séminaires, devenus inadaptés à leur mission, se vident ou ferment leurs portes faute de candidats. L’enseignement du Christ Jésus est déformé, sa Parole de feu mise sous le boisseau. Les chrétiens ne sont plus élevés.

Dieu s’est fait Homme pour qu’en voyant le Fils, les hommes découvrent aussi le Père, qui est dans les cieux, mais la notion même de « père » est aujourd’hui remise en question, tout comme celle d’homme, de femme, de chef et de roi. Le monde est dans la confusion.

Jésus-Christ est venu pour aider les hommes à transformer leurs cœurs de pierre en cœurs de chair, mais, pris dans les rets du matérialisme et aveuglés par le faux esprit, ceux-ci se détournent de l’Église et n’en font qu’à leur tête.

Jésus-Christ est venu pour nourrir l’humanité du Pain qui donne la Vie, mais ils sont légion ceux qui refusent cette nourriture. N’ayant que faire de la sainteté et de l’Éternité, ils préfèrent se vautrer dans les jouissances immédiates de la vie matérielle, mais leurs âmes asséchées crieront un jour famine.

Jésus-Christ est venu pour supplier chacun de se tourner vers lui et de le suivre. Des fragments de sa vie et de son enseignement ont été consignés par écrit mais ils ne sont pas lus ni médités comme ils le devraient.

Le Fils de Dieu est ensuite remonté vers le Père pour faire descendre sur les hommes l’Esprit Paraclet, mais aujourd’hui, fasciné par les idoles de ce temps, l’esprit humain n’a plus ni le goût ni le désir de l’accueillir comme il se doit.

Le Fils de Dieu a même envoyé, en divers lieux de la terre, sa propre Mère pour ramener les hommes à la foi et à la raison, mais le taux de fréquentation des sanctuaires marials peu à peu s’amenuise.

L’heure est grave, mon fils : des loups déguisés en agneaux et asservis au péché ont fait alliance avec le Prince de ce monde pour pénétrer à l’intérieur des nations dans le but de créer une nouvelle classe politique désireuse de détruire le véritable amour, la famille et ses valeurs par l’établissement d’une nouvelle société où l’homme se ferait l’égal de Dieu. La France, ton cher pays, n’est malheureusement pas épargnée.

Dieu le Père a créé la nature pour qu’elle fonctionne admirablement, en dépit du fait qu’elle ait été victime des retombées du Péché Originel. Mais ce que Dieu a créé, que l’homme n’en modifie pas la forme, qu’il ne le dénature pas, sinon il devra payer très cher le prix de sa trahison !

Je sais combien nombre de chrétiens se perdent en abandonnant la vie de la grâce pour vivre une vie de péché, qui les entraînent de plus en plus bas et les éloignent de plus en plus de la Vérité. Et je sais combien nombre de chrétiens ont perdu, malgré l’enseignement de l’Église, le sens du bien et du mal, et se permettent d’aller recevoir la sainte communion sans mettre aucun frein à leur conduite mauvaise ou immorale : « Il faut être de son temps ! » clament-ils cependant que chacune de leurs communions sacrilèges les condamne à leur propre mort (cf. 1 Co 11, 27-29).

Par ce message, sois, mon fils, le porte-voix du Christ Jésus auprès de tous les hommes. Que ceux qui se réclament de lui l’aiment davantage, vivent en communion avec son Église et nourrissent leur vie spirituelle par la prière, l’oraison et la lecture des Saintes Écritures. Qu’ils examinent leur vie à la lumière des Commandements, prennent conscience de leurs fautes, et en demandent sincèrement pardon à Dieu dans une confession auprès d’un prêtre. Qu’ils visent à conserver l’état de grâce et laissent l’Esprit Saint inspirer leur cœur. Enfin, qu’ils prient la sainte Mère de Dieu, la Bienheureuse Vierge Marie, à qui le Seigneur Jésus Christ les confie tout particulièrement.

Que la paix de Notre Seigneur Jésus-Christ soit sur toi, ton frère spirituel et tous ceux qui soutiennent cette œuvre.

+ Paul, apôtre de Jésus-Christ

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry