Message du 10 octobre 2019

Mon fils,

Lorsqu’un de mes enfants m’invite à habiter son cœur, je viens l’enseigner et le transformer à ma façon pour lui faire ressentir les choses en esprit et en vérité.

Si c’est quelqu’un qui a reçu une éducation faite de mondanités et de principes, je lui donne de connaître ce qu’est la vraie charité et la liberté des enfants de Dieu. Si c’est quelqu’un qui provient d’un milieu athée et matérialiste, je me révèle à lui et les écailles de son éducation tombent de ses yeux. Si c’est quelqu’un qui a été élevé par des parents qui s’adonnent à des pratiques superstitieuses ou ésotériques, je l’amène à se détacher de tout cela et à suivre la voie de la Vérité.

Cependant, si celui qui s’est converti se sent poussé à prendre une certaine distance à l’égard de ses propres parents restés dans l’ignorance ou la superstition, il ne doit pas pour autant les abandonner, car il est dit : « Honore ton père et ta mère, comme te l’a ordonné le Seigneur ton Dieu, afin d’avoir longue vie et bonheur sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu » (cf. Dt 5, 16).

Les parents qui se sentent abandonnés de leur enfant devenu adulte éprouvent, en effet, une douleur parfois aussi vive que si leur enfant était mort. En proie à la stupéfaction et à la culpabilité, ils se demandent quelles erreurs ils ont bien pu commettre pour que leur enfant en arrive là. Mais, la plupart du temps, ils ne trouvent pas de réponse. Et lorsque leur enfant, ne voulant plus leur adresser la parole, coupe carrément tout lien avec eux et change d’adresse et de numéro de téléphone, ils ne peuvent pas même l’interroger à ce sujet. Cette situation se produit principalement dans les cas d’endoctrinement par des sectes. C’est pourquoi, mon fils, je demande à tous ceux qui se sont convertis à la foi de mon Église de conserver de bonnes relations avec leurs parents, même si l’éloignement géographique fait que ces relations ne sont pas aussi fréquentes.

Lorsque des enfants se sont convertis à la foi de mon Église et que leurs parents ne veulent pas en entendre parler, préférant continuer de suivre leur propre voie, cela peut engendrer de graves problèmes car, alors, les enfants ne comprennent plus leurs parents et les parents ne comprennent plus leurs enfants. Même lorsqu’il s’agit de mon Église, ceux-là n’hésitent pas à parler d’endoctrinement et à proférer de sévères critiques sur mes prêtres et sur l’institution, qui leur a « pris » leur fils ou leur fille. En proie à l’orgueil spirituel, ils préfèrent soit cracher sur mon Église, qui, disent-ils, est le refuge des faibles, ou bien, avec beaucoup de condescendance, rejeter leur Créateur et Père, le Dieu Tout-puissant – qui s’est fait Homme en ma personne pour sauver l’humanité captive du Péché – et rejeter aussi l’Esprit Paraclet pour nous préférer une sorte de sagesse universelle abstraite ou d’amour absolu, au sein desquels tout est permis pourvu que chacun y trouve son compte.

Mon fils, cette prétendue sagesse n’a rien de commun avec celle qui fleurit dans les Écritures, et, en vérité, je le dis : ceux qui auront renié leur Père pendant cette vie risquent de se voir reniés à leur tour dans l’autre et de se voir refuser l’accès à la Table des Noces de l’Agneau.

Les mêmes problèmes se posent lorsque des parents se convertissent à la foi de mon Église et que leurs enfants ne les suivent pas. Là encore, une grande culpabilité peut se faire jour car les parents se sentent responsables de la vie de péché de leurs enfants, qui n’est autre que le fruit de l’éducation laxiste qu’ils leur avaient donnée.

Mon fils, dis à tous ceux et toutes celles qui se trouvent dans ces situations douloureuses de prier inlassablement sans se décourager. Priez le Père du Ciel, priez le Fils, et priez l’Esprit Saint d’éclairer ceux qui en ont besoin. Priez ma Sainte Mère, dispensatrice de toutes les grâces. Et priez vos anges gardiens, que vous soyez enfants ou parents. Invitez-les à discuter entre eux pour abolir les conflits et les incompréhensions, et, si Dieu le veut, vous serez exaucés.

Je te bénis, mon fils, ainsi que ton frère spirituel, ton évêque, ton directeur spirituel, vos familles, vos amis, et les pasteurs et prêtres qui soutiennent cette œuvre.

Jésus

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry