Message du 19 juin 1993

Mes enfants,

Ma Paix soit avec vous. Je vous ai dit le danger que représentait pour les hommes l’attrait de certaines manifestations extraordinaires et vous ai incités à un sage discernement et à l’obéissance à mon Église en toute circonstance.

Il convient que vous ne vous laissiez pas non plus abuser par certaines prétendues prophéties qui circulent en ces temps sur l’avenir du monde et annoncent l’imminence de jours de ténèbres, car la date de ces événements, le jour et l’heure, personne ne les connaît (cf. Mt 24, 36).

Mes chers enfants, nul d’entre vous ne doit s’arrêter à de telles élucubrations, qui risquent de porter directement atteinte à votre pratique des vertus théologales. Semant en vous le trouble et l’inquiétude, elles risquent de travestir votre belle foi et de la rendre sectaire et superstitieuse, de ternir votre espérance en sapant la confiance que vous m’accordez, et, enfin, de vous détourner de l’essentiel – la prière, les sacrements, la charité – pour vous attacher à des fables.

Je vous ai prévenus : « Des faux prophètes surgiront en nombre et abuseront bien des gens… Si l’on vous dit : “Tenez, voici le Christ”, ou “Le voilà”, n’en croyez rien. Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront des signes et des prodiges considérables, capables d’abuser, si possible, même les élus » (Mt 24, 11 ; 23-24).

Mes enfants, vous reconnaissez, la plupart du temps, les prophètes de la corruption des corps et des esprits, mais vous ne savez point encore reconnaître les prophètes de la corruption des âmes. Restez donc extrêmement vigilants. Avides de merveilleux et curieux de surnaturel, vous avez tendance à considérer les signes et les prodiges comme des marques de manifestations surnaturelles authentiques, mais moi, je vous le dis, il n’en est rien ! Le Démon est le Singe de Dieu, et parmi les faux prophètes de ce temps, vous trouverez des âmes pieuses mais inconsciemment gonflées d’orgueil – car elles ne reçoivent de conseils que de ceux dont elles savent qu’ils sont de leur avis – qui, sous l’emprise subtile du Prince de ce monde, veulent imposer à mon Église et aux hommes une foi sectaire et dangereuse, empreinte de sentimentalisme et de multiples superstitions. De grâce, mes enfants, ne vous laissez pas séduire par leurs dévotions exagérées et ostentatoires ni par les prétendus miracles qu’elles opèrent. Leur manque de discrétion, leurs paroles superstitieuses et leur manque de soumission à mon Église – qu’elles savent bien cacher sous une apparente fidélité – doivent suffire à vous convaincre qu’elles n’agissent pas sous l’action de l’Esprit Saint.

Mes enfants, gardez en votre Seigneur une confiance totale, et vivez de la vie de la grâce. Aimez-le et faites en tout sa volonté. Abandonnez-vous à lui, et ne cherchez pas à l’extérieur les trésors qu’il a lui-même amassés au fond de votre propre cœur. Priez, fréquentez les sacrements, et aimez votre prochain. C’est ainsi et seulement ainsi que vous serez comblés. Ne soyez pas curieux de miracles et avides de prodiges, d’enseignements ésotériques, de pouvoirs personnels, car le Démon, qui connaît vos faiblesses, saurait vous séduire et capturer votre âme par ce biais. Heureux celui qui croit sans avoir vu (cf. Jn 20, 29), car les sens sont trompeurs, mais le cœur, lui, lorsque je l’habite, ne trompe pas.

Croyez-vous, mes enfants, qu’il me soit agréable de voir mes propres brebis se quereller au sujet de voyants, d’apparitions, de prophéties, de miracles, et parfois se fâcher alors qu’elles sont d’accord sur l’essentiel ? Comprenez-vous pourquoi l’Église, dans sa grande sagesse, n’a pas fait des révélations dites « privées » un article de foi ? Alors, je vous en supplie, mes chers enfants, que vos sensibilités parfois si différentes ne vous divisent pas lorsque l’essentiel n’est pas remis en cause.

Attachez-vous à mener une vie saine et équilibrée, toute tournée vers votre devoir d’état et vers vos frères. Soyez bons et généreux, mais surtout doux et patients envers tous, comme je le suis envers vous malgré vos fautes. Moi qui suis Dieu, je n’exige pas que vous soyez saints tout de suite, mais j’attends patiemment que vous ouvriez votre cœur à l’Esprit Saint et que vous le deveniez. Toujours, entre vous, recherchez l’unité sur les choses essentielles tout en sachant faire des concessions sur les choses secondaires, car chacun possède une sensibilité différente. Enfin, pardonnez-vous vos faiblesses et vos offenses sans réticence.

Ma sainte Mère vous aime et vous protège. Invoquez-la souvent. Elle a tous pouvoirs pour rassembler les âmes volontaires sous son manteau de douceur et de vertus, et les faire entrer dans son Cœur Immaculé pour les conduire à moi.

 Je vous bénis.

             Jésus