Message du 1er octobre 1983 (II)

Chers frères,

Comme des élèves obéissent à leur maître et se soumettent à la discipline qui leur est demandée, soumettez votre âme à la Volonté de Dieu et attachez-vous à respecter Ses Commandements. Ainsi, vous vous enrichirez vous-mêmes comme les élèves s’enrichissent des connaissances qui leur sont données, et vous agirez pour votre bien. L’élève ne prend pas la place du maître parce qu’il a toujours à apprendre de lui, et même si un jour lui aussi devient maître, il retourne chez son ancien maître afin de lui demander conseil car il sait qu’il possède une plus grande sagesse. Aujourd’hui, les élèves veulent tous prendre la place du maître. Ils veulent tous s’exprimer sans posséder les connaissances pour pouvoir le faire convenablement. Telle est l’œuvre du Démon. Ils ne veulent plus écouter. Ils veulent tenter des expériences sans en connaître les principes. Ils utilisent des produits dont le mélange est détonant. Qu’ils prennent garde !

Vous devriez savoir que vous œuvrez pour votre propre bien en suivant la Parole de Dieu, et si vous le faites, ne pensez pas que vous fassiez des prouesses ! Comme l’élève, vous pourvoyez simplement à votre propre subsistance : il absorbe le bagage intellectuel nécessaire à sa vie d’adulte dans la matière, vous absorbez le bagage spirituel nécessaire à votre vie de fils de Dieu. Le maître saura-t-il gré à l’élève d’avoir bien étudié ses leçons ?

Frères, puissent ces quelques lignes d’introduction éclairer pour vous le sens de la parabole du Serviteur qui n’a fait que son devoir (Lc 17, 7-10).

Le Maître « saura-t-il gré à son serviteur d’avoir fait ce qui lui était prescrit ? »

En ce temps-là, Jésus utilisait les comparaisons les plus évidentes pour son entourage, et les personnages du maître et du serviteur venaient spontanément à l’esprit sans que quiconque en fût étonné. Aujourd’hui, où les principes hiérarchiques ont tendance à être bannis, l’image dérange. C’est pourquoi nous en avons choisi une autre qui convient mieux à votre monde moderne. Poursuivons donc notre propos.

Le maître d’école considère qu’il est normal que l’élève étudie ses leçons. Il le fait pour son bien. Est-ce à dire que c’est un devoir ? Dans la mesure où l’élève désire réussir, c’est un devoir qu’il doit s’imposer lui-même. Mais sa volonté est faible et sa paresse aisée… Alors, le maître joue un jeu : il se fâche, il impose, il punit, mais cela, toujours pour le bien de l’élève. Et lorsqu’il le voit réussir, il en est profondément heureux, tout comme le Père et le Fils sont heureux de vous voir écouter la Parole et vous efforcer de la vivre chaque jour.

Ne blâmez pas l’Église de Dieu d’avoir usé de Son autorité pour éloigner Ses fidèles de l’Enfer. Ne La blâmez pas d’avoir gardé si longtemps les clés de l’éducation et les rênes de la société, car cette situation a préservé de l’Enfer nombre d’âmes innocentes ! Et il eût mieux valu de nouvelles rênes que la divulgation de certaines connaissances en toute liberté.

Cependant, Dieu a créé l’homme libre, libre de son choix et malheureusement libre de se perdre !

Si l’écolier fait ses devoirs, il ne fait que son devoir. S’il veut se distinguer de la masse des écoliers et poursuivre ses études, il devra travailler davantage pour parvenir au résultat souhaité. Imitez donc ces écoliers volontaires, chers frères, et ne soyez pas des serviteurs inutiles. Ne dites jamais : « Moi, je n’ai rien à me reprocher : j’ai fait mon devoir ! », cela prouverait que votre cœur est rempli d’orgueil et que vous n’avez rien compris à cette parabole !

Amour et devoir, devoir imposé et devoir consenti, volonté personnelle et soumission : voilà des notions que nous offrons à votre méditation.

Dieu est Amour et Il a envoyé Son Fils Unique pour donner l’Exemple. II fut le Maître des maîtres, le Serviteur des serviteurs. Il a donné jusqu’à Sa Vie pour vous sauver de l’Enfer et de l’ignorance. Il vous a laissé une façon de vivre, un moyen de L’atteindre et de Le rejoindre – comme votre meilleur ami vous laisserait une adresse à son départ et un itinéraire commenté pour vous rendre chez lui… Imposez-vous, par amour pour Lui, le respect de Ses Commandements car Lui, Il ne vous impose rien ! Ne laissez pas Satan s’immiscer dans votre vie et vous faire égarer le plan que vous a confié votre Ami. Faites agir votre volonté, et Jésus, qui aura pitié de vous, vous tendra la main en vous envoyant Sa Grâce. Votre Ami vous enverra un véhicule et vos efforts se feront moindres. Alors, vous aurez enfin compris combien grand est l’Amour !

+ Vos frères dans la Foi