Message du 7 octobre 1983 (I)

Bien chers frères,

Ce message sera bref mais plein d’espérance. L’Évangile de ce soir (Lc 17, 11-19) est une incitation à la foi. Combien cela peut être difficile à comprendre lorsqu’on est sur la terre, mais comme cette Vérité sortie de la bouche de Notre Seigneur se concrétise dans le Monde Spirituel ! En effet, croire, c’est avoir une entière confiance ; c’est chasser de son esprit les idées reçues du monde des hommes, toutes ces idées qui consistent à dire : « Cela n’est possible que dans telle ou telle condition », « Cela est impossible », « Cela n’est pas rationnel », « Cela n’arrivera pas ». Vous oubliez, très chers amis, les « impondérables » de Dieu… Malgré ce que vous connaissez des lois de la nature, malgré vos règles et vos principes, Dieu notre Père reste le Maître, et extérieurement à ces lois que vous connaissez et à travers lesquelles vous percevez le monde, Dieu peut intervenir à chaque instant et envoyer Son Amour et Sa Grâce : Grâce Sanctifiante qui vous purifie, l’espace d’un instant, Grâce Apaisante qui chasse de votre esprit les soucis, les problèmes, et de votre corps la maladie pour vous ramener à un état premier et sain : mens sana in corpore sano.

Comme dans l’Évangile, vous devez solliciter cette Grâce de Dieu :

« Demandez et vous recevrez, (…) frappez et l’on vous ouvrira » (Mt 7, 7), et nous vous affirmons : heureux ceux qui ont faim et soif de cette Grâce ! Si le monde matériel ne peut les satisfaire pour de multiples raisons, le Monde Spirituel, lui, les comblera… N’hésitez pas à demander le secours de Dieu. L’homme devient aujourd’hui si sûr de lui, si orgueilleux : c’est vrai, il parviendra à élucider les grands mystères de la nature et de l’espace, le fonctionnement de son cerveau et ses dons cachés afin de les exploiter, d’en retirer davantage de bien-être et de plaisirs matériels… Des états d’euphorie provoqués par des machines* seront expérimentés comme aujourd’hui les jeunes expérimentent la drogue. La volonté de l’homme tendra à disparaître au profit des jouissances immédiates. Amis, Dieu sera absent de tout cela !

C’est aux êtres simples qu’Il se manifeste et envoie Ses merveilles. Sollicitez Sa Grâce et lorsque vous aurez goûté à ces moments de paix de l’âme, vous n’aurez qu’une hâte : rester auprès de Dieu par la pensée afin de conserver le don exceptionnel qu’Il aura déposé en votre âme. Vous devrez alors éloigner de vous les tentations et les esprits rôdeurs. Car cette Grâce est comparable à la cicatrisation d’une plaie suppurante – celle de votre corps rongé par le péché du monde. Le Seigneur apaise votre douleur, votre plaie cicatrise mais tout n’est pas terminé. Chaque faiblesse, chaque transgression de la loi érafle de nouveau la partie blessée qui finit par suppurer encore. Ouvrez donc votre âme à l’action cicatrisante du Seigneur. Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, guérissez les âmes de Vos pauvres pécheurs !

Cet épisode de l’Évangile vous convie également à remercier le Seigneur de Sa Bonté, et à ne pas vous éloigner de Lui lorsque la guérison est survenue, car cette guérison ne serait que provisoire. En effet, l’épreuve vous attend de nouveau : Satan guette et tente à chaque instant de saisir la faille par laquelle il saura s’infiltrer dans votre âme. Très rusé, il mettra sur votre chemin des sollicitations, des impératifs qu’il vous semblera impossible de refuser parce que votre moi sera en jeu aux yeux du monde ; et il parviendra à prendre de nouveau sa place dans cette demeure dont vous auriez dû faire une forteresse imprenable. Sachez donc l’en chasser et sachez l’en éloigner en vous éloignant vous-mêmes de tout ce qui pourrait sentir le soufre… Apprenez à remercier le Seigneur en louant Sa Bonté, en Lui témoignant votre joie d’être auprès de Lui par l’esprit, et également à travers vos actes de dévouement, de charité, de sainteté. Soyez exigeants comme Jésus l’a été. Ne faites jamais de concessions pour vous-mêmes si vous devez en faire aux autres. Montrez-vous fermes dans la défense de votre âme guérie car c’est votre Éternité que vous protégez. Si votre âme est impure à votre mort, les barrières des différentes demeures de la Maison du Père seront dures à franchir. Si au contraire votre âme est prête à accueillir le Seigneur, Il vous enverra Ses messagers et vous serez accueillis dans le Monde pour lequel vous avez combattu : un Monde de Paix et d’Amour où les êtres se comprennent et œuvrent pour le bonheur de tous, un Monde de Retrouvailles où triomphe la joie, un Monde qui apporte à votre monde en difficulté les conseils précieux de l’Esprit Saint à travers Ses messagers, véritables émissaires de Dieu.

Remerciez le Père pour Sa Justice car vos aspirations seront comblées. Si vous ne pensez pas à remercier, c’est donc que vous croyez que les Grâces vous sont un dû. Cela est une erreur, frères ! Les Grâces ne sont pas un dû, elles sont un don gratuit du Sauveur et, comme les talents, il vous appartient de les faire fructifier. Si vous cultivez la santé pour seulement soumettre votre corps aux jouissances terrestres, votre âme s’étiolera et vous en souffrirez. Mais si vous cultivez la santé pour apporter aussi une aide concrète matérielle ou spirituelle à vos frères, alors, votre âme sera enrichie par l’amour et la reconnaissance des autres. La vie est un choix : sachez en tirer profit d’une façon correcte.

Utilisez toutes les qualités dont les hommes se servent pour se mettre en valeur, à l’enrichissement de votre âme. Cultivez la force et la santé dans un but altruiste ; cultivez la propreté et la beauté afin que rayonne la netteté de votre âme ; gagnez honnêtement de l’argent afin d’en distribuer abondamment. Séduisez vos frères par ce rayonnement afin qu’ils aient envie, eux aussi, de connaître ce Dieu qui ainsi vous transforme. Soyez maîtres de vous-mêmes : les gens sont toujours fascinés par cette vertu à laquelle ils ne peuvent que rarement atteindre, soumis comme ils le sont aux contingences matérielles. Et s’ils se moquent de vous, ce sera par dérision, incompréhension ou bêtise ! Priez pour eux afin que le Seigneur les éclaire aussi un jour.

+ Vos frères dans la Vérité

 

* Neuf ans plus tard, Le Figaro Magazine du samedi 29 février 1992 décrivait de telles machines dans un article de Patrice Lanoy intitulé « Machines à délirer : les nouveaux gourous du ‘new age’ recrutent à grands coups de gadgets électroniques… ».