Message du 2 février 1985

Bien chers frères,

Vous n’êtes pas assez confiants, et, sans cesse, nous lisons dans votre âme des mouvements d’angoisse et de révolte, de crainte pour l’avenir. Vous n’êtes pas suffisamment tournés vers l’intérieur de vous-mêmes d’où peut jaillir la communication avec les Puissances d’En-haut, dont la tâche est de vous éduquer dans la spiritualité et de vous guider vers le bien.

Laissez le Ciel se charger des événements et ne cherchez pas sans cesse à vous immiscer dans les Plans du Seigneur. Sachez mener votre barque en suivant Son étoile à travers les ténèbres du matérialisme. Le continent vers lequel Il vous conduit est un pays de Lumière où rien n’est plus dissimulé par l’obscurité, où la Vérité a vaincu le mensonge et où le bien a triomphé du mal.

Amis, si vous refusez le mal qui tente de pénétrer en vous pour nuire à votre santé physique et morale, si vous luttez farouchement contre l’Ennemi et contre la chair, réjouissez-vous ! Souvent, le Démon tente de vous faire croire que vos mauvais sentiments et vos mauvaises pensées proviennent uniquement de votre personnalité ou de votre hérédité et que rien ne pourra jamais vous en laver et vous transformer. De là, il tente aussi de vous persuader que la Confession est inutile puisque, de toute façon, le mal est ancré en vous. Nous connaissons les subtilités de l’Esprit du Mal, chers frères, et nous vous sommons de ne point l’écouter !

Vous êtes comme un métal terni par le temps et piqué de rouille. Par une sérieuse réforme intérieure, des confessions et Communions fréquentes, nettoyez votre âme et dépouillez-la de toutes ses tendances mauvaises, de toutes ses imperfections, de tous ses désirs mauvais. Décapez la rouille et vous vous rendrez compte que telle est la seule façon valable de conquérir la liberté.

La véritable liberté n’est pas celle du corps qui se meut dans la direction qu’il désire et reste soumis à ses penchants matérialistes : c’est celle de l’âme, fille de Dieu, qui est prisonnière du corps animal comme un oiseau de sa cage. Mais si l’oiseau est apprivoisé, vous pourrez sans danger ouvrir la cage et le laisser prendre son vol. Il habitera toujours la cage, sa demeure, où il retournera fidèlement, enrichi de ses pérégrinations célestes. Apprivoisez votre âme, amis de la terre, afin que soit rendu libre son essor et qu’elle puisse revenir habiter votre corps pour lui raconter les merveilles du Monde Spirituel et l’instruire de ce que Dieu attend de lui.

Recherchez plus que tout l’état de perfection et, pour cela, revenez aux examens de conscience recommandés par l’Église. Faites de vos journées des moments remplis d’amour, d’amitié, de générosité et de paix. Ayez pour votre Dieu des pensées fréquentes et ne dites rien, ne faites rien qui puisse Lui déplaire car c’est cette liberté-là qu’Il est venu vous enseigner. Le mal n’est pas inhérent à l’être qui a su se purifier et le chasser. Il suffit seulement de ne point lui ouvrir de nouveau la porte.

Cessez de vous trouver sans cesse de faux prétextes pour mal agir. Ne vous trouvez pas de fausses raisons pour regarder des choses malsaines à la télévision et au cinéma*, ou pour assister à de mauvais spectacles, car aujourd’hui, le Mal règne en maître dans ces milieux. Soyez fermes envers vous-mêmes, nous ne saurons vous le redire assez !…

Écoutez de la musique qui soit douce et apaisante, choisissez vos relations et détournez-vous du mal : ne lisez pas non plus les magazines où des publicités mensongères impressionnent votre esprit et où des articles écrits sous l’influence du Prince des Ténèbres vous instruisent sur la « normalité » de la vie humaine : ils ne sont que tissus de mensonges, de bêtises. En effet, ils vous enseignent comment « libérer votre corps ». Mais le libérer de quoi ?, chers frères trop crédules. De la Tutelle Divine, de l’influence des anges et des Puissances d’En-haut et de la voix intérieure de votre conscience, qui vous protège, afin de la détruire par le doute et de la remplacer par la voix enjôleuse du monde !

Frères, l’heure est vraiment grave, car les hommes ne savent plus reconnaître la véritable liberté. Ils suivent aveuglément la mode, rejettent la moralité, rejettent la pureté et se plaisent à blasphémer en attaquant les Divines Vérités enseignées par l’Église. Nous vous en supplions, éloignez-vous du monde et écoutez la Voix du Seigneur ! Elle est si proche de vous ! Le Royaume est au-dedans de vous dès cette terre : il est dans votre âme, lien sacré avec le Créateur et le Monde Invisible. Si vous redonnez à votre âme sa liberté, elle vous donnera accès à l’Intimité Divine. Elle vous rendra invulnérables contre les puissances du Mal et les humains dépravés. Ainsi, vous souffrirez devant le péché et parviendrez, avec Marie votre Mère, à comprendre et à vivre le grand Mystère de la Co-Rédemption.

Comment la souffrance peut-elle avoir, dans la vie humaine, un rôle essentiel ?

La souffrance quotidienne, infligée par les événements, n’est pas une souffrance altruiste : elle vous blesse dans votre propre sensibilité, dans votre propre corps, elle atteint votre orgueil, votre amour-propre, vos sens. Sachez l’offrir au Seigneur puisque vous ne pouvez que l’accepter. Si vous tentez de la refuser, croyez-en vos aînés du Ciel, vous souffrirez davantage et la révolte qui animera votre corps n’aura rien de spirituel… Mais la souffrance que vous ressentez directement comme une lance empoisonnée lorsque vous voyez autour de vous le mal et le péché, cette douleur mêlée de pitié et d’amour, ce désir de réformer, d’apaiser, de purifier, telle est la véritable souffrance chrétienne ! Les Plaies de Notre Seigneur sont la représentation physique, le signe marqué dans la chair de cette immense souffrance intérieure de l’Amour Tout Entier livré au monde de l’ingratitude, de la bêtise, de la bestialité et de l’impureté. Tout cela afin que par Son Exemple et Son Sacrifice, les hommes en viennent à comprendre la grandeur de cet Amour et à se réformer pour être sauvés du Mal et délivrer leurs frères du règne du péché.

Frères, n’attendez point pour vous consacrer totalement à Jésus et à Marie et franchir les premières étapes de la réforme intérieure qui vous conduira à la maîtrise de vous-mêmes et à la vraie liberté.

Gardez courage, gardez confiance. Vivez avec le Ciel. Il saura vous prouver combien il vous aime. En communion avec vos aimés, nous vous invitons à vous améliorer et à vous purifier sans cesse. Méprisez ce qui n’est pas sain dans le monde et accueillez Dieu en vous : Il vous montrera une image du monde qui n’est pas celle dont les hommes font état.

« Notre Père…, que Votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » : n’escamotez pas ces paroles en des temps où vous en avez bien besoin. «… et délivrez-nous du Malin » : n’hésitez pas à prier, à supplier Dieu par ces paroles de sagesse, car Satan ne peut rien contre la Croix. Si vous parvenez à participer à la Co-Rédemption avec Marie en vous offrant totalement à la Croix, vous serez délivrés du Démon, de ses pompes et de ses œuvres. Allez en paix, frères aimés.

+ Vos frères dans la Paix

 

* Cette consigne s’applique bien évidemment de nos jours à Internet.