Message du 24 janvier 1988

Mon fils,

Je suis François de Sales, et je viens aujourd’hui à toi pour te dire de garder confiance dans cette belle relation d’amour qui unit nos deux mondes. C’est pour ta foi et ta disponibilité aux paroles venues d’En-haut que Notre Seigneur t’a choisi pour être l’un de Ses messagers.

Pendant que se déroule, en mon honneur, une belle cérémonie, je viens te confier ces quelques mots de réconfort. Comme tu le sais, je participe à l’élaboration de ces messages depuis longtemps, mais j’attendais ce jour pour te communiquer personnellement mon paternel soutien.

Reste fidèle, mon enfant, à l’Enseignement de Jésus-Christ et n’accepte pour toi aucun compromis, car ta foi se ternirait et se dilapiderait bien vite. Je suis très proche de toi pour te guider et éclairer le chemin de ta vie et, à travers toi, celui de ceux qui aiment Notre Seigneur. Par ces messages, nous continuerons de t’envoyer selon la divine Volonté de Notre Seigneur, notre amour et les éléments nécessaires pour améliorer ta vie et conduire tes amis et tes frères à amender la leur. Mais tu vas devoir affronter de nombreuses oppositions et te méfier de pièges ignobles que te tendra le Démon qui utilisera certaines personnes, dont des membres du clergé, pour démolir cette œuvre.

Reste humble, mon enfant, et parle avec ton cœur. Ne réponds pas aux mots blessants et aux paroles mesquines. Tu dois rester toi-même avec ta joie de vivre et ta simplicité et devenir un vrai témoin de Notre Seigneur. Autour de toi se regroupent peu à peu les âmes qui sont chargées de t’aider et de te soutenir humainement dans ta tâche spirituelle. Que la Grâce de les reconnaître continue de t’être donnée. En ces temps de ténèbres de la foi, vous devez tous parler de Dieu et ramener aux Sacrements les brebis égarées.

Mon fils, je crains pour toi les pièges. Sois vigilant et n’accomplis aucune démarche importante sans t’en référer à ton Directeur spirituel. Notre Seigneur aime ton obéissance et ton esprit de sacrifice. Reste-Lui fidèle.

Je suis heureux de te parler enfin. Chaque chose vient en son temps. Je me souviens de tes hésitations à parcourir mes œuvres : tu n’y étais alors pas encore prêt. Puis j’ai envoyé dans ton cœur le désir de me connaître et nous nous sommes rencontrés. Quel doux moment ce fut ! Tu attendais impatiemment d’avoir terminé ton devoir d’état avant que de te replonger en ma compagnie. Oui, mon très cher fils, je suis avec toi. Avec Jean-Marie Vianney, ton très cher ami et protecteur, je travaille à ton enseignement spirituel et à ta perfection. Mais combien tu as encore de route à parcourir !

Sans désespérer, poursuis avec confiance ce chemin dans l’amour. Je te conseille de parler moins de choses inutiles et de rester sage dans tes paroles. Ne t’emporte pas lorsque tu rencontres des personnes qui critiquent violemment nos messages, mais prie pour elles. Parle de Dieu et du Ciel. Tellement peu savent le faire aujourd’hui ! Méfie-toi du Démon et, dans la tentation, ne te détourne pas de Dieu. Au contraire, contemple une image sainte, fais quelque lecture spirituelle et oublie l’objet de ta tentation.

Chacun doit aussi savoir que dans la honte du péché commis, il ne faut pas se détourner de Notre Seigneur mais poursuivre ses prières et se confesser au plus tôt.

Afin de préserver ton équilibre, sache vivre sainement en absorbant de saines nourritures et en goûtant plus de repos. C’est en effet lorsque tu es disponible aux choses d’En-haut que nous pouvons le mieux confier à ton cœur ces paroles intérieures de vérité.

Avant de te quitter, je voudrais te bénir, toi et tes amis, ceux que le Ciel t’a envoyés et ceux qui vont venir et que tu ne connais pas encore. Votre rayonnement doit être à toute épreuve.

Je voudrais bénir François X…, dont le père m’a confié la garde, et l’encourager à poursuivre son cheminement spirituel, qui rejaillira sur sa femme, ses enfants et sa famille entière. Grande est ma satisfaction lorsque je vois mes enfants marcher vers Dieu en esprit et en vérité ; mais afin que leur progression ne soit pas ternie, ils doivent toujours faire preuve d’une grande douceur envers tous, ce qui n’exclut point une certaine fermeté pour l’éducation des jeunes chrétiens.

Enfin, que ta famille entière soit bénie, mon cher enfant, tes chers parents tout particulièrement. À très bientôt. Je t’adresse tout mon amour de prêtre de Dieu.

+ François de Sales, prêtre