Message du 31 décembre 1987 (II)

(Poème inspiré au messager)

À LA MÈRE ET L’ENFANT

Tu choisis ton berceau
Du bleu de l’océan
Pour que l’enfant qui dort,
Blotti en ce creuset,
Se laisse ballotter
Par la houle rêveuse ;
Pour que veille à ses pieds
Un ange protecteur
Au sourire apaisant
Qui d’heure en heure chante
Et fait don à l’enfant
Du souffle de l’Esprit
Et des embruns de l’âme.

Les mains tendues vers lui,
Il éveille son cœur
À la douceur de l’eau
Et au bleu de l’azur,
Où Phébus chaudement
Darde ses rayons purs.

Aucune brise encore
N’est venue tourmenter
Le paisible berceau.

Il lui montre là-haut,
Voguant sur les nuées,
Les ailes déployées
D’une noble voilure :
Celles de l’Oiseau Blanc
Qui saura le guider
Vers l’astre de la vie,
Vers le cœur de l’amour.

Petit marin du Christ,
Suis cet Oiseau toujours !
Puisse ton corps rester
Le berceau de ton âme
À l’image du ciel
Et du vaste océan,
Et que dès cette terre
Tu deviennes l’enfant
De l’Éternelle Vie
Et du bel Oiseau Blanc.