Message du 28 octobre 2018

Chers frères,

Combien Notre Seigneur déplore le manque de recueillement que montrent certains fidèles en sa présence lorsqu’ils sont à l’église, et toute cette anarchie spirituelle qui envahit peu à peu l’Occident, encore plus sournoisement que par le passé.

Chacun, en effet, y va de ses propres sentiments et de ses propres croyances, dans lesquels respect et révérence n’ont plus droit de cité. « Il faut être de son temps, dites-vous, et laisser chacun s’exprimer à sa guise ». Certes, mais la politesse la plus élémentaire devrait-elle aussi disparaître ?

Dans vos églises, jusqu’aux abords des tabernacles et des autels, se multiplient les bavardages d’une désespérante futilité, les enfants courent librement dans tous les sens. Des chiens accompagnent parfois les familles, qui, s’ils ne sont surveillés, risquent de souiller ces endroits de leurs excréments. Jamais une telle situation ne se rencontrerait dans une synagogue ou dans une mosquée !

Au cœur de nombreuses paroisses règne la discorde dans les équipes liturgiques. C’est à qui imposera sa propre façon d’« animer » la messe – la plupart du temps sans grande connaissance des règles liturgiques – ou d’interpréter ses propres chants ou morceaux de musique, souvent profanes pour, soi-disant, rendre moins tristes les célébrations.

Frères, combien Notre Seigneur aimerait voir ses prêtres retrouver leur autorité pour raviver chez leurs ouailles la foi et la spiritualité et veiller à la qualité et à la beauté des célébrations eucharistiques. Pour cela, ils doivent veiller à ne point en confier l’organisation à des animateurs trop narcissiques ou ignorants des règles à respecter.

Combien, en effet, certains êtres humains – et plus spécifiquement des femmes – prennent plaisir à attirer l’attention sur leur propre personne, sur leur apparence, leur tenue vestimentaire ou leur capacité à diriger, et combien elles aiment à être remarquées. Si ceux ou celles qui « animent » vos célébrations le font dans cet état d’esprit, qu’ils restent plutôt dans l’assemblée, car la sainte messe n’est pas un spectacle où animateurs, choristes et instrumentistes viennent pour se produire et se faire admirer, mais un service où ils remettent à Notre Seigneur les talents que le Père leur a confiés et qu’ils font fructifier en dirigeant, en chantant, en jouant pour leur Dieu avec tout leur zèle et tout leur amour. Ils en seront récompensés. Quant à ceux et celles qui veulent en tirer gloire et profit pour eux-mêmes, par orgueil, ils ne font rien fructifier du tout, et sont comme le serviteur de l’Évangile qui a enfoui son talent et qui le rend à son maître sans qu’il lui ait rien rapporté. Ils seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents (cf. Mt 25, 14-30).

Chers frères, si vos églises se vident aujourd’hui, c’est par manque de compréhension et d’intérêt pour ce qui s’y passe. Si nombre de prêtres vivaient plus saintement et dirigeaient leurs paroisses avec une autorité souriante en restant fidèles à leur évêque et à Rome, s’ils vivaient leur sacerdoce avec ferveur et restaient assidus au rendez-vous avec Notre Seigneur dans la Liturgie des Heures, ils pourraient parler de ce même Seigneur et du Ciel avec zèle, commenter les Écritures à la lumière des Pères de l’Église et d’écrits spirituels authentiques, et faire vibrer les cœurs. Leurs paroissiens seraient fidèles au sacrement de la Réconciliation, communieraient en état de grâce et feraient des disciples.

Si vos églises se vident aujourd’hui, c’est parce que Notre Seigneur préfère y nourrir de son Corps et de son Sang une poignée de brebis fidèles, obéissantes et respectueuses plutôt qu’une multitude de brebis indignes et désobéissantes ayant perdu le sens du péché et de l’Eucharistie. Car « quiconque mange le pain ou boit à la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27) et « celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation s’il ne discerne le Corps. » (1 Co 11, 29)

Il est venu, en effet, le temps où beaucoup d’hommes ne supportent plus d’entendre parler de Dieu, des Commandements et de l’Église. Les enfants de ces hommes, élevés sans autorité ni contraintes, deviennent, à leur tour et dès leur plus jeune âge, de petits êtres bouffis d’orgueil et d’égoïsme qui passent leur temps à s’agiter et à se montrer violents et intransigeants envers tous ceux qui refusent de faire leurs quatre volontés. Pour eux, le bien passe par la satisfaction immédiate de leurs sens et le mal par la souffrance, qu’ils cherchent coûte que coûte à éviter. Pourtant, c’est leur propre souffrance qui, à leur insu, les pousse à agir ainsi : celle du manque d’éducation, celle du manque de Dieu !

Ces ennemis de Dieu n’hésitent pourtant pas à user d’un vocabulaire chrétien pour rallier les foules à leur cause : l’anarchie et le libertinage. Ainsi, « la charité » et « la tolérance » y sont-elles, par exemple, associées à l’acceptation de tous les vices, et « l’amour », « la fidélité » et « le renoncement » à l’adultère : pour consolider les couples, disent-ils, les conjoints peuvent s’adonner au libertinage. Cela prouvera leur sens de « l’humilité », du « sacrifice », de « l’acceptation » et du « partage » et renforcera leur amour ! Quand un couple qui bat de l’aile veut tenter un dernier essai de réconciliation, croyez-vous, chers frères, qu’il va se tourner vers Dieu ou bien qu’il va écouter les conseils excitants des libertins diffusés sur les ondes, sur les chaînes de télévision et sur Internet ?

Alors, priez, chers frères tant qu’il est temps, et agissez ! Mettez en pratique les Commandements et suivez les recommandations proposées par ces messages. Que Notre Seigneur et sa sainte Mère vous bénissent en ce temps de Toussaint, où vos amis du Ciel se pressent auprès de vous pour vous redire leur amour.

+ Vos frères dans la Vérité