Message du 15 octobre 2018

Mon cher fils,

Je vous remercie vivement pour les aimables pensées que vous avez pour moi. Voilà un certain temps que vous n’avez rien écrit sous mon influence, mais croyez bien que ni le temps ni la distance ne sont des barrières dans le monde spirituel, et que nous sommes toujours très proches.

Vous croyez, mon fils, ne pas avoir beaucoup grandi au cours de ces dernières années, mais c’est faux : nul ne reste la même personne lorsque Dieu habite son cœur – et, malgré vos faiblesses et vos imperfections,  il habite le vôtre ! À votre Baptême, Notre Seigneur est venu dans votre champ pour y semer le bon grain, mais, comme chez tous les êtres humains, l’ivraie s’y est développée également. Je note que cela vous est toujours source de trouble, de tracas et aussi de peine. Rassurez-vous, c’est un bon signe, car c’est à cela que Notre Seigneur reconnaît les siens. C’est lorsque des êtres humains laissent l’ivraie prendre le pas sur le bon grain sans s’en rendre compte qu’ils mettent en danger le salut de leur âme.

Vous avez conscience, mon fils, de n’être point parfait bien que vous aspiriez à l’être. Vous êtes en chemin. Gardez courage malgré votre péché : Dieu permet, dans votre vocation de prêtre, de prophète et de roi – qui est celle de tout baptisé – que vous soyez, comme tout un chacun, « rempli de faiblesse », car cela vous rend « capable de compréhension envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement » (He 5, 2). C’est pourquoi vous devez, « à cause de cette faiblesse », continuer vous aussi d’« offrir des sacrifices » (He 5, 3) pour vos propres péchés, comme pour ceux de vos frères qui sont sous l’emprise du Malin.

Louez, mon enfant, Notre Seigneur pour la belle spiritualité dont il a comblé votre âme et aussi celle de votre frère spirituel. Louez Notre Seigneur pour le grand respect qu’il vous a donné de montrer envers lui, envers sa sainte Mère et envers notre Père du Ciel. Louez-le enfin pour cette fidèle obéissance dont vous faites preuve envers la sainte Église, et pour le grand respect que vous portez à la sainte messe et à la liturgie.

À l’approche de la fête de la Toussaint, restez à l’écoute de vos amis du Ciel et conservez votre âme d’enfant, celle qui sait s’extasier devant les beautés de la nature, la féerie d’un coucher de soleil, la blancheur immaculée d’un paysage de neige, l’immensité d’un ciel étoilé, qui sait rêver en entendant les clapotis d’un ruisseau, rendre grâce à Dieu en dégustant un fruit mûr, verser une larme en écoutant un beau morceau de musique ou en regardant un film édifiant. Et vous en avez le droit et même le devoir.

Dans la mesure où vous n’êtes pas entré dans la vie monastique stricte et où vous n’avez pas été appelé à vous couper du monde, et puisque vous consacrez la plus grande partie de votre temps au service des autres, outre vos moments de prière et d’oraison, ménagez-vous des moments pour exercer le sport et des activités qui vous font plaisir ou échanger avec des amis, sans vous en culpabiliser, et rendez grâce à Notre-Seigneur pour cela. Il aime, comme nous, voir votre joie.

Par ces messages, vous nous permettez d’offrir à ce monde qui perd ses repères et le sens du divin, une lueur du Ciel. Soyez-en remercié.

Que Notre Seigneur et notre sainte Mère vous protègent et vous bénissent, mon cher fils, vous et votre frère spirituel.

Madre Teresa de Jesus