Message du 3 avril 1988

MESSAGE DE PÂQUES

Bien chers frères,

Que la joie de Pâques envahisse votre âme, et que notre messager de paix ne se tourmente pas parce que certains prêtres doutent de l’origine céleste de ces messages. Pour les accepter et les reconnaître comme la Voix de l’Esprit Saint, il faut posséder une grande humilité et savoir les lire avec le cœur : les paroles venues d’En-haut ne sauraient, en effet, s’encombrer de considérations intellectuelles. Étant une nourriture de l’âme, elles ne cherchent aucunement à délecter l’esprit ou à le séduire mais à l’élever vers Dieu. II est vrai qu’elles ne sont pas toujours faciles à entendre, mais, qu’elles conviennent ou non à certains, ce sont elles dans toute leur lumière et leur vérité que nous souhaitons vous transmettre. Si donc ces messages ne sont pas toujours appréciés, vous ne devez point vous en chagriner mais continuer de croire en ces paroles de Sagesse dont le monde a tant besoin.

Combien de chrétiens en quête de spiritualité sont déçus par des prêtres qui ne leur donnent pas ce qu’ils espèrent ! Prenons l’exemple de la Sainte Messe : combien de célébrants se permettent de moderniser la liturgie au point d’en extraire naïvement les choses essentielles, d’éliminer lectures ou prières, de faire systématiquement distribuer la Sainte Communion par des laïcs sans préparation, d’encourager les fidèles à recevoir l’Hostie consacrée dans la main, et de terminer leur Messe comme ils l’ont commencée, c’est-à-dire sans même un signe de croix ! Combien de prêtres préfèrent des réunions savantes mais stériles aux heures passées dans leur confessionnal à délivrer les âmes ! Tout cela prouve bien qu’ils n’ont pas vraiment compris l’importance de certaines paroles et de certains gestes sacrés de leur ministère. Comment pourraient-ils alors accepter ces messages ?…

Les personnes qui condamnent ces pages ou les rejettent, les prétendant excessives, celles qui ne croient pas à une intervention de l’Esprit Saint, celles qui se révoltent contre la perfection qui y est recommandée, en particulier dans le domaine de la chasteté conjugale, qui soulève tant de polémiques, devraient aborder ces messages avec un cœur d’enfant et dans la plus grande simplicité au lieu de tenter dès la première page d’y déceler la faille et d’apporter la controverse ! Quelle démarche petite et mesquine ! Combien ces gens-là gagneraient en compréhension spirituelle s’ils se décidaient à faire l’expérience de la véritable humilité !…

Aujourd’hui, un grand nombre de prêtres veulent suivre le monde et finissent par penser, sous l’influence de théologiens véreux, que certaines croyances ont été créées de toutes pièces par l’Église au cours des siècles, croyances qui, si elles ont correspondu aux besoins d’époques déterminées, ne sont plus aujourd’hui fondamentalement nécessaires, et sont même devenues inutiles… Si étrange que cela puisse paraître, les croyances en question concernent principalement les protections que l’Église reconnaît encore comme efficaces contre l’Esprit du Mal : eau bénite, signes de croix, ornements sacerdotaux, encens, bénédictions, et, plus grave encore, Confession, Baptême dès le plus jeune âge et autres Sacrements.

Alors que, dans certaines églises, le Seigneur est encore considéré avec grand respect, dans d’autres, la Sainte Messe est devenue un véritable spectacle et la Sainte Communion un simple repas communautaire. Quel malheur ! Nous, que vous appelez « les saints », qui eussions préféré mourir plutôt que de manquer de respect à Notre Seigneur dans l’Eucharistie, restons perplexes à la vue d’un tel spectacle.

Frères aimés, nous vous en supplions, ne vous laissez pas attirer dans les pièges du faux amour, celui qui prêche la charité et la met en pratique d’une manière ostentatoire mais qui refuse de parler de Dieu, car, amis, la vraie charité vient de Dieu et ne saurait être séparée de Lui. Quelle est donc cette charité qui met tout son zèle à remplir les ventres mais qui refuse de sauver les âmes de la mort spirituelle en ne leur enseignant plus la Loi de Dieu ? « Il ne faut pas choquer les esprits ! réplique-t-on, il ne faut pas les endoctriner dès le premier bol de soupe ! » Mais est-ce les endoctriner que de leur parler de leur Père du Ciel et de les instruire sur les merveilles du Fils de Dieu ? Lorsqu’une âme est en danger de mort, il faut tout tenter, chers frères, pour la sauver, pour la sauver rapidement ! Un homme a-t-il une passion et souhaite-t-il la partager avec d’autres qu’il s’empresse d’en parler avec enthousiasme et tente de convaincre : cela ne choque personne. Un bol de soupe est-il donné en parlant de politique, de science, de technologie, de spectacles, personne n’y voit rien à redire. Mais qu’il soit donné au nom du Seigneur et, ô scandale, cela devient choquant ! Frères, votre esprit est-il tellement faussé ?…

Cette attitude déplorable trouve son origine dans cette nouvelle maladie qui parcourt le monde et que nous nommons faux amour. Vous offrez à vos frères ce qui comble leur corps et leurs sens, ce qui leur apporte du bien-être. En matière de foi, vous démocratisez l’accès à l’Eucharistie, entraînant vos amis à communier même sans préparation ni Confession : « Le Seigneur est si bon, dites-vous, qu’Il pardonne tout ! » Quant à l’existence de l’Enfer et du Démon, vous n’y croyez plus depuis longtemps car « elle serait indigne d’un Dieu-Amour ». Pourtant, écoutez le Seigneur vous parler, vous, enfants indignes de l’Église, dont le cœur est loin du Saint-Père :

« Serpents, engeance de vipères ! comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ? » (Mt 23, 33).

Écoutez-Le vous parler, vous, savants imbus de votre science, vous, théologiens hérétiques qui détruisez la foi catholique, vous, exaltés et superstitieux qui mettez tant de zèle à convertir les foules à vos propres croyances perverties :

« Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui parcourez mers et continents pour gagner un prosélyte, et, quand vous l’avez gagné, vous le rendez digne de la géhenne deux fois plus que vous ! » (Mt 23, 15).

Écoutez-Le vous parler, vous, chrétiens en recherche qui avez la faiblesse de vous laisser séduire par la facilité d’un modernisme trop laxiste et trop permissif :

« Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le : mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne (…), où le feu ne s’éteint point. » (Mc 9, 45-48).

Alors, frères, aimez Dieu, respectez-Le et prenez soin de votre âme et de celle de vos frères.

« Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps. » (Mt 10, 28).

Restez fidèles au Saint-Père et à l’Église romaine :

« Tu es Pierre, a dit le Seigneur, et sur cette pierre Je bâtirai Mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. » (Mt 16, 18).

N’écoutez donc pas ceux qui se réclament de l’Église et accusent en même temps le Saint-Père de ne pas vivre avec son temps. La Vérité, en effet, ne saurait évoluer.

Croyez, amis, que le Démon mettra tout en œuvre pour vous tenter et vous détourner du droit chemin, vous attirer vers de fausses croyances et vous faire abandonner votre foi catholique, votre vie spirituelle, vos prières, votre fréquentation des Sacrements, votre droiture, votre pureté ; pour vous attirer dans les pièges de l’orgueil, de l’argent, de la convoitise, de l’intellectualisme, de l’égoïsme, de la concupiscence, de la luxure ; pour enfin vous faire sombrer dans le découragement, la dépression et l’Enfer. Soyez donc vigilants, amis, et écoutez-nous. Notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, vous rappelle si souvent l’existence de Satan, mais Elle non plus, vous ne voulez pas L’écouter ; vous vous moquez de ce qu’Elle a à vous dire : « Ce sont toujours les mêmes paroles ! » clamez-vous en ricanant, et vous ajoutez : « Nous ne comprenons pas comment la Vierge peut être aussi bavarde, Elle qui sur terre a toujours été si discrète ! » Que n’avez-vous honte de tenir tels propos ! Car notre Mère du Ciel procède avec le même amour et la même persévérance qu’une mère terrestre digne de ce nom…

Ah ! frères, que ce message de Pâques vous donne à réfléchir ! Que Dieu-Amour vous aide à comprendre qu’Il ne force personne à L’aimer, sinon Il ne serait qu’un tyran. C’est le Démon qui vous force à faire le mal, à penser le mal, à dire le mal, et vous qui avez tant de difficulté à vous soustraire à son aliénation ! Dieu souhaite que vous suiviez Son Fils en tout : Il vous L’a donné en Exemple. Qu’attendez-vous ? Il vous a enseignés à travers les saints de l’Église qui ont suivi ce Fils de Perfection, et Il continue de vous enseigner à travers l’Esprit Saint envoyé aux nations sous la forme de vies exemplaires ou de saintes inspirations destinées à affermir la foi de Son Église. Que l’Église daigne donc se pencher sur ces inspirations.

Ah ! amis, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point le faux esprit a corrompu l’esprit des hommes ! Nous le savons, nous allons passer pour des êtres sectaires, intolérants, virulents, mais tel n’est pas le cas. Nous vous aimons tant ! Comprenez que ces paroles sont celles de guides éclairés à leurs enfants perdus dans les ténèbres. Il faut, amis, que le Message de Pâques ait un sens ! Il faut que le Christ Ressuscité triomphe dans le cœur des hommes pour leur donner la Vie Éternelle ! Il faut que le Tombeau Vide ne soit pas seulement symbole mais Vérité, Vérité intemporelle de la Résurrection de Jésus, vrai Dieu et vrai Homme tout à la fois.

Chers frères, l’adoration silencieuse à genoux, le dialogue intérieur dans le silence du cœur, les larmes d’émotion ou de joie en présence du Seigneur, rien de cela n’est malsain ou démodé : la foi n’a pas d’âge, l’amour pour le Seigneur non plus ; et le respect de Dieu – pour ne pas dire la crainte, car le mot risque encore d’être mal interprété, comme l’ont été déjà de nombreuses phrases de ces messages – doit rester l’un des devoirs essentiels du chrétien.

Chers frères, le Ciel tout entier vous souhaite de saintes Fêtes pascales. Méditez attentivement ce message. Nous vous bénissons ainsi que vos familles en ce jour de joie.

+ Vos frères dans la Joie Pascale