Un souffle qui passe...

Message du 3 octobre 1981

Chers frères,

Soyez certains que tout être qui aspire à un idéal, aussi petit soit-il, possède encore en lui une étincelle de Vérité.

Le Premier Homme, l’Homme des origines, était pur à l’image du Père Créateur et son grand péché est né de l’égoïsme qui l’a fait céder à la convoitise. En goûtant au fruit défendu, il a fait pénétrer l’extérieur à l’intérieur de lui-même, croyant que cela le rendrait plus fort – orgueil ô combien superbe ! Alors, il s’est détaché du Père et exilé dans le monde matériel qui, désormais, n’était plus celui de l’Homme à l’image de Dieu mais de l’homme charnel : un monde des hommes face à eux-mêmes, face à leur corps, face à leurs ennemis, avides de force et de puissance, de possessions et de richesses, de bien-être et de satisfactions.

Le Premier Homme avait la puissance de l’Esprit du Père, la Vérité de l’Amour du Père, la Sagesse dans la Communion avec le Père. La Chute devait casser le lien qui unissait l’homme au Père pour le donner à la terre. Désormais, depuis la terre, l’homme doit contracter de nouveau le lien sacré avec l’Esprit dans des conditions ô combien plus rudes.

Nous, que vous appelez les saints, ne sommes pas nés exempts du Péché comme l’ont été la Très Sainte Mère de Jésus et Jésus Lui-même. Les tentations qui se sont exercées sur Marie et Jésus venaient de l’extérieur et visaient à corrompre leur monde intérieur de Lumière : elles n’y sont pas parvenues. Mais les tentations qui se sont exercées sur nous ont été d’autant plus difficiles à surmonter qu’elles venaient assiéger nos âmes et nos corps pour les faire sombrer dans l’Enfer.

Après avoir accepté les imperfections de nos pères, celles que nous portions en nous, nous nous sommes définis comme des instruments de Dieu, luttant contre nous-mêmes et contre nos passions terrestres. Comment y sommes-nous parvenus ? En nous oubliant nous-mêmes et en donnant notre vie terrestre aux autres, à nos frères, en travaillant dur et en priant beaucoup afin d’éloigner de nous toute pensée impure ou indigne.

Frères, armez-vous de charité et de maîtrise de vous-mêmes pour marcher dans le monde et faire connaître le Sauveur. N’ayez pas honte de votre foi et de la pureté de vos idéaux. Cultivez-les afin que, du jardin où ils fleurissent, ces attributs divins vous tendent les lianes salvatrices qui vous feront franchir les précipices les plus profonds.

Aimez-vous tous les uns les autres.

Faites connaître la Lumière aux plus pécheurs : ils semblent ne pas y prêter attention, mais ils seront souvent troublés en leur for intérieur…

Montrez aux hommes qu’ils sont soumis à la force des pensées qui s’exercent sur leur corps et qu’ils ne sont que des esclaves qui ne voient pas très loin…

La vérité réside dans la lutte par amour : lutte courageuse contre soi-même afin d’y extraire tout ce qui n’est pas de Dieu et qu’y ont accumulé le passé, les tares des générations et une éducation souvent maladroite aux impacts foudroyants. Lutte aussi pour soi-même afin d’y développer la Paix du Royaume, gage de la Vie Éternelle. Lutte enfin pour les autres par amour, et avec les autres, car telle est l’idée de toute communauté fraternelle dans le Christ.

Chers frères, nous sommes avec vous dans cette lutte jusqu’à la Fin des Temps. Croyez que vous n’êtes plus seuls : le Christ en tête, nous sommes Son Armée pour vous soutenir dans la Paix et la Vérité. Pour toujours avec vous.

+ Vos frères dans la Vérité