Message du 30 août 2018

Mon fils,

Ne t’effondre pas au jour de la détresse (cf. Pr 24, 10), ne te décourage pas ! Plus mes enfants progressent dans la vie spirituelle, plus ils prennent conscience de leurs propres péchés et de leurs imperfections, et plus ces péchés et imperfections leur paraissent graves. C’est une réaction tout à fait normale.

Imagine des meubles qui seraient tout recouverts de poussière dans une pièce peu éclairée : si tu ouvres les volets et y fais entrer la lumière, tu découvriras tout ce qui doit y être nettoyé. Et la somme de travail nécessaire pourra te sembler décourageante. Mais je suis cette lumière, et je ne veux en aucun cas que mes enfants chéris se découragent.

Imagine aussi un enfant qui viendrait à tomber et se serait blessé. Si, dans un premier temps, il ne ressent aucune douleur et ne montre aucune inquiétude, dès qu’il se rend compte qu’il saigne, il se met à pleurer à chaudes larmes. Alors, ses parents le consolent.

L’homme qui découvre chez lui de plus en plus d’imperfections alors qu’il ouvre la porte à ma lumière fait partie des justes. Mais s’il devient trop scrupuleux ou s’attriste outre mesure, et laisse entrer chez lui le découragement et la détresse, il laisse en même temps entrer l’Adversaire. Au lieu de cela, je veux qu’il m’ouvre son cœur car je veux être là pour le consoler, je veux qu’il se pardonne à lui-même, et je veux lui offrir mon propre pardon dans le sacrement de Réconciliation. En effet, qui peut dire raisonnablement sur cette terre : « J’ai purifié mon cœur, je suis net de mon péché » (cf. Pr 20, 9) sans avoir préalablement été pardonné ?

Mon fils, l’égoïste, qui ne suit que ses désirs, ne se complaît pas dans la raison (cf. Pr 18, 1-2) et n’en éprouve aucun regret. Indifférent à sa propre conduite, il se moque des Commandements et se condamne à sa propre mort (cf. Pr 19, 16). En revanche, celui qui regrette son péché se place dans les dispositions requises pour que je puisse le sauver.

Même dans le cas de péché grave, tu dois savoir, mon fils, que le découragement est l’œuvre du Démon. Après avoir piégé les âmes pour les pousser à la faute, il faut encore qu’il les accable ! Alors, je te le dis : il ne faut pas laisser au Malin le temps d’envoyer ses ténèbres envahir la demeure. Quelle que soit leur faute, je veux que mes enfants chéris sachent que je tends toujours vers eux une main secourable pour les aider à se relever. N’ai-je pas tendu la main à Simon-Pierre lorsque, descendu de la barque, il a marché sur les eaux et commencé à enfoncer sous l’effet du doute ? (cf. Mt 14, 31). Le juste pourra tomber sept fois, c’est moi qui le relèverai (cf. Pr 24, 16). Tous mes enfants doivent savoir que je les aime et que ma plus grande joie est de les voir m’aimer en retour.

Le même Pierre, après m’avoir renié par trois fois, a pleuré amèrement (cf. Mt 26, 75). Il m’aimait d’un amour sincère, et, malgré le poids de son péché, il ne s’est pas laissé entraîner dans la mort comme Judas. Après ma Résurrection, il s’est jeté à l’eau pour venir me rejoindre sur le bord du lac (cf. Jn 21, 7), et je l’ai interrogé sur la fidélité de son amour. Bien que je connusse déjà sa réponse, j’ai voulu l’entendre par trois fois de sa bouche, en parallèle de son triple reniement. Et c’est à lui que j’ai confié mon Église.

C’est ce « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ! » (Jn 21, 17) que je veux aussi entendre de la bouche de tous mes enfants lorsqu’ils ont eu la faiblesse de tomber dans le péché. Alors, moi, je les relève.

Sois en Paix, mon fils, reste fidèle à la prière et plonge ton regard dans le mien. Crois-tu pouvoir être parfait tout de suite ? Ne te laves-tu pas tous les matins, et souvent le soir aussi ? Pourtant, cela ne te décourage pas… Alors tout en ayant une conscience aiguisée de tes fautes, poursuis ton chemin sans laisser celles-ci alourdir ton pas. Confesse régulièrement ce qui te pèse sans t’y attarder et laisse-moi t’aider à ne pas enfoncer. Je suis toujours là pour toi.

Je te bénis, mon fils, ainsi que ton frère spirituel, ton directeur spirituel, vos familles, vos amis, et les pasteurs et prêtres qui soutiennent cette œuvre.

Jésus