Message du 31 octobre 1984

Bien chers frères,

Une vie de chasteté hors du Mariage comme dans le Mariage est le chemin le plus sûr qui conduit à l’Ineffable Pureté de la Lumière Divine. Les relations entre époux ne sont solides et durables dans un véritable amour que si elles reposent sur le respect mutuel, la confiance, la prévenance et la compréhension de l’autre, qui devient un autre soi-même. Aller au-devant de l’autre, l’aimer et le servir selon les Volontés du Seigneur, tels sont les principes d’une union réussie. Être aimé ne signifie pas seulement être désiré charnellement mais ne former qu’un seul être dans le Christ, qu’une seule et même volonté pour accomplir les desseins de Dieu.

Les plaisirs de la chair tendent à éloigner du Seigneur s’ils sont égoïstes et excluent systématiquement la procréation. Bien peu sont les hommes qui ont compris cela, et encore moins sont ceux qui le vivent !

Lorsqu’elles reposent sur cet égoïsme mutuel où chacun satisfait son propre plaisir à travers l’autre ou grâce à l’autre, les relations entre les époux sont comme un pont vermoulu jeté entre deux montagnes. Dans le but de ne pas éloigner les visiteurs du lieu, les autorités locales tolèrent le passage du pont à certaines heures et certains jours seulement malgré le danger qui menace, le chemin de la vallée restant, les jours de pluie, de neige ou de brouillard, l’itinéraire le plus sûr. Mais ce chemin est long et difficile et il représente, pour la plupart des hommes du monde moderne qui vivent dans l’agitation et les tensions, une perte de temps considérable !…

Fiers de leur pont, les usagers prennent soin de son aspect extérieur : ils le repeignent fréquemment dans des teintes différentes afin d’éviter la monotonie ; ils l’agrémentent de nombreuses décorations, qui finissent par s’intégrer totalement à son aspect, et, lorsqu’ils se penchent sur des photographies d’autrefois, ils trouvent le pont nu et sans couleur et pensent que, décidément, il était nécessaire de l’agrémenter !… Ils érigent des panneaux sur les routes voisines afin d’inviter les habitants du lieu et les touristes à emprunter leur pont. Chaque panneau mentionne le magnifique panorama qui réjouit les sens, le gain de temps et bien d’autres choses encore. Lorsqu’ils traversent le pont, les usagers, apercevant les personnes qui empruntent le chemin de la vallée, les montrent du doigt et se moquent d’elles : ils les traitent de timorées, d’arriérées, de masochistes, parce qu’elles empruntent cette « déviation » !

Mais les hommes du terroir préfèrent emprunter le chemin le plus sûr, et ils n’en sont pas fâchés, car, apercevant depuis la vallée les piliers pourris qui soutiennent le pont, ils voient qu’ils ne sont pas dans l’erreur. De plus, l’effort façonne leurs corps et les rend plus vigoureux. La voie qu’ils ont choisie, ils l’ont choisie délibérément et ne se sont pas laissé influencer par les panneaux placés au bord des routes. Ils savent que si le pont semble neuf tout là-haut, le dessous n’est pas entretenu, et ils ont compris qu’il valait mieux ne pas s’y aventurer… De plus, celui qui prend ce chemin goûte aux avantages de la facilité et n’a ensuite plus la force ni même le désir d’en changer. Même s’il apprend le danger qui le menace, il dit : « Tant pis ! À la Grâce de Dieu !… », mais il ne comprend pas que la Grâce de Dieu n’est autre que la mise en garde qui lui est faite !

Frères, exigez de vous-mêmes des efforts constants pour ne plus emprunter le pont vermoulu si vous désirez rapidement vous rapprocher du Seigneur. N’a-t-II pas, Lui, choisi délibérément le Chemin de la Croix pour tous vous conduire au Père ? Les exhortations du Saint-Père vont dans ce sens, chers amis.

Aujourd’hui, le Démon se déchaîne à travers la femme, qui renie son rôle d’épouse fidèle et de mère aimante. L’homme, à travers les siècles, a beaucoup trop abusé de sa force pour dominer la femme, et, aujourd’hui, c’est elle qui désire prendre sa revanche : comme aux premiers temps, la femme accueille le Serpent qui active en elle un déchaînement de passions mêlé d’égoïsme et d’orgueil, et elle l’écoute. Par les appâts de son corps qu’elle agrémente pour mieux séduire, elle réduit l’homme à sa merci…

Mais, en ces temps de combat, se lève une Armée Céleste commandée par La Femme Pure, la Femme Immaculée, l’Épouse Fidèle et la Mère Aimante, qui redonnera au monde, à travers le cœur de ceux qui La suivront, la Paix de Son Fils. Sous l’influence de l’Esprit Saint, de nouveaux enfants sont préparés qui régénéreront l’Église de Jésus-Christ pour la rendre plus catholique et apostolique qu’elle ne l’a jamais été depuis des siècles. Qu’il en soit ainsi selon la Parole du Seigneur.

+ Vos frères dans la Vérité