Message du 5 juillet 1990

(Au messager et à son frère spirituel)

Mes chers enfants,

Que Notre Seigneur bénisse vos efforts pour vivre plus saintement ! C’est dans votre amitié et dans celle que nous vous portons que vous puiserez plus de force pour faire face aux contradictions et aux oppositions de votre entourage. Restez donc confiants : nous veillons sur vous avec beaucoup de soin.

Quelle joie pour nous de voir des êtres pleins de fougue se tourner vers le Ciel avec humilité et aspirer de jour en jour à une plus grande perfection dans le Christ ! Nous vous chérissons tout particulièrement parce que vous savez rester fidèles à l’Enseignement de notre Sainte Mère l’Église, et que vous vous faites ses ardents défenseurs. Mes fils, vous êtes des apôtres de ce temps ! Continuez de rechercher toujours la perfection en tout dans un esprit d’amour. Et si parfois vous vous désespérez devant vos faiblesses et vous découragez devant vos défaillances, rappelez-vous que vous n’en êtes pas moins aimés de Notre Seigneur parce que vous conservez cette humilité qui vous porte à bien vite regretter vos fautes et à aller les confier à un prêtre. Continuez ainsi de vous parfaire et de progresser avec la Grâce de Dieu.

Conservez votre confiance mutuelle et restez de vrais frères, francs, honnêtes, généreux et attentionnés. En vivant toutes ces qualités entre vous, vous apprendrez à les mieux connaître et il vous sera plus facile de les mettre en pratique avec les autres. Dans l’opposition, parlez toujours avec la plus grande franchise mais sans emportement, ou bien gardez le silence, ou encore éloignez-vous. Ainsi vous prémunirez-vous des griffes du démon de la discorde qui s’acharne à détruire la confiance, à semer le doute et à briser ce qui est uni. Les conseils donnés dans mes précédents messages n’ont pas toujours été suivis mais, malgré tout, je suis heureux de constater que certains ont porté quelques fruits. Les saints que vous aimez et qui vous aident souhaitent que votre entente soit parfaite. Pendant ces vacances, exercez-vous à la douceur entre vous, envers les autres, dans toute situation exaspérante qui se présentera à vous. Mes chers enfants, évitez l’énervement et considérez chaque contrariété comme envoyée par Dieu pour éprouver votre caractère. Ménagez-vous quelques moments d’intimité pour faire le point de la journée et votre examen de conscience. Soyez toujours d’accord entre vous et prompts à vous soutenir dans l’adversité. Soyez des complices de la Loi de Dieu : ensemble, convertissez, allumez les cœurs et les âmes, parlez de Dieu, parlez de l’Église, parlez du Ciel !

Mes fils, gardez confiance ! Vos côtés bassement humains sont aussi une étape dans votre progression vers la sainteté. Lorsqu’un enfant est sevré, cela ne l’empêche pas de revenir de temps à autre à la mamelle ni, plus tard, de boire de cet aliment qui l’a si richement nourri pendant un temps.

Ne vous culpabilisez donc pas lorsqu’il vous arrive encore, en société, de prendre part à certaines futilités, dans la mesure où elles restent sans danger pour votre vie spirituelle : acceptez-les comme des nécessités que votre entourage ne comprendrait pas de voir disparaître, pour l’instant, de votre vie. Vous n’êtes pas de purs esprits, mes chers enfants, loin de là ! Cependant, au fur et à mesure que votre vie spirituelle deviendra plus parfaite, certains centres d’intérêt qui encore émaillent vos conversations et vos activités disparaîtront d’eux-mêmes. Cela se fera tout seul, sans heurts. Vous n’avez donc pas à trop vous faire violence !

N’oubliez pas que vous ne vivez pas dans un cloître mais dans le monde et que vous devez montrer l’exemple d’un profond équilibre entre votre vie matérielle et votre vie spirituelle. À cet égard, n’oubliez pas qu’un cœur aimant, assoiffé de perfection et conscient de ses faiblesses est beaucoup plus agréable à Dieu qu’un cœur perpétuellement insatisfait s’imposant de multiples mortifications par dépit ou par punition.

N’ayez aucune inquiétude pour la suite de votre vie : nous serons toujours près de vous dans la mesure où vous resterez fidèles à Notre Seigneur.

Soyez nos ambassadeurs auprès des hommes, soyez des apôtres de ce temps ! Nous avons confiance en vous parce que nous connaissons vos esprits, nous connaissons vos âmes.

 

Les familles qui suivront docilement nos exhortations
Et mettront en pratique l’Évangile dans leur vie quotidienne,
Élevant leurs enfants dans la vraie foi,
Fidèles au Chef de l’Église, aux Sacrements et au chapelet,
Recevront de très grandes Grâces
Envoyées par Notre Seigneur et Sa Très Sainte Mère
Sur notre intercession.
Naîtront de telles familles
Les régénérateurs d’une foi catholique profondément spirituelle.
Ils écarteront les brebis galeuses et les hypocrites,
Ils dénonceront les traîtres, destructeurs de la Foi,
Les profanateurs des Sacrements et des bonnes mœurs.
Ils se feront les porte-parole empressés du Seigneur Dieu.

 

Poursuivez votre route, mes fils bien-aimés. Appliquez-vous au sport dans les limites du raisonnable sans chercher à briller par vos performances, car, parfois, c’est la santé du corps qui en pâtit. Soyez modérés, recherchez en tout l’équilibre, et surtout reposez-vous car l’année qui vient sera difficile. Si ces conseils ne sont pas respectés, la nature se chargera de vous rappeler à l’ordre !

À très bientôt, mes chers enfants. Je vous bénis ainsi que vos familles.

+ François de Sales, prêtre