Message du 7 mars 1995

Mon fils,

Reste-moi uni et ne doute pas de l’amour que je te porte. C’est moi, ton Seigneur, qui inspire ton cœur avec délicatesse et avec discrétion. Laisse-moi t’apprendre à aimer comme je veux que tu aimes, et te soutenir face à l’opposition dans le combat que tu mènes pour mon Église.

En effet, les temps sont venus où l’homme ne veut plus entendre la saine doctrine et ne se préoccupe plus guère de son Seigneur. Et, alors que l’humanité se flatte d’évoluer vers une plus grande fraternité et une plus grande tolérance, le Prince de ce monde fourbit partout les armes d’un faux amour et d’une fausse charité qui n’auraient, mon enfant, sans les largesses de ma grâce, aucune portée spirituelle. Car cet amour et cette charité ne sont que feux de paille, où seul l’homme s’implique et se sent victorieux, alors que moi, le Feu ardent, moi, le Brasier incandescent, je suis mis à l’écart.

Ceux qui allument ces feux, mon fils, ne puisent pas en moi cette charité ostentatoire qui les rend si populaires (cf. Mt 6, 1-4). Ils œuvrent  principalement pour le bien-être des corps et négligent les âmes – quand ils ne s’ingénient pas, avec perversité ou par simple inclination personnelle, à les éloigner des vérités qu’enseigne mon Église.

Pour leur malheur, ils ne restent point dans la communion de l’Église avec mon saint Vicaire, qu’ils n’hésitent pas à calomnier dans une volonté délibérée de désobéissance. Si je te montrais, mon fils, les sentiments qui animent leur cœur, ta peine serait plus grande encore. Car ces hommes n’œuvrent pas dans l’esprit de mon Église : ils se sont laissé manipuler par des démons. Prie pour eux, mon fils, car ils en ont grand besoin.

Heureusement, il est sur le siège de Pierre un vrai gardien de la foi, en qui je mets tout mon amour. Je vous remercie de le soutenir, mes enfants. Votre affection l’a touché. Je bénis tous ceux qui lui restent fidèles et restent, en cela, fidèles à mon Église. Qu’ils ne l’abandonnent pas et l’accompagnent inlassablement de leur amour et de leur prière, car l’Adversaire, de plus en plus, se déchaîne.

Pour toi, mon fils, poursuis la tâche spirituelle que je t’ai confiée sans te préoccuper des oppositions. Ne t’inquiète de rien : je me charge de tout. Je te donnerai les grâces nécessaires pour le combat spirituel, mais fuis le mensonge et les faux prophètes comme la peste, fuis la discorde et les discussions stériles, fuis l’adulation et les compliments, fuis l’impureté et ceux qui la propagent et garde confiance en moi. Je convertirai ceux qui te calomnient. J’attirerai à toi les âmes en recherche pour que tu les conduises à moi. Par mon Église, je nourrirai celles qui ont faim, je rafraîchirai celles qui ont soif, je guérirai celles qui sont malades, je convertirai les plus récalcitrantes. Tourne ton regard vers moi, mon fils, et aime-moi. Dans la peine et le doute, je dilaterai ton cœur et tu seras réconforté. Je te manifesterai ma tendresse et ma reconnaissance. Mais n’attends pas de ma part des prodiges. Cette heure n’est pas encore venue. Aujourd’hui, j’utilise simplement les voies ordinaires pour te montrer que je suis avec toi et que tu es dans ma Vérité.

Je t’ai ouvert la Porte de Bronze, je t’en ouvrirai bien d’autres encore. Cette visite portera, mon enfant, des fruits inattendus. Samedi te sera faite une grande grâce. Continue de prier pour ton évêque, qui te recevra bientôt. Ta simplicité, ton obéissance et ta discrétion seront favorables à cette œuvre.

Ouvre les yeux, mon fils, et vois ce que je fais pour toi. Tu m’as offert une couronne, et moi, je te remercie et te fais don d’une épine. Conserve-la précieusement ; aime-moi en la vénérant. Je te comblerai de mes grâces et j’écouterai tes prières, mais ne sois pas impatient.

Ne te décourage pas, mon enfant. Les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre la vérité qu’enseigne mon Église. Déjà, les loups déguisés en agneaux sortent en hurlant de la Bergerie, étouffés par l’odeur de mes brebis fidèles, qui les indispose.

Ma sainte Mère, mes enfants, vous aime et vous protège, toi et ton frère spirituel. Œuvrez toujours pour le bien et avec moi. Conservez tous deux votre candeur, c’est elle qui fait votre force.

Je vous bénis.

 Jésus