Message du 9 juillet 1984

Bien chers frères dans le Christ,

Sachez accepter les signes que nous vous envoyons depuis le Monde Spirituel : qu’ils vous réconfortent et assurent davantage votre foi en la Résurrection et en la Communion des Saints qui, dans le Christ, nous rend si proches de vous !

Combien de fois faudra-t-il vous dire que vous êtes des enfants dans le domaine spirituel ? Mais avec le Christ, vous êtes à bonne école… Si vous vous éloignez toujours davantage des choses du monde pour Le rencontrer, vous irez de découverte en découverte.

Vous désirez entendre parler du Baptême. Laissez-nous donc vous dire ceci : un enfant est un être sans défense qui vient au monde pour toute une vie. Son âme, également, est sans défense, et, dès le départ, elle peut être la cible d’esprits mauvais. « Cela n’est pas juste ! », allez-vous vous écrier. Pourquoi donc habillez-vous l’enfant dès sa naissance si ce n’est pour éviter que son corps ne tombe malade ? C’est exactement comme si vous prétendiez qu’il n’est pas juste qu’il soit la cible des courants d’air ! Une protection spirituelle est donc tout aussi nécessaire à son âme le plus tôt possible. C’est ce que procure immédiatement le Sacrement du Baptême ! Comme le corps de l’enfant est en sécurité entre les bras d’une mère ou d’un père, comme il est nourri par sa mère pour grandir dans la chair, il est nécessaire que son âme soit en sécurité entre les mains du Seigneur et qu’Il la nourrisse afin qu’elle puisse grandir spirituellement. Combien de parents veulent laisser à leurs enfants la liberté du choix et ne les font plus baptiser dès leur naissance ! Leur laissent-ils la même liberté de choix quant à leur nourriture, et attendent-ils qu’ils aient l’âge de raison avant de leur administrer un remède lorsqu’ils en ont besoin ? Frères, il faut être sérieux ! Le plan physique est important, certes, mais le plan spirituel l’est tout autant, sinon davantage. C’est le rôle de la Communion et de la Confirmation que de confirmer ensuite ce lien établi avec le Seigneur, en toute conscience et en toute raison.

L’enfant qui s’engage dans le labyrinthe immense de la vie a besoin d’un lien avec Dieu. Le Baptême le lui apporte. Comme le fil d’Ariane, même si l’enfant oublie ce lien un jour, Dieu saura lui remémorer qu’Il existe en tirant un peu sur la corde afin de se rappeler à son bon souvenir. C’est souvent dans l’épreuve que l’homme se souvient qu’il a un Père. Ainsi, le Fils Prodigue, qui retrouve son Père, aimant et attentionné… Dieu n’est pas ingrat et Il n’attend qu’un élan de Ses fils pour s’offrir à eux et les combler de Ses Grâces.

Mais si l’enfant n’est pas baptisé, il lui sera plus difficile de bénéficier de cette lumière spirituelle dont il a été coupé et s’est tenu éloigné par la faute de ses parents. Comme l’enfant apprend à lire et à écrire, à compter et à dessiner, à parler et à chanter, il est bon qu’il reçoive également une éducation religieuse solide. Racontez à vos enfants les Écritures Saintes et la vie des saints afin que, dès leur plus jeune âge, ils soient émerveillés d’une telle perfection et d’une telle pureté. Parlez-leur de ces occasions bénies où le Monde Spirituel vient vivre en osmose avec le monde terrestre, et où la proximité de Jésus-Christ et de Sa Douce Maman est si réelle. Le monde de l’enfant sain est le monde du merveilleux, le monde des couleurs et des chansons, le monde de la bonté et de la joie : élevez vos enfants dans la joie. L’enfant est très sensible à la méchanceté et il ne comprend pas la mort : comment le pourrait-il, lui qui vient de la Vie ! Laissez-le croire à la Vie puisque c’est lui qui a raison. Ne lui ôtez pas ses illusions, demandez à son ange gardien de veiller sur lui, et ayez la sagesse d’établir au plus tôt entre Dieu et lui le lien spirituel si nécessaire du Baptême, si vous ne l’avez pas encore fait.

+ Vos frères dans la Foi