Messages du 21 avril 2019

MESSAGE DE PÂQUES

Mon fils,

Écoute ma voix. Laisse-moi te consoler. Tu sais bien que je t’aime, et c’est dans les moments où je vois ton écharde te meurtrir à nouveau que je souffre le plus pour toi.

Souviens-toi, mon enfant, que j’ai souffert ma Passion et que je suis mort sur la Croix pour toi aussi. Ne te lamente pas sur ton indignité, car, quoi que tu en penses, c’est cette écharde qui te maintient dans l’humilité, et c’est elle qui fait ta force. Cependant, si tu oublies de solliciter l’assistance du Ciel lorsque tu es en tentation, tu ne sors pas victorieux du combat ! Pour l’heure, écoute-moi simplement et écris.

C’est dans les moments où tu te sens le plus misérable, le plus lamentable, le plus pécheur et le plus indigne que je veux, dans mon infinie miséricorde, être là pour toi, près de toi, pour t’aider à te relever. Ne détourne pas ton regard du mien parce que tu as honte : cela me peine plus encore. Certes, la honte est un sentiment nécessaire au repentir, mais n’oublie pas que je suis ton Dieu, et que j’ai déjà pris sur mes épaules le poids de tous tes péchés passés, présents et à venir – comme d’ailleurs de tous ceux de l’humanité. Je t’aime, mon fils et je sais que tu m’aimes en retour. Je sais également que tu veux m’être fidèle, mais souviens-toi que l’Apôtre des nations lui-même a affirmé qu’il ne parvenait pas à faire le bien qu’il voulait et commettait le mal qu’il ne voulait pas (cf. Rm 7, 19). La sainteté, mon enfant, s’acquiert tout au long d’une vie, et, lorsque tu pousseras ton dernier soupir, tu auras encore, comme tout un chacun, conscience que tu es pécheur.

Cependant, il y a une chose que je voudrais te demander : lorsque tu te sens assailli par les tentations, n’évite pas de regarder ma Croix, et, je t’en conjure, ne m’éloigne pas de toi. Et quand il t’arrive de céder à ces mêmes tentations, ne laisse pas un sentiment d’indignité t’envahir jusqu’à posséder tout ton être, et ne te détourne pas de la prière. Ne te décourage pas. Ne te mets pas en quarantaine. Au contraire, reviens vers moi et plonge ton regard dans le mien. Ce qui m’importe, ce n’est pas le poids de ton péché, c’est la contrition qui est dans ton cœur. C’est pourquoi la seule question que je te pose – et dont je connais déjà la réponse – est : « Mon enfant, m’aimes-tu ? ». Et puisque tu me réponds, à l’instar de Pierre : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ! » (cf. Jn 21, 17),  mon pardon et celui de mon Père te sont déjà acquis.

C’est quand un pécheur revient à moi que le poids de ma Croix m’est le plus doux et que le Ciel tout entier est en fête. Mais quand il sombre dans le découragement sous l’emprise des forces du Mal et se coupe de ma miséricorde, j’en suis profondément attristé. Jamais mes enfants ne devraient se décourager car dès qu’ils se tournent vers moi pour solliciter de nouveau mon pardon, je suis toujours là pour le leur accorder et leur dire que je les aime.

Malheureusement, peu sont les hommes qui montrent une contrition sincère lorsqu’ils ont péché. Une multitude, en effet, n’ont pas pleinement conscience de la gravité de leurs fautes, soit qu’ils n’ont pas été élevés dans la foi catholique, soit qu’ils n’ont pas été élevés correctement dans cette même foi. Combien, en effet, s’insurgent contre le terme de « péché », blessés qu’ils ont été par une éducation par trop répressive et culpabilisante, et ne supportent plus les rappels à l’ordre de leur propre conscience. Alors, ils préfèrent jeter le bébé avec l’eau du bain, et, en même temps que leur culpabilité, rejeter aussi mon Église et les sacrements, qui pourraient leur apporter le salut.

Pourtant, cette conscience, stimulée par la foi, est innée à l’humanité tout entière, et elle rappelle, tôt ou tard, tous les hommes à l’ordre – fût-ce sur leur lit de mort – même s’ils n’y sont point attentifs. Il en est de même de l’amour. Quand le Père a créé l’homme, il a mis dans son cœur ce sublime sentiment, qu’il partage avec moi, son Fils Unique, de toute éternité. Quand l’homme a chu, il a perdu la communion à cet amour. Mais le Père, dans son infinie bonté, m’a envoyé dans le monde pour racheter le Péché d’Adam grâce à cet amour, pour que la Mort soit vaincue grâce aussi à cet amour, et pour que j’attire à Moi tous les hommes de bonne volonté grâce encore à cet amour. Car l’amour, lorsqu’il est authentique, attire l’amour comme un aimant, et il n’est rien au monde de plus beau, de plus grand ni de plus puissant que l’amour.

En attendant de pouvoir te confesser à un prêtre dès que possible, sache, mon fils, que, par l’amour que tu portes à ton Seigneur, tu es déjà dans une démarche de pardon. N’aie aucune réticence à te sentir aimé de moi, quelle qu’ait été ta faute, parce que ma miséricorde est infinie. La seule chose qui m’importe, en vérité, c’est que le sentiment d’indignité que tu éprouves après avoir péché ne t’empêche jamais de revenir immédiatement vers moi pour saisir la main que je te tends. Et je te demande de me faire la grâce d’agir ainsi chaque fois que tu te retrouveras dans cette même situation.

Enfin, n’aie aucun scrupule à dire encore et encore à ton Dieu, dans un bon acte de contrition, que tu prends la ferme résolution, avec le secours de sa grâce, de ne plus l’offenser, parce qu’à l’instant même où tu le dis, ton cœur est sincère. C’est pourquoi tu ne dois pas penser que tu es un hypocrite, mon enfant, lorsque tu redis ces paroles en sachant pertinemment que, quoi qu’il en soit, tu retomberas toujours à un moment ou à un autre. Au contraire, considère cette affirmation comme une saine résolution que tu dois renouveler à chacune de tes confessions pour te rappeler que le seul et unique objectif de la vie chrétienne est la sainteté. Cet objectif, il n’y a que moi-même, ma sainte Mère, ton ange gardien et tous tes amis du Ciel qui peuvent t’aider à le réaliser. Pour cela, il suffit seulement que tu demandes inlassablement au Père du Ciel, dans l’intimité de ta chambre : « Ne me laisse pas entrer dans la tentation* ! », et que tu aies la présence d’esprit de toujours solliciter l’aide du Ciel dès les premiers assauts de la tentation.

Mon fils, tel est aujourd’hui, pour toute l’humanité, mon message de Pâques : moi, Jésus, j’ai souffert ma Passion et je suis mort sur la Croix pour racheter auprès du Père tous les péchés de l’humanité, et pour vaincre la Mort. Et je suis ressuscité afin que vous ayez foi en moi et en mon Évangile, et que vous vous nourrissiez du Pain d’Éternité, que j’ai laissé à mon Église. Qu’attendez-vous pour vous laisser aimer par votre Dieu et vous laisser sauver par son incommensurable miséricorde ?

Malheureusement, ils sont trop peu nombreux les hommes qui comprennent  cela. Fais-leur passer à tous ce message, mon fils, afin qu’ils comprennent l’amour dont le Père et moi les aimons.

Le péché, pourtant, vient sans cesse tout polluer, tout dénaturer, tout détruire, et le Prince de ce monde use de ses artifices les plus ostentatoires pour que l’homme détourne les yeux de la véritable Lumière, qu’il préfère reléguer sous le boisseau. De tempérament moutonnier, l’homme se laisse imprudemment attirer par l’éclat factice des biens temporels, et il fait comme tout le monde, vit comme tout le monde, pense comme tout le monde : telle est aujourd’hui le seul critère de normalité, dont trop peu aspirent à s’affranchir. Car le Diable pousse l’homme a n’avoir plus foi qu’en l’homme sans le Père, sans le Fils et à l’abri du Saint-Esprit, et il incite intarissablement chacun a devenir un dieu par lui-même en mettant à profit les fruits de son intelligence pervertie par l’orgueil. Tu peux l’entendre, mon fils : depuis le commencement, il ne cesse de susurrer à l’humanité ces mêmes paroles de Tentateur : « Si vous faites telle et telle chose, vous serez comme des dieux, possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais pour vous ! » (cf. Gn 3, 5), et l’humanité continue de pécher encore et encore…

Pourtant, aucun homme ne trouvera le vrai bonheur en suivant, loin de son Dieu, cette voie de perversité centrée essentiellement sur l’égoïsme et le plaisir des sens, sur le pouvoir, sur le sexe et sur l’argent. Pour le trouver, chacun doit savoir qu’il est aimé de Dieu ; chacun doit se tourner vers le Père et vers moi, et vivre, au sein de mon Église, sous la houlette de l’Esprit Saint, une vie nourrie des sacrements et toute orientée vers la perfection. Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie et nul ne va au Père sans passer par moi (cf. Jn 14, 2-5). Car il n’est que mon amour et ma miséricorde qui puisse accueillir l’homme, à son heure dernière, à la Table du Festin des Noces de l’Agneau, et lui faire partager ma divinité.

Je te confie de nouveau, mon enfant, à ma sainte Mère. Continue de la prier fidèlement et laisse-toi consoler par son cœur aimant de Maman, uni à celui de ta mère terrestre. Rejette les pensées de culpabilité dont Satan veut t’accabler et sens-toi libéré de ta faute, même si tu n’en es pas encore absous.

Ce message montrera à tous ceux qui le liront que je ne choisis pas mes messagers pour leur sainteté déjà acquise mais pour continuer de les guider sur le chemin de la perfection, où ils rencontrent inévitablement, comme tout être humain, des pièges et des ornières. Tous les hommes, victimes de leur nature humaine, ont des échardes plus ou moins douloureuses qui les fragilisent, mais, grâce à leur Baptême, ils deviennent enfants de Dieu, et c’est l’amour qui est dans leur cœur qui compte pour moi, nul ne doit l’oublier. Que cet amour t’aide à traverser les tempêtes, mon enfant. Je suis ton Phare et ta Lumière ; ne me perds jamais de vue.

Je te bénis, mon fils, ainsi que ton frère spirituel, ton évêque, ton directeur spirituel, vos familles, vos amis, et les pasteurs et prêtres qui soutiennent cette œuvre.

Jésus

* v. note du Message du 31 mars 2019.

 

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry