Message du 15 août 1993 (II)

MESSAGE DE L’ASSOMPTION (II)

Mes enfants,

Il est parmi vous bien peu de chrétiens qui possèdent toutes les qualités de la Sainte Vierge dont Notre Seigneur vient de faire état. Et savez-vous pourquoi ? Parce que vous avez peur de devenir des saints et de passer pour des êtres anormaux dans le monde ! Alors, faites donc un acte d’humilité en demandant à ce même Seigneur de venir les semer dans votre cœur, et de les y semer toutes.

Cependant, comme votre prière n’est pas toujours des plus ferventes, je m’en vais vous confier un secret pour que vous soyez exaucés.

Parfois, dans le monde, des hommes sollicitent quelque lettre de recommandation pour aborder un personnage important, et, en voyant cette lettre, le personnage important prend leur requête en considération. Eh bien ! si vous vous adressez à la Sainte Vierge pour qu’elle s’adresse de votre part au Bon Dieu, vous choisirez là la meilleure des ambassadrices et, s’il doit vous exaucer, vous le serez à coup sûr.

C’est pourquoi tout bon chrétien devrait demander, dans sa prière quotidienne, le secours de cette sainte Mère. Et il devrait la vénérer car, outre le fait qu’elle soit la bienheureuse Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ et qu’elle mérite tous les honneurs dus à son rang, elle n’en reste pas moins la meilleure des éducatrices des cœurs incultes et la plus douce des consolatrices des cœurs affligés ; celle qui, après avoir porté l’Enfant Jésus en son sein, l’a élevé, et a éduqué à sa suite le plus grand nombre de saints ; celle qui, après avoir été choisie par le Bon Dieu pour être la Mère de son Fils, reste, dans sa gloire, la meilleure avocate de l’homme auprès de lui.

Mes enfants, dans le doute, les tempêtes ou le malheur, vous ne devez jamais oublier cela. Demandez au Bon Dieu par son intercession et vous serez exaucés !

En ce beau jour de l’Assomption, redoublez de ferveur dans vos prières, et demandez à la Sainte Vierge, sans vous soucier du qu’en-dira-t-on, de faire de vous des saints. Demandez-lui de vous guider, de vous éduquer, et de modeler votre cœur sur le sien pour qu’il reste soumis en toute chose aux volontés de son divin Fils. C’est le plus beau cadeau que vous pourrez lui faire !

Je vous bénis.

+ Jean-Marie-Vianney, prêtre