Message du 1er novembre 1993 (I)

MESSAGE DE TOUSSAINT

Mon fils,

Sois fort dans ta foi et reste-moi fidèle. Écoute ma voix au plus profond de ton cœur, et ne doute pas. Je te le dis de nouveau, ces inspirations que je te donne n’ont rien de spectaculaire, mais elles sont pure vérité.

En cette fête de Toussaint, je te vois uni par la pensée avec tous ceux que tu as connus et qui ont quitté cette Terre : membres de ta famille, amis, voisins… Ta prière les réjouit et ils se pressent à la porte de ton cœur pour te remercier de l’amour que tu leur portes dans la communion des saints.

Sois, mon enfant, l’apôtre de cette communion des saints, et, en ces temps où le discernement souvent fait défaut et où chacun préfère ô combien les « révélations » et les prodiges à une foi profonde et discrète, défends avec amour et avec vigueur cet authentique article de foi.

Dis à tous tes frères que je les aime, et que je souhaite porter chacun d’eux dans la foi comme ma Mère humaine m’a porté dans la chair. C’est pourquoi je te demande de leur adresser ces paroles :

Croyez, mes enfants, les saintes vérités que je vous enseigne par mon Église, une, sainte, catholique et apostolique, et soyez à part entière membres de mon Corps Mystique en communiant à cette même foi. Car c’est moi, par mon Église, qui vous donne cette foi. C’est moi qui vous vivifie dans la pratique des vertus. C’est moi qui vous élève et qui vous sanctifie. C’est moi qui vous appelle à vivre dans cette douce communion de perfection avec votre grande famille céleste : votre Seigneur et sa Sainte Mère, escortés de la foule des saints et des anges du Ciel.

Et il est, mes enfants, une chose que vous ne devez jamais oublier. S’il vous arrive de faillir à cette perfection et de vous séparer de moi en vous laissant entraîner dans quelque péché, repentez-vous bien vite : avec sincérité, demandez pardon tant à celui que vous avez offensé, qu’à votre Seigneur. Si votre faute est grave, courez sans attendre auprès d’un prêtre, et confessez votre péché. Ainsi, ma grâce sanctifiante continuera de couler en votre âme, et vous ne deviendrez pas de ces membres gangrenés, tout juste bons à couper et à jeter au feu. Restez, mes enfants, les membres dignes et fidèles de mon Corps Mystique. Je  vous aime tant et désire tant vous garder auprès de moi. Ne vous éloignez pas du troupeau, et, si d’aventure vous le faites, n’hésitez pas un seul instant à revenir vers moi. Tant de personnes oublient aujourd’hui de passer par mes prêtres et croient recevoir le pardon de leurs fautes graves en me le demandant directement. Quelle naïve ignorance, mes petits ! Car toutes vos vilenies doivent être confiées à mes prêtres : eux seuls ont le pouvoir de vous les pardonner sur cette Terre. Vous me direz : « Pourtant, Seigneur, vous connaissez déjà nos péchés et notre repentir ! », mais je suis comme le chef d’entreprise à qui vous réclamez une somme d’argent par téléphone : même si j’agrée votre demande, vous devez vous rendre à la banque, et seul le banquier peut vous remettre l’argent. Il en est de même pour la Confession. Telle est la loi depuis que le Père m’a envoyé et qu’il a fait de moi votre Juge.

Si, dans votre vie de tous les jours, vous ne faites pas l’effort de passer par mes prêtres – ceux à qui j’ai donné moi-même le pouvoir sur cette Terre de pardonner les péchés en mon Nom (cf. Jn 20, 23) -, alors, vos fautes ne sont point remises. Mais si vous le faites, moi, je peux continuer de déverser à travers eux mon amour en votre âme en vous pardonnant tous vos péchés, et vous, vous pouvez m’offrir un cœur pur dans une communion plus parfaite à mon Corps et à mon Sang dans l’Eucharistie. Alors, je vous donne de nouveau de ma force pour lutter plus efficacement encore contre vos imperfections.

Car par l’Eucharistie, mes enfants, j’offre à votre âme la seule nourriture qui soit indispensable à sa perfection : le Pain de Vie, le Pain de la Vie Éternelle. Mangez donc, mes petits, de ce Pain et vous vivrez (cf. Jn 6, 1-59). Mais ayez la sagesse de toujours l’accueillir dans un cœur purifié, sinon, il ne pourra vous être profitable (cf. 1 Co 11, 27-29).

Heureux, donc, ceux qui vivent de perfection ! Heureux ceux qui obéissent à mes Commandements ! Heureux ceux qui obéissent humblement à mon Église et qui restent en pleine communion avec Pierre ! Leur obéissance les gardera de l’illusion, de la séduction des fausses doctrines, de la fausse théologie, des sectes et des fausses manifestations « surnaturelles » qui drainent aujourd’hui tant de pauvres âmes exaltées, alors que moi, je les attends silencieusement dans le Saint-Sacrement, où je  suis réellement présent, disposé à enseigner leur cœur, mais elles en sont si peu conscientes…

Que vos cœurs, mes enfants, soient toujours des réceptacles d’amour : d’abord, de celui que je vous donne pour faire de vous de saints apôtres de la foi. Ensuite, de l’amour de tous vos frères, ceux de la Terre et ceux du Ciel. Soyez doux, mes chers enfants, soyez patients, soyez bons et aimants. Je ne saurai assez vous le rappeler à tous : il y a encore trop de haine de par le monde, il y a trop de violence, trop de guerres, trop d’impureté. Et parce que l’orgueil et l’égoïsme ouvrent une faille béante dans le cœur des hommes, Satan conserve sur la Terre un pouvoir terrifiant.

Alors, colmatez cette faille, mes petits, en restant humbles en toute circonstance. Luttez contre votre amour-propre et montrez envers votre prochain une grande charité. Ne détruisez personne par le fiel de votre bouche. Avant de parler, d’agir, et même de penser, tournez-vous toujours vers l’Hôte que vous avez accueilli en votre cœur dans l’Eucharistie. Tournez-vous vers cet Hôte que si souvent vous réduisez au silence à cause de votre orgueil. Tournez-vous vers lui, et il vous donnera la réponse qui convient : celle de l’obéissance, de la clarté, du bon sens, de la prudence, de l’humilité, de l’effacement, de l’honnêteté, de la douceur, de la compassion. Celle, mes enfants, du véritable amour.

Restez-moi unis, mes fils et mes filles, dans cette magnifique communion des saints que nous fêtons tous ensemble aujourd’hui, au Ciel et sur la Terre. Suivez l’étendard de votre Sauveur, et, en marchant dans ses traces, faites jour après jour croître en vous le germe de sainteté que le Père a déposé en vous.

Respectez mes prêtres, et respectez les limites de vos tâches et responsabilités au sein de l’Église. Si vous souhaitez y modifier quoi que ce soit, ayez toujours la délicatesse et l’humilité de soumettre vos idées d’abord à vos prêtres et éventuellement à vos pasteurs, et s’ils refusent de les accepter pour des raisons canoniques ou liturgiques, obéissez-leur sans sourcilier et sans les critiquer.

Si vos prêtres ne vous semblent pas accomplir convenablement leur ministère à la lumière des textes officiels de l’Église, reprenez-les sans témoin et avec beaucoup de charité dans le secret de la sacristie ou de leur presbytère, car c’est l’unité qui importe, et lorsqu’il n’y a plus d’unité, le Démon fait la loi.

Au sein de ce Corps que nous formons, et dont je suis la Tête, mes prêtres doivent obéir à leurs pasteurs, et mes pasteurs à Pierre. Ils doivent être mes oreilles pour vous écouter, et ma bouche pour vous parler, vous expliquer, vous guider, vous encourager, vous pardonner. Mais aussi ma bouche pour vous dire où est le bien et où est le mal, où est ce qui convient et ce qui ne convient pas. Ma bouche pour louer vos mérites et pour honnir votre péché, pour accepter la vérité et pour condamner l’erreur, et tout cela dans la plus grande fidélité à l’Évangile, à Pierre et à la Tradition de l’Église. Alors, bénie soit la tête humaine de mon Corps Mystique, qui, avec tout mon amour, reprend et instruit les membres gangrenés par leurs erreurs, et les met si sagement en garde.

Mes enfants, vous ne savez pas à quel point le Démon aveugle votre monde. Prenez garde de vous laisser séduire par les manifestations de foi trop sensibles et trop exaltées, par l’ésotérisme, le spiritisme et certains phénomènes prétendument surnaturels : les élus eux-mêmes peuvent y perdre aujourd’hui leur discernement.

Voici quelles sont les armes de la Vérité et le bouclier invincible de la foi : tout d’abord, un immense respect et un incommensurable amour de Dieu, mêlé d’un grand désir de sainteté, jusqu’à donner votre vie, s’il était nécessaire, pour défendre la foi catholique. Ensuite, un profond respect et une profonde charité envers vous-mêmes et envers vos frères ; une obéissance amoureuse à mes Commandements et à mon Église, qui ne s’accommode d’aucun compromis douteux ; une pratique fréquente des sacrements, de la prière et de l’oraison ; des lectures spirituelles solides ; une profonde humilité ; une grande vénération pour ma sainte Mère – qui vous aidera à mettre tout cela en pratique -, et une douce communion au sein de mon Corps Mystique, avec l’Église du Ciel, où anges et saints prient inlassablement pour vous, vous guident et vous protègent.

Heureuse fête à tous, mes chers enfants, dans cette belle communion avec votre Dieu, sa sainte Mère, les anges, et tous vos aimés du Ciel, qui distillent dans votre cœur leurs plus beaux souvenirs terrestres et leurs plus affectueuses pensées.

Je vous bénis.

 Jésus