Message du 16 février 1993

Mes chers enfants,

Conservez dans votre cœur beaucoup d’amour et ne passez pas votre temps à juger vos frères, surtout ceux qui ne goûtent pas, comme vous, la douceur de me connaître.

Car vous, mes enfants, qui restez fidèles à mon Église, possédez toutes les indications de route et toutes les provisions pour cheminer dans la vie sans vous égarer et sans défaillir, alors que nombre de vos frères, pauvres créatures aveugles, avancent au gré de leurs sens dans une obscurité spirituelle presque totale.

Lorsque vous voyez ces frères céder à leurs passions, à la malhonnêteté, à la méchanceté, à la corruption, à la colère, à l’alcoolisme et à toutes sortes de perversions, lorsque vous les voyez adorer des idoles, l’argent, le pouvoir, convoiter des facultés surnaturelles, pactiser avec l’Enfer, je vous en supplie, mes enfants, ne les jugez pas, mais plutôt plaignez-les et priez pour leur conversion : s’ils agissent ainsi, c’est qu’ils ont été happés dans les rets du Prince des ténèbres, et qu’ils ne connaissent pas leur Sauveur comme vous, vous le connaissez.

Alors, mes enfants, je vous le dis, des fautes qui, chez vous, sembleront vénielles comparées aux pires égarements de ces pauvres malheureux, peuvent être à mes yeux aussi graves. Car si vous, qui possédez le meilleur des guides, êtes encore capables de faire fausse route, comment vos frères, qui préfèrent cheminer seuls, ne se perdraient-ils pas ?

Enfants de mon Église, au lieu de juger les hommes égarés et de les condamner si impitoyablement, efforcez-vous donc promptement d’unir vos cœurs et vos talents, et de donner au monde l’exemple de bons chrétiens, humbles, sincères, profonds, spirituels et charitables. Vous devez devenir les miroirs de mon amour infini afin que les foules aient envie se joindre à vous pour me suivre, comme elles se précipitaient vers moi lorsque je cheminais en Galilée.

Pour cela, veillez à vous nourrir quotidiennement des Saintes Écritures et à approfondir l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique, afin que nul ne vous piège ou ne vous égare. Car dans le monde d’aujourd’hui, où pullulent les sectes et les fausses doctrines, il est plus que jamais nécessaire que chacun connaisse clairement mon enseignement, et qu’il n’y ait aucune contradiction entre vous. Restez, mes enfants, fidèles à Pierre. J’ai tellement de peine à voir certains de mes propres ministres rejeter la tutelle de Rome, dévier de mon enseignement, et entraîner avec eux leurs ouailles dans l’abîme. Le Catéchisme a été donné pour faire l’unité des chrétiens : telle est ma volonté.

Ceux qui refusent de se conformer à l’enseignement qu’il contient sont aveuglés par un esprit d’orgueil et de contestation. Leur comportement n’est souvent que l’écho d’une psychologie perturbée par des difficultés personnelles de relations avec leurs propres parents, un époux ou une épouse, et ils refusent toute forme de soumission dès lors qu’elle se veut humble et obéissante. Ils aimeraient une loi morale qui soit adaptable aux uns et aux autres, selon leur propre conception et leur propre expérience de la vie. Mais il en est des lois morales comme des lois de la nature, ce sont les mêmes pour tous : si vous sautez dans le vide, vous tombez ; si vous plongez dans l’eau sans savoir nager, vous vous noyez. De même, si vous devenez esclaves du péché, vous mourez à la Vie Éternelle. C’est pourquoi il est nécessaire que mon Église établisse pour vous des garde-fous.

De plus, le Fils de l’Homme est là. Il est venu pour vous sauver, et, si vous sollicitez ses grâces, il saura vous prêter main forte : si vous tombez, iI sera votre parachute ; si vous vous noyez, il sera votre bouée.

L’amour, mes enfants, est au-dessus de toute loi, et tout homme qui aime Dieu et sollicite humblement son pardon accueille en lui sa grâce. Pour moi, la dernière de toutes les âmes, fût-elle la plus noire, n’a pas de prix.

Avec l’assistance de ma grâce, faites des conversions, mes enfants. Mais ne vous égarez pas. Ne faites pas vôtres les idées séduisantes sans aucun discernement, et ne devenez pas esclaves des mauvaises habitudes, car il n’est rien d’aussi dangereux pour l’homme que l’accoutumance au péché. En effet, cette accoutumance a tendance à faire perdre à l’homme le sens de la gravité de la faute en le familiarisant avec le péché. Soyez donc vigilants, mes chers enfants, et, s’il vous arrive de chuter, ne tardez pas à aller confier votre faute à l’un de mes prêtres pour recevoir à travers lui mon pardon.

Enfants de mon Église, je voudrais tant que vous soyez tous unis pour cheminer ensemble dans la même foi, vers le même but. Malheureusement, les plus spirituels d’entre vous ne peuvent s’empêcher de critiquer l’activisme de certains de leurs frères, et les plus actifs de critiquer la vie mystique des spirituels.

À cet égard, souvenez-vous, mes chers enfants, de Marthe et de Marie (v. Lc 10, 38-42), et cessez vos polémiques, qui sont un manquement à la charité. Voici quelle est ma volonté : celui qui, avant de s’activer, prend d’abord le temps de découvrir son Seigneur, de le connaître, de l’adorer, de le prier, de dialoguer avec lui en oraison, et de l’inviter à habiter en son âme, celui-là accueille en lui les dons de l’Esprit Saint, et son action dans le monde n’en est que plus judicieuse et plus efficace. Car, tout en pansant les blessures des corps et en nourrissant les bouches affamées, il s’active aussi à panser les blessures des âmes et à les nourrir de l’enseignement du Sauveur. Et combien cela est nécessaire aujourd’hui, mes enfants, alors que l’attention du monde entier n’est attirée que vers les malheurs corporels.

Combien d’âmes dépérissent et attendent désespérément d’être nourries. Si vous ne les invitez pas sans détour à connaître leur Sauveur, si vous ne les nourrissez pas de son enseignement et ne les conduisez pas à sa table, elles s’étioleront et ne se gaveront jamais que de chimères. D’aucuns vous diront qu’il faut les convertir en douceur : quelle violence y a-t-il donc à parler de moi ? Ne parlent-ils point, eux, sans autant de scrupules, de leurs idées politiques ou de leurs goûts artistiques ?  

Mes enfants, ne vous laissez pas convertir par les arguments fallacieux des tièdes : ils disent qu’il faut toujours aborder les questions religieuses avec une grande prudence dans le souci de ne choquer personne, et qu’il est nécessaire, en ce domaine, de faire preuve d’une grande tolérance. Sont-ils si tolérants, eux, avec leurs enfants, lorsqu’ils les voient lâcher leur main pour traverser seuls la grand-route ?

Mes petits, je vous le dis encore, rayonnez de mon amour et faites des conversions : toutes les âmes égarées sont comme des enfants perdus sur la grand-route de la vie. Si elles ressentent à travers vous le feu et la force de mon Esprit, elles vous accorderont leur confiance et vous les conduirez au Bercail. Ma sainte Mère vous assistera dans cette tâche si belle, et, dès lors que vous la prierez avec ferveur et assiduité, elle vous comblera de ses grâces.

Je vous bénis.

 Jésus