Message du 16 novembre 1986

Bien chers frères,

Mettez-vous à l’écoute de l’Esprit Saint et trouvez Dieu dans le silence de la prière. Ne vous laissez pas emporter par l’exaltation. Ah ! combien il est regrettable, lorsque nous sondons les cœurs dans vos assemblées du dimanche, de n’y trouver que peu de traces d’une authentique spiritualité !

Frères, il ne suffit pas de louer le Seigneur pour être chrétien, il ne suffit pas d’être sincère et de faire ce qui est demandé ! Il faut aussi obéir à l’Église dans ce qu’Elle demande de croire, et former son cœur et son esprit à recevoir cet Enseignement dans l’émerveillement. Car aujourd’hui, peu nombreux sont les chrétiens qui savent encore s’émerveiller de leur foi. Le monde est devenu tellement matérialiste que, de plus en plus souvent, vous n’attachez d’importance qu’aux apparences. Ainsi, vous jugez de la beauté d’une cérémonie à l’harmonie de ses chants ou à l’unité apparente de ses fidèles, mais vous ne pouvez lire dans les cœurs ! Combien répètent les paroles de la Messe – même le Credo – sans penser à ce qu’ils disent et sans y croire vraiment ! Aussi n’hésitent-ils pas, lors de discussions au sujet de la foi, à remettre en cause tout ce qui fait du christianisme la beauté et la grandeur, jusqu’à ses fondements.

Ah ! frères, changez vos cœurs ! Ne vous contentez pas de dire ou de chanter : « Seigneur, changez nos cœurs ! ». Soyez réceptifs à l’appel de Dieu, accueillez-Le dans un cœur amoureux et non pas dans un cœur sec et aride où le culte n’est que principe ou tradition ! Vous vous agitez beaucoup dans la matière pour rendre service aux autres, pour les aider à organiser leur vie, à se remettre d’une grande peine, à supporter des souffrances, mais ce que vous faites n’est que passager et superficiel et cela, vous ne vous en rendez pas compte parce que vous consacrez beaucoup de temps à ces occupations, vous sacrifiez de nombreux moments de loisirs et de repos à cette cause. Vous attendez de tout cela une réussite matérielle que vous pourrez mesurer en termes de bilans, de pourcentages, de satisfaction intellectuelle, de participation, d’amitié chaleureuse, de partage. Mais quelle est votre action sur les âmes, frères bien-aimés ?

Nous aimerions tant que vous accordiez moins d’importance à ce qui se voit et que vous deveniez plus profonds dans votre foi, plus amoureux du Christ, plus filiaux envers Marie, Sa Très Sainte Mère. Nous aimerions que vous vous efforciez d’être plus simples dans votre foi, de vous extasier davantage sur la grandeur de l’Enseignement du Christ, sur les merveilles qu’Il a faites et qui remuaient jadis les foules – merveilles que vous êtes les premiers à mettre aujourd’hui en doute, considérant Jésus-Christ comme un être humain exceptionnel, certes, mais non comme le Fils de Dieu fait Homme ! Nous aimerions que vous vous mettiez à l’écoute du Ciel, que vous dialoguiez avec votre ange gardien, avec le Seigneur, avec Marie et les saints, et que votre vie sur terre soit un échange subtil continuel entre l’Église de la terre et l’Église du Ciel. Cela ne vous empêchera pas de vaquer à vos obligations ! Chaque jour, nous donnons à notre messager de nombreuses preuves de cette communion : c’est tantôt une inspiration, tantôt un conseil, tantôt une mise en garde. Nous pouvons aussi vous faire éviter bien des chutes, bien des erreurs, bien des déboires, mais il faut savoir écouter !

L’Esprit Saint parle en vous, frères aimés, et cependant, vous préférez vous tourner vers les médias qui vous conditionnent et vous affubler de « baladeurs » qui diffusent à vos oreilles des musiques du Diable, et tout cela pour paraître normaux aux yeux de la société moderne ! La vérité n’est pas dans toute cette technique, amis, elle est au fond de votre cœur. Écoutez le Seigneur et prenez la peine de tendre l’oreille avant de décréter que vous n’entendez rien ! Car si vous n’entendez rien, c’est que vous n’écoutez rien, et si vous n’écoutez rien, c’est que vous ne voulez pas écouter ! Vous qui regardez avec mépris ce que vous appelez « des excès de piété », reprocheriez-vous à un enfant de trop aimer son père et de désirer partager sa vie le plus souvent possible ? De plus, qui vous dit que ces « excès de piété » ne viennent pas compenser vos propres indifférences, vos propres imperfections, vos propres négligences en matière de foi ?

Frères, vous qui aimez Dieu et donneriez tout pour Lui, ne soyez pas inquiets et continuez de prier afin que ceux que vous aimez vous rejoignent dans la vérité de la religion du cœur, celle qui, forte du respect de la Loi par amour, se donne tout entière à Jésus et à Marie, même en plein monde ! celle qui équilibre, celle qui donne la force de la spiritualité et qui permet d’affronter tous les obstacles !

« Vous serez livrés même par vos père et mère, par vos frères, vos proches, vos amis » (Lc 21, 16), dit l’Évangile d’aujourd’hui. Ne renoncez pas aux merveilles que vous avez découvertes dans la spiritualité, chers frères, même si vos parents et vos amis vous montrent du doigt. Du moment que vous accomplissez votre devoir d’état correctement et que votre comportement ne dénote aucune excentricité, n’ayez crainte : vous êtes dans le plus parfait équilibre, l’équilibre de Dieu ! Recevez la force de l’Esprit Saint : «… vous n’avez pas à préparer d’avance votre défense : car Moi, Je vous donnerai un langage et une sagesse, à quoi nul de vos adversaires ne pourra résister ni contredire » (Lc 21, 14-15). Que ceux qui vous attaquent cherchent la poutre (Mt 7, 1-5) dans leur œil, frères aimés. Soyez rassurés : nous sommes avec vous et vous soutenons dans l’Esprit Saint. Allez dans la paix.

+ Vos frères dans la Vérité