Message du 1er novembre 1994

MESSAGE DE TOUSSAINT

 Mon fils,

Ne doute pas : c’est bien moi, ton Seigneur, qui continue de te parler au fond de ton cœur. Je te l’ai dit bien des fois : tu ne dois rien attendre de spectaculaire. Reste à l’écoute de l’Esprit Saint dans la simplicité, l’humilité et la joie. Conserve une foi pure dans l’enseignement de mon Église, et rayonne de cette certitude que je te donne.

Ne te laisse atteindre ni par les faux enseignements des hommes, qui visent à démolir mon Église et son chef et à discréditer celui-là même qui te parle, ni par les paroles extravagantes de certains qui attirent aujourd’hui à eux mes brebis en se recommandant faussement de moi ou de ma sainte Mère.

Mon enfant, je ne t’ai jamais enseigné que l’humilité et l’obéissance à mon Église, voie qu’ont toujours suivie ceux et celles qui m’ont aimé en esprit et en vérité même s’il leur en a coûté parfois. Prie donc pour que la volonté de ton Seigneur soit accomplie et ne t’inquiète de rien. Je te remercie d’avoir accepté, ce matin, à la demande de l’Abbé X., de donner la sainte communion. Je sais combien tu t’en sentais indigne mais tu as dit « oui » par obéissance. C’est pourquoi je t’ai donné de ma sérénité. Et tu m’as porté à tes frères avec une telle révérence que beaucoup l’ont remarqué. Lorsque tu seras de nouveau reçu par ton évêque, demande-lui sa bénédiction à cette intention pour que tu sois en paix. Dis-lui aussi le fond de ton cœur, dis-lui ta fidélité et ta volonté de me servir toujours et de ton mieux. Parle-lui aussi de tes projets. Il t’écoutera d’une oreille attentive.

Mon fils, parle toujours à tes frères avec amour mais reste d’une fermeté souriante lorsqu’il s’agit de la foi catholique et de l’obéissance à l’Église, qui est mon Corps et dont vous êtes les membres. Ne peuvent, en effet, former un seul et même corps que les membres qui lui sont unis : lorsqu’un de ces membres souffre, c’est le Corps tout entier qui souffre avec lui, et lorsqu’un de ces membres est joyeux, c’est le Corps tout entier qui se réjouit avec lui. Mais lorsqu’un membre est gangrené et que, malgré les soins qui lui sont prodigués, le mal menace de nuire au reste du Corps, alors, il ne faut pas hésiter à le couper et à s’en séparer…

À ce sujet, je voudrais que tous mes enfants comprennent qu’un légitime œcuménisme ne saurait être la porte ouverte à toutes les erreurs et tous les compromis en matière de foi ou même de pratique religieuse, mais l’application directe des deux plus grands commandements que je vous ai laissés : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. En effet, celui qui prétend aimer Dieu mais qui, mon fils, n’aime pas son prochain reste profondément tourné vers lui-même et sa foi est vaine. De même, celui qui prétend aimer Dieu et son prochain mais refuse de partager sa table ou son vêtement avec son frère dans la différence n’a pas compris non plus le sens de mon enseignement.

Sur le plan humain, tous les hommes de la terre devraient être capables de se donner la main, quelle que soit leur race, leur sexe ou leur religion, et de lutter ensemble, dans la charité et la fraternité, contre les grands fléaux qui menacent l’humanité corrompue par l’orgueil.

Sur le plan humain, tous les hommes de la terre devraient être capables, dans un même élan, de s’agenouiller devant le même Père et de le prier ensemble, même si tous ne le voient pas sous sa vraie couleur*. Alors, un grand pas serait franchi vers la paix entre les nations. Cependant, c’est à mon Église catholique, lumière des nations, qu’il revient de me faire connaître et de ramener au bercail tout le troupeau dispersé.

Mon fils, écoute à présent ceci : l’homme peut avoir des relations de camaraderie dans le travail, dans le sport, dans le jeu, où chacun est disposé à œuvrer ensemble pour la réussite d’un but commun, mais il peut aussi nouer des relations d’amitié plus solides, conduisant à une découverte plus profonde de l’autre et à des échanges plus sincères et plus enrichissants. Il devrait en être de même entre les différentes religions : si, dans leurs relations quotidiennes avec leurs frères, ceux qui se réclament de moi s’efforcent d’être des modèles vivants de charité, combien plus ils seront aussi des flambeaux qui attireront à moi les non-catholiques, intrigués par l’Esprit de force et de sagesse que j’aurai communiqué à mes enfants. Car je veux faire d’eux, à la suite de mes Apôtres, des pêcheurs d’hommes.

Mais n’oublie pas, mon fils, qu’il faut d’abord s’élever au-dessus des brumes des vallées avant que de percevoir la lumière des cimes. Si donc toi et ton frère spirituel voulez avoir un apostolat fructueux, cultivez en vous une douceur et une charité infinies, sinon, vous ne serez pas crédibles. Cultivez en vous une compréhension et une patience incommensurables, sinon, vous ne serez pas crédibles. Préparez-vous, par l’étude de la Bible, des Pères de l’Église, des vies et des écrits de saints, à répondre à toute attaque, à tout argument fallacieux. Et n’oubliez jamais qu’avec les armes de l’humilité, de la charité et de l’obéissance, et l’assistance de mon Esprit, vous parviendrez à vaincre jusqu’aux plus insurmontables obstacles.

Mon fils, les temps sont difficiles. Le Démon assène à mon Église de violents coups de boutoir. Désireux de la détruire de l’intérieur, il envoie au milieu même de mes brebis deux sortes de loups aussi dangereux les uns que les autres : les premiers ont pour mission de détruire auprès des âmes faibles les vérités essentielles de la foi en remettant en question ma Divinité, la Présence eucharistique, la virginité de ma Mère, la charge de Pierre et tout mon enseignement. Les seconds ont pour mission de séduire les âmes les plus attirées par le merveilleux en les fascinant par toutes sortes de « messages » et de prodiges séduisants tout en les menaçant de pécher contre l’Esprit si elles se montrent incrédules.

Pour toi, mon fils, ne prête aucunement l’oreille à ces fables et conserve en tout ton bon sens, gage de la présence du véritable Esprit, celui qui souffle dans l’Église. Prie pour tous ceux qui se laissent aveugler, et continue de ramener au bercail les brebis dispersées.

En ce jour de Toussaint, sois uni à tous les saints que tu aimes et à tous tes parents et amis qui ont quitté cette terre. Par la puissance de l’Amour vainqueur, ils te disent aujourd’hui eux aussi leur amour et t’encouragent, ainsi que ton frère spirituel, vos familles, vos amis, et les prêtres qui vous soutiennent, à continuer d’œuvrer au sein de mon Église pour le Royaume.

Ma Sainte Mère vous aime et vous protège, et moi, je vous aime et vous bénis.

 Jésus

 

 * v. Message du 11 octobre 1986, Un Souffle qui passe…, Tome 1.