Message du 21 mai 2020 (I)

MESSAGE DE L’ASCENSION (I)

Mes chers enfants,        

Si je continue de vous instruire à travers ces messages, c’est pour purifier et fortifier votre foi lorsque vous êtes déjà membres de mon Église, et pour préparer votre cœur à accueillir cette foi si vous ne l’avez pas encore embrassée.

Certains seront touchés par leur enseignement mais d’autres ne le seront point : c’est là leur liberté. Car vous devez savoir que ce que vous appelez « révélations privées » ne sont pas des articles de foi (1). Cependant, l’objectif de ces messages étant de conduire ceux qui les liront à une plus grande compréhension de mon Évangile dans leur vie de tous les jours et à un plus grand amour de mon Église, vous pouvez, en toute quiétude, accorder votre confiance aux propos qu’ils contiennent.

Si ceux qui lisent ces textes préfèrent les considérer comme de simples méditations, libre à eux, car il est déjà bon qu’ils acceptent de s’y pencher. S’ils découvrent ensuite que ces lectures élèvent leur âme et les conduisent à plus de sainteté et à une plus grande intimité avec moi, je ne puis que m’en réjouir. Car en vérité je vous le dis, ces pages, dont je suis le Chef d’Orchestre (2), sont non seulement le fruit d’une inspiration qui pourrait être comparable à celle de certains écrivains, poètes ou artistes, mais aussi d’une intuition de nature prophétique puisqu’elles participent directement de l’action du Paraclet, l’Esprit de vérité, que je vous ai envoyé d’auprès du Père (cf. Jn 15, 26) après mon Ascension dans le Ciel.

Il s’agit ici de ce même Esprit dont je vous ai affirmé qu’il vous enseignerait toute chose et vous rappellerait tout ce que je vous ai dit (cf. Jn 14, 26). Paul, lui-même inspiré par cet Esprit, a vivement encouragé les premières communautés chrétiennes à se placer sous son inspiration et, plutôt que de parler en langues, à prophétiser en vue d’édifier, d’exhorter et de réconforter (cf. 1 Co 14, 3). Je vous invite aujourd’hui, mes chers enfants, par ce message, à discerner par vous-mêmes si le Souffle qui passe à travers ces textes – vivante manifestation pour l’Église de ce temps – peut toucher votre cœur et faire grandir votre foi.

Certains, inévitablement, préféreront ne pas lire ces textes, clamant, sans même les avoir vraiment consultés, qu’ils ne présentent pour eux aucun intérêt, cependant qu’ils se repaissent de prix littéraires, de fiction et parfois même d’écrits dangereux pour leur âme…

D’autres douteront que moi, Jésus, ma sainte Mère ou les saints puissent avoir une telle intimité avec mon messager, ou que le Ciel puisse se manifester à lui de cette façon. C’est leur droit, car il ne s’agit plus ici de la Révélation avec un grand « R », celle qui, s’arrêtant au dernier Apôtre, a été consignée par l’Église primitive pour former le canon des Écritures. Mais c’est aussi fort dommage pour eux car l’action de l’Esprit Saint fait partie de la vie de mon Église, que ce même Esprit continue d’édifier et de fortifier en permanence dans la perspective du Royaume des Cieux. Et de même que cette action s’est manifestée chez les Pères, les papes, les conciles, les saints, de même elle continue de se manifester chez les bons prédicateurs et chez ceux que j’ai choisis pour être mes prophètes.

D’autres encore, cette fois membres de mon clergé, se demanderont : « Mais comment Notre-Seigneur peut-il parler à un simple laïc alors que nous, nous avons été ordonnés pour lui au service de son autel ? » Je leur répondrai avec force qu’il n’en tient qu’à eux d’accueillir mon Esprit et de se laisser, eux aussi, inspirer et guider par lui. En effet, lorsqu’un prêtre prie avant de composer une homélie ou qu’il prêche directement sans l’avoir préparée, et que les mots lui viennent à l’esprit sans aucune réflexion, d’où croit-il que provient son inspiration ? Et lorsque ce même prêtre me tient entre ses mains lors de l’élévation pendant la sainte messe, ne perçoit-il point qu’il y là bien plus qu’un simple morceau de pain ou qu’une simple coupe de vin ?

Mon messager, mes enfants, est un homme simple qui, lui aussi, m’a consacré sa vie, bien qu’il ne soit pas prêtre. Il ne revendique aucun statut, ne prétend posséder aucun pouvoir, et si je le gratifie de certains charismes depuis sa plus tendre enfance, il ne se prend pas pour autant pour un être exceptionnel, ni même pour un prophète, alors que je lui en assigne réellement la fonction.

Peut-être d’aucuns souhaiteraient-ils qu’il dévoile publiquement son identité, qu’il dise avoir des extases pour écrire ces messages, ou qu’il soit gratifié d’apparitions régulières : il n’en est rien ! Il perçoit simplement l’appel de l’Esprit Saint au plus profond de son cœur – appel qu’il a la délicatesse d’écouter – et consacre du temps à écrire le plus fidèlement possible ce qui lui est inspiré. Cet Esprit utilisant ses talents personnels et toutes les ressources de sa psychologie, mais devant aussi s’accommoder de ses limites et de sa nature pécheresse, il n’est pas exclu que ces messages puissent contenir çà-et-là quelques imperfections ou imprécisions. C’est pourquoi je lui demande toujours de soumettre tout ce qu’il « reçoit » à son directeur spirituel – à qui j’ai accordé la grâce d’état d’un juste discernement – ainsi qu’à mon pasteur, Gilbert, qui l’accompagne paternellement depuis plusieurs années dans la mission prophétique que je lui ai confiée au sein de mon Église pour le monde de ce temps.

Né du Père avant tous les siècles, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, j’ai été engendré par ce même Esprit dans le sein de ma Mère, la Très Sainte Vierge Marie. Par elle, j’ai revêtu la nature humaine, dont j’ai volontairement assumé les limites jusqu’à ma mort sur la Croix pour délivrer les hommes du Péché et leur ouvrir, à ma suite, les portes du Ciel. C’est ainsi, mes chers enfants, que le Père-Créateur a envoyé son Verbe sur la Terre pour vous manifester son amour en plénitude, et que, par moi, il vous a réconciliés avec lui. C’est ainsi, mes chers enfants, que votre Père du Ciel m’a confié la mission de féconder vos âmes d’une semence d’Éternité, de vous pardonner tous vos péchés, de vous délivrer du Malin, et de vous conduire jusqu’à lui dans la gloire de son Royaume. C’est ainsi, mes chers enfants, que je me suis fait Homme comme vous – mais sans le Péché Originel ni ses conséquences – pour vous faire partager ma divinité et mon lien de filiation avec le Père, et que, par ma mort, ma Résurrection et ma glorieuse Ascension, j’ai permis à l’humanité pécheresse de pouvoir retrouver sa pureté originelle.

Le Père a aussi voulu que tous ceux qui l’aimeraient et croiraient en moi, l’Unique-Engendré, puissent se rassembler dans l’unité et s’agréger, par leur Baptême, à mon Corps pour en devenir pleinement membres : membres de mon Église, une, sainte, catholique et apostolique, et membres de mon Corps Mystique, nourris de mon enseignement et de mon Eucharistie, fidèles à mes Commandements et à ma Parole (cf. 1 Jn 2, 3.5).

À la tête de tous les membres de cette Église se tient le pape, évêque de Rome et successeur de Pierre, à qui j’ai confié les clefs du Royaume des Cieux (cf. Mt 16, 19). Viennent ensuite les évêques, légitimes successeurs de mes Apôtres, puis les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses, mais aussi les prophètes et tous les hommes dotés par le Père de charismes divers et variés (cf. 1 Co 12, 27-28) manifestant concrètement, pour l’édification de mon Église et sous la tutelle de l’Esprit Saint, les différents dons de ce dernier : la sagesse, l’intelligence, la science, la force, le conseil, la piété et la crainte envers le Père, Moi-même et l’Esprit Saint – le terme de « crainte » ne signifiant évidemment pas « la peur » mais plutôt « le respect » ou « la révérence ».

En ce jour de mon Ascension dans le Ciel, après avoir mandaté mes Apôtres pour qu’ils se rendent en mission jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Ac 1, 8), je levai les mains pour les bénir une dernière fois avant de disparaître à leurs yeux à travers les nuées (cf. Lc 24, 50-51) afin de retrouver ma place de Fils à la droite du Père. Cependant, je suis aussi toujours avec vous, mes chers enfants, par l’action de l’Esprit, qui anime mon Église, et à travers les différents sacrements que celle-ci met à votre disposition. Je suis toujours avec vous à travers mon Évangile, à travers mes pasteurs légitimes, à travers mes prédicateurs fidèles et à travers mes prophètes. Je suis toujours avec vous à travers la paix et l’amour que je vous communique et qui vous unissent – et cela, jusqu’à la fin du monde (Mt 28, 20).

Je vous bénis,

Jésus

(1) Tout au long de l’histoire, il y a toujours eu des révélations privées : les apparitions de la Très Sainte Vierge Marie reconnues par l’Église, Le Dialogue de sainte Catherine de Sienne (docteur de l’Église), le Petit Journal de sainte Faustine, l’oeuvre de Maria Valtorta, et tant d’autres.
(2) 
v. Message du 13 septembre 2018, Un Souffle qui passe…, Tome 3.

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry