Message du 21 mai 2020 (II)

MESSAGE DE L’ASCENSION (II)

Bien chers frères,

Certains d’entre vous s’interrogent, à juste titre : « Puisque nous disposons déjà des Saintes Écritures, de l’enseignement de notre Seigneur Jésus-Christ et du Catéchisme de l’Église catholique, puisque nous avons déjà tout ce que nous enseigne la Révélation, quel peut bien être l’intérêt de lire des “messages” signés de notre Seigneur Jésus-Christ, de la Vierge Marie et des saints du Ciel ? Et qui nous prouve que tout cela est bien vrai ? »

La réponse est simple – et Notre-Seigneur vous l’a livrée en partie dans son dernier message (1) : comme il ne s’agit pas ici de la Révélation avec un grand « R », à laquelle vous êtes tous tenus de croire en tant que chrétiens, nul ne vous oblige ni à lire ces textes ni à y porter un quelconque intérêt. Quant à leur authenticité, comme l’expliquait Thérèse d’Avila à ses religieuses au sujet des visions (2), quand bien même ces messages ne viendraient pas du Ciel, ils ne vous nuiront pas si leur lecture élève votre âme, vous fait croître en sainteté et vous rapproche de Dieu.

Et maintenant, écoutez ceci : lorsque vous partez en balade, vous vous vêtez en conséquence et mettez les chaussures adéquates. Mais vous pouvez aussi emporter avec vous, dans un sac à dos, un coupe-vent et un chapeau par mesure de prudence. Certains y ajouteront de la nourriture et une bouteille d’eau pour ne pas avoir à s’arrêter en route. D’autres, pour différentes raisons, n’auront pas envie d’alourdir leur sac à dos. Et pourtant…

Eh bien ! chers amis, il en est de même pour la liturgie de la sainte messe : certains, en effet, préféreront les messes dépourvues des chants qui, pourtant, sont prévus pour les agrémenter, ou sans les sermons à visée catéchétique qui sont destinés à enseigner les assemblées. Il en est aussi de même pour la Révélation avec un grand « R », à laquelle d’aucuns préféreront s’en tenir strictement plutôt que de l’agrémenter de lectures spirituelles ou de « messages »…

Pourtant, ces messages feront, nous le savons, la joie de nombreux chrétiens déçus par des prêtres à la doctrine douteuse qui gèrent leur ministère comme de froids intendants et font subir à leurs ouailles, dimanche après dimanche, l’horizontalité de prédications navrantes et desséchantes. Et Notre-Seigneur dit à ces ministres indignes :

« Vous n’avez pas fortifié les brebis chétives, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, celle qui était perdue. Mais vous les avez régies avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de pasteur, pour devenir la proie de toute bête sauvage ; elles se sont dispersées. » (Ez 34, 4-6)

C’est pour venir en aide à l’Église militante (celle de la Terre), qui traverse aujourd’hui de fortes turbulences, que Notre-Seigneur lui-même, fidèle à sa promesse d’envoyer aux hommes l’Esprit Paraclet (Jn 15, 26), mobilise en ces temps l’Église triomphante (celle du Ciel) et fait souffler ce même Esprit sous la plume de son messager. Il contribue ainsi à pallier la pauvreté de la prédication de nombreux ecclésiastiques qui, happés et fragilisés par l’esprit du monde, perdent leur fibre spirituelle – et, par là même, leur foi -, n’enseignent plus la saine doctrine et n’abreuvent plus les âmes de leurs brebis des paroles de Vie qui pourraient les conduire au Ciel.

Oui, chers frères, Notre-Seigneur et l’Esprit Saint, dans leur munificence, continuent de venir, en temps opportun, au secours des brebis délaissées ou égarées, et avides de spiritualité. Et ils nous envoient vers vous pour vous faire mieux connaître la vérité de la communion des saints et vous redire encore et encore que vos frères du Ciel, assistés de vos anges gardiens, sont auprès de vous pour vous aimer, vous guider, susurrer à vos âmes et à vos consciences les bonnes orientations, les bonnes décisions, les bonnes paroles de prière ou de louange, et vous aider à vous éloigner du péché.

Ils nous envoient vers vous pour vous redire inlassablement que, même dans les déserts spirituels les plus arides, même dans les moments de doute les plus oppressants, vous n’êtes et ne serez jamais abandonnés ! Ils nous envoient vers vous pour vous redire enfin, à travers ces messages, l’enseignement de notre seul et unique Maître, Jésus-Christ, le Sauveur, Fils bien-aimé du Père.

Ah ! chers frères, si vous pouviez imaginer, l’espace d’un instant et sans la moindre superstition ni la moindre déviance dans la foi, tout l’amour que met en œuvre cette communion des saints ! Car elle vous implique et nous implique à chaque instant de votre vie terrestre. Elle vous implique et nous implique dans un échange subtil et pourtant bien concret, chacun en tant que membre du Corps Mystique de notre Seigneur Jésus-Christ : vous autres, encore sur cette Terre, nourris de son Eucharistie, qui vous donne la Vie en plénitude et vous relie au Ciel ; et nous, vos humbles serviteurs, les saints, qui, après avoir été élevés jusqu’aux Demeures Célestes, nous nourrissons directement de la Divine Présence, voyons Jésus et Marie face-à-face, et nous manifestons à vous, chaque fois que vous sollicitez notre aide dans la prière pour vous soutenir tout au long de votre pèlerinage terrestre.

Alors, c’est exact : nul n’est tenu de lire ces messages ou d’en parcourir les pages. Pourtant, nous pouvons vous affirmer que, même sans croire à leur origine céleste, tous ceux qui les méditent avec humilité et tous ceux qu’ils conduisent à l’Évangile progressent authentiquement sur la voie de la sainteté et se rapprochent de leur Père du Ciel. Bonne fête de l’Ascension, chers frères !

Que Notre-Seigneur et sa Très Sainte Mère vous bénissent,

+ Vos frères dans la communion des saints

 

 

(1) v. Message du 21 mai 2020 (I), Un Souffle qui passe…, nouveaux messages 2019/2020.
(2) v. Préface de l’Abbé Marc-Antoine Fontelle, édition de 2018, Un Souffle qui passe…, Tome 1.

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry