Message du 23 octobre 1985

Frères,

Aux personnes qui critiquent votre attitude spirituelle lorsque vous faites votre possible pour vivre en communion avec le Ciel, posez simplement cette question : « A-t-on le droit, sans être prêtre ou religieuse, de vouloir être saint dans le monde moderne ? » Et, à qui répond : « Bien sûr ! mais plus vous monterez, plus vous risquerez de vous faire mal si vous tombez », à qui tente de vous démontrer que la perfection n’est pas de ce monde, répondez que, cependant, chacun doit la rendre possible à sa modeste dimension…

Amis, si vous développez en vous l’esprit de perfection, si vous vous laissez habiter par lui, votre vie sera totalement modifiée, la demeure entièrement balayée et vous goûterez au bonheur indescriptible de l’état de Grâce. Ce bonheur n’est comparable à nul autre, et qui ne l’a vécu ne peut connaître totalement la Paix de Dieu.

Même si ensuite votre faiblesse vous porte au péché, ne vous découragez pas : que votre tristesse d’avoir offensé Dieu vous pousse à confesser au plus vite vos fautes pour Le retrouver dans une âme pure et sereine. Regardez vers l’avant et ne vous laissez pas impressionner par ces moments de doute, de tentation, de lutte, de péché que vous avez vécus et vivez encore.

Comme vous contemplez avec satisfaction le véhicule que vous venez de laver avec soin sans plus penser à la boue qui naguère le recouvrait, contemplez la beauté de votre âme confessée sans vous apitoyer sur les péchés que votre nature a pu, peut ou pourrait vous porter à commettre, car c’est le Démon qui vous pousse à ressasser en vous ces idées troubles. Une fois votre cœur purifié, savourez vos retrouvailles avec le Seigneur et remerciez-Le pour cette Merveille de Bonté et de Grâce qu’est la Confession.

Tentez alors de plaire à Dieu pour réparer ces manquements à l’amour qui Le rendent si malheureux, et dont vous souffrez aussi. Comment pourriez-vous, amis du Seigneur, prendre plaisir à blesser votre Maître et à vous blesser vous-mêmes si vous n’étiez alors soumis à l’aveuglement causé par le Démon ?…

Votre cœur est sincère, frères aimés, et votre repentir prouve à votre Père du Ciel combien vous L’aimez. Plus vous progresserez dès cette terre vers Sa Douce Lumière et plus vous ressentirez de dégoût pour les choses du monde. N’en soyez pas surpris : cela est inévitable dans la mesure où nul ne peut obéir à la fois à Dieu et au monde. Ne vous découragez donc point et ne laissez pas votre cœur dans le doute. Qui s’attache au Seigneur est contraint de Le suivre comme une cordée suit son guide. En dépit des critiques et des commentaires douteux, attachez-vous à vivre d’humilité, d’amour et de charité en Dieu, par Dieu et pour Dieu. C’est Son Feu qui réchauffera votre âme dans ses moments de froideur, c’est Sa Voix Apaisante qui chassera vos doutes, c’est Son Épée Tranchante qui coupera tout ce qui vous porte au péché, c’est Son Étoile Resplendissante qui vous guidera vers le Ciel.

Si donc l’on vous dit : « Vous risquez de tomber bien bas après être montés si haut », répondez : « Qu’en savez-vous ? Le Seigneur est seul Maître. Pour le moment, je sens que le Seigneur m’accorde des Grâces toutes spéciales qui me poussent à Le mieux connaître, à L’aimer et à Le chérir à travers ma vie et les actes que celle-ci me fait accomplir. Quel mal y a-t-il à vivre en Dieu ? Quel mal y a-t-il à s’éloigner des tentations du monde lorsqu’on se sent faible, et à se couper des occasions de pécher afin de pouvoir davantage rendre gloire à Dieu ? »

Soyez rassurés, frères aimés. Vos amis de l’Autre Monde aiment vos efforts et ne vous abandonnent point dans la lutte. Restez discrets dans les sacrifices, modestes dans la charité, humbles dans la sagesse. Que l’Esprit Saint soit toujours avec vous ! Restez unis. Apaisez les querelles, aplanissez les doutes, détruisez les malentendus afin que vienne la Paix, la Paix du Seigneur. Que Marie toujours vous protège de Son maternel manteau, nobles soldats de Son Fils ! Soyez des instruments de conversion et vous savourerez les joies de la Victoire.

+ Vos frères dans la Paix