Message du 3 septembre 2026
Mes chers enfants,
Le cœur de mon messager a vibré lorsqu’il a lu les paroles du prophète Jérémie aux déportés (cf. Jr 29, 1-14) dans l’Office des Lectures d’aujourd’hui. En vérité, ces propos s’appliquent aussi à votre situation chaque fois que vous vous interrogez sur l’apparente passivité de votre Père du Ciel en ce monde où, malgré vos prières, vos sacrifices et vos offrandes, et malgré votre fidélité aux sacrements de mon Église, vous n’obtenez pas ce que vous souhaitez et perdez bien souvent confiance, lançant à Dieu, tel le psalmiste, votre détresse :
« Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours,
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ? […]
Debout ! Viens à notre aide !
Rachète-nous, au nom de ton amour. »
(Ps 44 [Vulg. 43], 24-25. 27)
Mais votre Père, mes petits, vous rassure à travers les paroles intemporelles de son prophète :
« … moi, je connais les pensées que je forme à votre sujet – oracle du Seigneur –,
pensées de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance.
Vous m’invoquerez, vous vous approcherez, vous me prierez, et je vous écouterai.
Vous me chercherez et vous me trouverez ;
oui, recherchez-moi de tout votre cœur.
Je me laisserai trouver par vous – oracle du Seigneur […]. »
(Jr 19, 11-14)
Ces paroles mêmes, je m’en nourrissais moi aussi lorsque j’étais sur cette Terre : elles appartiennent à l’histoire du peuple d’Israël. Mais elles vous appartiennent également, mes enfants, et vous devez vous les approprier, car vous êtes, vous aussi, en exil, et cela à double titre : d’abord, parce que vous êtes loin du Ciel – qui est votre véritable patrie – et ensuite, parce que votre condition de pécheurs vous pousse à vous éloigner de moi et des Demeures Célestes.
Toutefois, le Père du Ciel, au lieu de vous châtier comme il châtiait son peuple dans L’Ancien Testament lorsqu’il s’éloignait de lui pour adorer des idoles, a voulu, dans son grand amour et sa grande miséricorde, donner à l’homme déchu une possibilité de rachat en lui envoyant son Fils. Il ne faut pourtant pas que vous pensiez que parce que je suis mort sur une croix pour sauver l’humanité, cette même humanité bénéficiera automatiquement d’une rédemption générale sans aucune condition. Cette croyance fait partie des nombreuses hérésies apparues à la suite de ma Résurrection d’entre les morts et de mon Ascension dans le Ciel. Dire de votre Dieu qu’il est bon et qu’il sauve tous les hommes quelle qu’ait été leur vie est un mensonge. Ne vous ai-je d’ailleurs pas dit que la porte est étroite, qu’il est resserré le chemin qui conduit à la vie, et qu’ils sont peu nombreux ceux qui le trouvent (cf. Mt 7, 14) ?
Dès lors, interrogez-vous, mes chers enfants : quelle est votre foi ? quelle en est la force ? est-elle authentique ?
Premièrement, le monde dans lequel vous vivez aujourd’hui est très déstabilisant ; c’est pourquoi, pour y vivre dans la foi, vous devez commencer par bien connaître l’enseignement de mon Église, gardienne de cette même foi, en lisant le Catéchisme de l’Église catholique. S’il vous paraît inabordable, choisissez sa version abrégée sous la forme de questions-réponses et lisez-en quelques pages tous les jours. Vous serez alors heureux de découvrir quantité d’informations que vous ne connaissiez pas, et n’en comprendrez que mieux la position de mon Église en matière de morale et de doctrine sociale. En outre, lorsque vous vous interrogez ponctuellement sur des points particuliers, n’hésitez pas à en consulter l’index et reportez-vous aux paragraphes concernés. C’est ainsi qu’il convient que vous progressiez grâce à des explications claires, des notions explicitées et des directives précises pour comprendre les Commandements, le Credo, la liturgie, etc., plutôt que d’ouvrir La Bible au hasard, croyant que l’Esprit Saint va vous apporter systématiquement une réponse.
Alors que ces messages, parallèlement, peuvent vous aider à vivre plus saintement dans le monde d’aujourd’hui et à être, par votre comportement, des témoins de mon Évangile pour convertir vos frères, il est vraiment indispensable que vous sachiez aussi mettre des mots sur votre foi et que vous connaissiez correctement l’enseignement de mon Église, non seulement pour vous-mêmes mais également afin de pouvoir en parler concrètement avec votre entourage. En effet, si vous ne savez pas répondre aux questions de ceux qui vous interrogent et qui se sentent appelés à me mieux connaître, et si vous les décevez à cause de votre ignorance et d’une spiritualité fondée principalement sur des ressentis émotionnels, la mission de prêtre, de prophète et de roi à laquelle vous êtes appelés par votre Baptême ne sera pas accomplie correctement.
Aujourd’hui où des milliers de personnes se préparent à aller accueillir le chef de mon Église terrestre lors de sa venue dans votre beau pays, sachez, mes petits, que si ces personnes repartent chez elles le cœur en fête mais sans le désir d’approfondir leurs connaissances en matière de foi, d’obéir à mes Commandements, de s’éloigner du péché, de recevoir régulièrement le sacrement de la Confession, de mieux vivre les vertus théologales et d’aspirer à la sainteté, leur rencontre avec le pape n’aura sans doute été qu’un moment empreint d’émotion ou d’exaltation centré sur l’événementiel, où chacun aura versé sa larme alors que rien de fondamental, dans sa vie, n’aura changé (cf. Mt 13, 3-9). Tel était, mes petits, l’état d’esprit des Pharisiens de mon temps : rester attachés à leur petite personne et aux apparences extérieures, au qu’en-dira-t-on, et vivre dans la superficialité sans jamais se remettre en question, tout en conservant une très haute opinion d’eux-mêmes accompagnée d’un sentiment de « devoir accompli ». Je laisse à votre jugement ce qui a pu changer depuis lors…
Deuxièmement, la foi, mes chers enfants, est le fruit d’une rencontre personnelle avec votre Dieu, qui n’est pas un vieux grand-père à barbe blanche, lointain et inaccessible, relégué sur quelque nuage vaporeux et regardant les hommes se haïr et s’entredéchirer dans une relative indifférence. Non, il n’est pas cela ! Car il est entré dans l’histoire de l’humanité en y prenant chair d’une vierge pour se faire connaître aux hommes, leur révéler son visage, les enseigner, et, surtout, donner à chacun – s’il est de bonne volonté – la possibilité de s’engager à sa suite, avec l’aide de la prière et des sacrements, dans une voie de sainteté, et la possibilité d’être sauvé par sa Passion et par sa Croix afin de le rejoindre un jour dans son Ciel de gloire. Si vous n’êtes point dans ces dispositions, mes petits, votre foi reste vaine. Alors, ne vous étonnez pas que les événements négatifs qui surgissent dans votre vie – échecs, maladies, deuils, accidents, séparations, etc. – continuent de vous ébranler, de vous décourager, et même de vous détruire. Tel est le cas de nombre de mes brebis dont la foi reste sociale et superficielle, qui ne se tournent vers moi que pour me faire des reproches, ou abandonnent bien naïvement les sacrements, dont elles n’ont pas compris la force et qu’ils sont source de salut. Pourtant, si vous possédiez cette foi dont je vous parle (cf. Lc 17, 6), vous vous abandonneriez à moi « hic et nunc » dans la confiance et la prière, vous feriez fi de vos inquiétudes, et je vous apporterais ma paix.
Troisièmement, pour que la foi soit authentique, elle doit être mue par mon Esprit Saint, qui est l’Esprit de Vérité aux sept dons. Elle est humble et éclairée, obéissante à mon Église, mais, en même temps, capable de discerner lorsque se produisent certains dérapages contraires à la saine doctrine et à la Tradition de mon Église, principalement dans le domaine de la liturgie et celui des mœurs. Car l’esprit du monde et le modernisme ont pénétré, par différentes portes, jusqu’au sommet de ma Bergerie, dont les brebis se trouvent parfois saisies de confusion et même déroutées : le mal, en effet, peut y prendre l’apparence du bien, et l’impureté y être accueillie alors même qu’elle y répand ses effluves nauséabonds.
Une foi authentique, mes petits, rend pur, et c’est cette pureté qui permet à l’homme qui la possède de toujours conserver un juste discernement. En matière de liturgie, il me plaît que vienne en premier lieu le respect du sacré puisqu’y est impliqué votre Dieu en personne : peu m’importe que la sainte messe soit célébrée en latin ou dans les langues vernaculaires – l’usage des deux rites y étant, fort heureusement, légitimement accepté – du moment qu’il ne s’y produit aucun débordement ni aucune déviance, et qu’elle reste priante, recueillie, et animée de main de maître et avec ferveur.
En matière de mœurs, il est indispensable que chacun respecte les 6e et 9e Commandements (cf. Ex 20, 14. 17 ; Dt 5, 18. 9) et comprenne, dès le principe, que si la loi dit ce qu’elle dit au sujet de la fornication et de l’adultère, moi, je vous ai enseigné ce qu’il en est en esprit et en vérité : « Vous avez appris qu’il a été dit : ”Tu ne commettras point d’adultère”. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère dans son cœur » (Mt 5, 27-28). Car c’est ce qui sort du cœur de l’homme qui souille l’homme (Mc 7, 20-23) en le portant à accomplir des actes mauvais. Or, des personnes vivant dans le péché d’impureté et n’ayant aucun désir de conversion frappent aujourd’hui à la porte de mon Église non point dans le but d’apprendre à vivre selon mon Évangile mais de faire entendre des revendications irrecevables en matière de sexualité. Hélas, nombre d’ecclésiastiques et même de prélats à l’esprit libéral répondent favorablement à leur appel et les font « charitablement » entrer, soit par crainte de se voir accusés de discrimination, soit par adhésion – même inavouée – à ces revendications. C’est ainsi que des loups s’introduisent dans ma Bergerie, l’exposant aujourd’hui à de redoutables dangers.
Après avoir demandé à mon messager, qui vit dans le monde sans être du monde (cf. Jn 17, 16), de se laisser guider par moi vers différentes recherches, et lui avoir montré la vérité sur les ravages que peut faire, dans vos sociétés, l’esprit du monde en matière de sexualité, je vous rappellerai dans un prochain message de manière claire et précise ce que tout bon chrétien doit penser sur ce sujet délicat.
Je vous bénis.
Jésus
Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle o.b., docteur en théologie, en droit canonique et en droit civil.