Message du 30 octobre 1983 (II)

POUR UNE CÉLÉBRATION SPIRITUELLE… (1ère partie) *

Le prêtre monte à l’autel et s’agenouille devant Jésus-Christ, présent dans le tabernacle, en signe de respect. Il va célébrer la Sainte Messe au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et doit être guidé par ce même Esprit tout au long de la Célébration. Il énonce donc à la foule qui s’est levée : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Amen » en faisant le signe de la Croix en guise d’introduction dans le domaine sacré et de protection contre le Démon – le signe de la Croix, souvenir du Sacrifice de Jésus offert pour tous les hommes.

Un cierge a été allumé de chaque côté de l’autel pour protéger celui-ci de la présence indésirable du Démon et des rôdeurs de l’air ou esprits mauvais qui ont pouvoir de déranger le célébrant dans l’accomplissement de sa tâche. Il est même recommandé d’encenser l’autel à cette même fin : ces rites ne sont pas inutiles ni de nature superstitieuse. Grande est la puissance du Mal, et il s’agit de l’éloigner des lieux où les âmes doivent se rapprocher de Dieu avec sincérité et sérieux.

Première partie de la Célébration : méditer sur la grandeur de Dieu.

Dans la demi-obscurité et le silence ou le fond sonore d’une douce musique, l’assistance médite sur la grandeur de Dieu le Père. Près de l’autel peut être exposée une gerbe de fleurs ou une œuvre d’art, sculpture ou peinture traitant d’un thème spirituel. Ce support n’est pas imposé mais simplement suggéré. Ceux qui désirent se réfugier dans leurs propres pensées au sujet de Dieu peuvent également le faire. Méditer n’est en aucun cas contraindre l’esprit : c’est au contraire laisser l’âme s’élever vers Dieu. La musique religieuse classique, ou moderne à condition qu’elle reste apaisante – mais il s’en trouve si peu ! -, d’orgue de préférence, sera conseillée en fond sonore très doux si tel est votre choix. L’assistance est assise ou mieux encore à genoux, les yeux tournés vers l’autel ou clos ; le prêtre est à genoux devant l’autel, le visage tourné vers le Seigneur et non vers la foule. Il est conseillé à chacun le silence complet – éternuer et se moucher avec discrétion, ne pas chuchoter. En période de fête, cette méditation peut être remplacée par l’adoration du Très Saint Sacrement, qui est une excellente préparation à la Messe.

Après avoir adoré le Père, il convient de tourner ses pensées vers Celui qu’Il a envoyé pour faire connaître à l’homme Son Royaume et le chemin de la Vérité : c’est la lecture d’un passage des Actes des Apôtres ou des Épîtres parlant de la vie de Jésus ou de Son Enseignement, vu à travers Ses Disciples.

Une minute de silence ou de musique douce, puis chacun entonne ou récite le Credo lentement : chaque mot doit être exprimé avec toute sa signification, chaque phrase visualisée, intériorisée, ressentie profondément. La dernière phrase du Credo conduit à la deuxième partie de cette Célébration.

Seconde partie de la Célébration : l’union de l’Église de la Terre et de l’Église du Ciel.

Afin que la Messe prenne toute sa dimension spirituelle, il est nécessaire d’y associer, par les pouvoirs du consacré, la hiérarchie céleste : les anges, les archanges, les saints du Monde Invisible, les saints Apôtres et la Mère de Jésus, la Bienheureuse Vierge Marie, Reine du Ciel.

Célébrant : « Chers frères et sœurs, unissons-nous pour faire monter vers le Ciel une prière commune. »

Le prêtre demande dans son propre langage au Seigneur d’envoyer Sa Paix dans le cœur des hommes afin que la terre soit un havre de paix à l’image du Ciel et que la haine et la violence disparaissent du monde. Il demande à Dieu d’envoyer Son Esprit Saint sur toute la terre sans distinction de race, de sexe ou de religion, afin que tous les hommes s’unissent en une véritable Église Universelle, fondée sur Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme et Son Enseignement, sur la foi en la Résurrection et la Vie au-delà de la mort, et enfin sur la Communion des Saints, dont les hommes peuvent retirer les plus grands bénéfices dans l’Amour.

C’est ensuite la lecture d’un passage d’une vie de saint, d’un écrit de saint, d’une prière, d’un poème à thème religieux ou d’un message spirituel communiqué à un messager de la terre, s’il est accepté par l’Église. En période de fête d’un saint, il est recommandé de lui consacrer cette lecture afin d’instruire l’assemblée sur sa vie et ses merveilles, et en période de Fête Mariale, de consacrer ce moment à la Très Sainte Vierge plus particulièrement.

+ Vos frères dans la Foi

* v. suite : message du 20 octobre 1984 (II).