Message du 4 août 1984

(Fête du saint Curé d’Ars)

Mon fils,

Je suis Jean-Marie Vianney.

Je viens à toi ce soir parce que je sais que tu attends de moi un signe. Tu sais quelle est la bonne voie pour les âmes et tu dois chaque jour la suivre sans relâche. Appelle-moi à ton secours lorsque tu te sens faiblir. Le monde où vous vivez est désaxé. Fuyez les lieux malsains, ignorez les intellectuels qui veulent vous démontrer par leurs raisonnements savants que le Mal n’existe pas. Lutte, mon fils, car c’est dans la lutte que l’homme parvient à connaître ses limites.

Je suis ton protecteur. Sois plus sévère envers toi-même si tu ne veux pas méconnaître ton Dieu. Fais de la Confession une obligation régulière et souventes fois humilie-toi devant le Seigneur. Écoute et parle peu : attends d’y être invité. Alors tu pourras témoigner de la présence et de la joie de l’état de Grâce.

Le Démon est malin. Sa force dépasse la simple induction mentale. Il agit sur l’homme dans son ensemble et aliène à la fois son âme et son corps. Par la Confession régulière, vous parvenez à le déloger, mais attention ! il revient de plus belle.

Mes enfants, quelle victoire lorsqu’un être parvient à l’apaisement total et que le Mal ne vient plus assaillir son corps et ses pensées sans relâche !

Priez notre Douce Mère du Ciel. Si vous saviez comme la Sainte Vierge est bonne ! Remettez-vous entre Ses mains. Le monde est dans les ténèbres et il faut l’en sortir. Ayez l’esprit orienté vers les sacrifices afin de participer à la Rédemption du Seigneur. En soutenant votre Sauveur et en accueillant Son Esprit Saint, vous ouvrez tout grand la porte du Paradis.

Il faut que les prêtres sauvent les âmes de la mort. Il faut que le Message Divin soit écouté. Combien de sacrilèges, combien d’impureté, combien d’horreurs oppressent la terre ! Un nuage empoisonné la recouvre de ténèbres. Ce soir ce sera la nuit, mais demain brillera le soleil… Je porterai les Grâces que vous me demandez aux pieds de la Sainte Vierge et du Seigneur.

Dans le Ciel des Bienheureux, nous œuvrons pour vous tous et inspirons vos âmes en tentant de les éloigner du Mal et de leur faire entrevoir la Lumière du Ciel. Dans la grande famille des saints – qui sont des hommes, des femmes et des enfants comme les autres, qui ont eu soif de Dieu et l’ont servi dans la lutte, la charité et l’amour jusqu’au dépouillement, règnent le bonheur de la Communion profonde avec Notre Seigneur et la joie immense de continuer à faire cheminer les âmes de la terre qui sollicitent notre aide dans le bien.

Vous vous querellez au sujet de la foi. Vous discutez des dogmes, des Textes Sacrés, des Sacrements. Respectez la Grande Tradition de l’Église et aimez, aimez, aimez sans retenue !

Donnez à ceux qui crient au secours. Sauvez les âmes en partageant avec elles la lumière de votre lampe : ne laissez pas tarir son huile en épousant de fausses croyances qui vous promettent le salut hors de notre Jésus. Certes, les religions visent toutes plus ou moins le même but mais la Croix est la Clé qui ouvre la dernière porte.

Que Dieu vous bénisse !

+ Jean-Marie Vianney, prêtre