Message du 5 janvier 1986

           Mon fils,

           Sois simple et offre-Moi tes souffrances et tes contrariétés. Une fois de plus, ton cœur a été meurtri par un manque d’amour et de confiance, mais tu ne dois pas t’en inquiéter : tout rentrera dans l’ordre.

           Lorsque le démon de l’orgueil s’empare d’une âme, elle ne sait plus rien apprécier qu’en fonction d’elle-même et ne se rend pas compte qu’elle porte sans cesse des jugements déformés par le Mauvais. Son état n’est pas la paix mais l’énervement intérieur qui la porte à tout contester et à se retirer parfois dans un silence entêté. Cette âme s’écarte de Ma Lumière tout en Me demandant cette Lumière et Moi Je lui dis : va d’abord demander pardon à ton frère qui a souffert parce que tu l’as jugé injustement. N’éprouve point de colère ni de jalousie. Ne te montre pas obstinée ou indifférente. Ne réponds pas avec froideur. Ne conteste pas les sages conseils d’En haut et ne moque pas ceux qui les suivent. Je les veux saints, et par la souffrance que tu leur donnes, tu les relies davantage à Mon Sacrifice d’Amour.

           Aimez-vous les uns les autres. Sachez conserver la confiance. Comment pouvez-vous à la fois M’aimer et vous montrer méchants envers votre prochain ? Ne jugez pas les âmes qui veulent s’approcher de Ma Sainteté. Ne les méprisez pas. Ne les jalousez pas. Ne les provoquez pas. Si vous les portez au péché par votre attitude désagréable, vous serez responsables des péchés que vous montrez tant d’ardeur à leur reprocher. Soyez plutôt doux comme l’Agneau de Dieu et toujours prêts à aider !

           En grandissant dans Mon Amour, Mes enfants choisis pour être Mes messagers ne vous transmettront que merveilles et Grâces. Unissez-vous pour les aider, pour les secourir, pour les défendre dès lors qu’ils vivent les Commandements : ils ont déjà tellement à souffrir de l’indifférence, des mensonges et des moqueries des hommes que vous, disciples, devez les aider par vos prières, votre compréhension et votre confiance.

          Mon fils, dis cela à ceux que tu aimes et qui blessent ton cœur. Ils comprendront s’ils le veulent bien, et, après une sincère confession, Je donnerai de nouveau la confiance à leur cœur égaré. Cet égarement n’est pas toujours conscient. C’est pour cela que leur jugement sur eux-mêmes doit s’affiner et qu’ils doivent s’ouvrir à l’écoute des autres. Certains profèrent des paroles désagréables sans même s’en rendre compte. D’autres s’obstinent dans l’indifférence ou dans des jugements sévères, croyant avoir raison.

           Mon fils, le respect des Commandements et leur stricte observance ont toujours hérissé le cœur des hommes, et il est normal qu’à leurs yeux tu paraisses sévère lorsque tu défends Mes Paroles. Mais ne te montre pas aussi intransigeant. Parle avec amour. Tout ce que Je dis à ton cœur est vérité et tu es, par amour pour Moi, blessé et peiné lorsque tes propres amis et les personnes qui t’entourent ne respectent pas la Sainte Volonté du Père et contestent le joug de Pierre.

           Dissipe les doutes. Combien J’ai souffert et combien cette souffrance persiste lorsque Je vois Mes enfants s’égarer dans le péché, qu’il soit d’orgueil, d’impureté ou de violence. Ne vous jalousez pas, vous qui devez vous unir. Ne vous provoquez pas entre vous par des remarques désagréables, des jugements douteux, des discussions que vous n’avez pas encore la sagesse d’avoir dans le calme et sans emportement. Priez plutôt le Saint Esprit qui vous éclairera et vous apportera de sages réponses. Ne recherchez pas sans cesse force et domination sur les autres en défendant des points de vue personnels. Au contraire, cherchez la Paix et la Volonté de Dieu, votre Père, qui aime l’ordre et l’obéissance dans l’amour. N’oubliez pas que cette liberté qui vous est si chère s’éduque par la foi et le respect des Commandements. Elle n’a pas pour but de vous autoriser à faire mal, mais, au contraire, de vous conduire au bien en tout. Armez-vous donc de patience et contribuez à la sainteté de vos frères en les aimant et en les aidant à venir à Moi.

           Mon fils, tu comprends combien le manque d’amour blesse Mon Cœur. Pendant Ma vie terrestre, Je me suis senti tellement rejeté, même par ceux que J’aimais tout particulièrement : au Jardin des Oliviers, ils se sont endormis alors que J’allais être livré pour eux à la torture de Mes bourreaux. Cette souffrance n’a pas été la moindre, tu le sais. Mais c’est Moi qui Me suis offert, et chaque jour, lorsque la Sainte Messe est célébrée, c’est Moi qui Me donne à vous Tout Entier pour vous sauver.

           Ne vous emparez pas de Mon Corps et de Mon Sang avec gloutonnerie pour accomplir un rite et, de surcroît, mériter votre Paradis, Mes enfants. Ne regardez pas Mon Corps avec arrogance car c’est votre Dieu qui est devant vous. Restez respectueux, restez silencieux, restez humbles devant Dieu. Heureuses sont les âmes qui s’inclinent respectueusement devant le Corps du Fils de l’Homme ! Heureuses sont celles qui L’accueillent dans un cœur purifié, et dont les yeux sont baignés de larmes en Sa Douce Présence ! Heureux sont les hommes qui s’agenouillent souvent, qui prient souvent, et qui ont toujours une pensée d’amour pour leur Dieu !

           Mon fils, sois délivré de cette blessure que le Démon se plaît à ouvrir en t’envoyant des pensées désagréables. Tu as la sagesse de pardonner car ton cœur est amour. J’ai voulu que tu ne connaisses pas la haine. Mais tu t’apitoies beaucoup trop sur toi-même. Satan veut semer en toi le doute et te détourner de ta voie en utilisant tes propres amis pour atteindre ton cœur. Si Je t’instruis parfois de leurs sentiments avant même qu’ils te soient dévoilés, c’est pour que tu voies combien est grand Mon Amour pour toi et combien Je connais les cœurs. Sois en paix et donne Ma Paix à tous tes amis. Je vous bénis.

           Jésus