Message du 6 janvier 1985

Bien chers frères,

Restez en paix avec vous-mêmes en vivant de la Parole de Dieu chaque jour ! Ne choquez pas votre entourage en faisant semblant de vivre en chrétiens, c’est-à-dire en assistant aux offices et en vous rendant à la Sainte Communion, alors que chacun sait pertinemment qu’en vérité, vous n’êtes pas fidèles aux Commandements du Seigneur !

Comment osez-vous invoquer la loi d’Amour prêchée par le Seigneur pour justifier votre comportement répréhensible ? Comment pouvez-vous désobéir et vous trouver des raisons à cela ? S’il se pose des problèmes humains ou matériels, n’agissez pas en païens et ne vous permettez pas n’importe quoi ! Demandez au Seigneur Son aide et vous la recevrez. Ne prenez pas la décision de transgresser de votre propre chef les Commandements qu’il a donnés aux hommes ! Ces Commandements sont universels et nul n’est censé les ignorer parmi les chrétiens. Pourtant, combien d’hommes et de femmes, combien de jeunes les rejettent aujourd’hui et se coupent totalement de la religion chrétienne pour ne plus avoir à se culpabiliser de leurs péchés et ne plus entendre la voix de leur conscience leur rappeler discrètement où se trouvent leur véritable devoir et le chemin de la véritable paix ! Le plus grave, chers amis, est que parmi les chrétiens eux-mêmes, les pratiquants, le Démon se soit glissé aussi sournoisement, et qu’il les pousse à faire de leur vie – vie privée, vie de leur cœur, de leurs pensées intimes, de leur conscience – un contre-témoignage, tout en restant fidèles aux pratiques du culte.

Adorez-vous votre Dieu et L’aimez-vous plus que tout ? Alors pourquoi pensez-vous si peu à Lui et vous laissez-vous entraîner avec tant de plaisir dans les tourbillons grisants de la vie matérielle ? Pourquoi négligez-vous vos prières quotidiennes ou les récitez-vous si mécaniquement et avec si peu d’amour et si peu de joie ? Dieu est votre Père du Ciel et vous ne pensez à Lui que dans le besoin, dans la peine, ou dans le deuil… Où est votre foi, chrétiens d’aujourd’hui ? Comment aimez-vous votre Dieu ? Et comment pourriez-vous L’aimer puisque vous ne Le connaissez pas, puisque vous ne cherchez ni à Le rencontrer ni à dialoguer avec Lui ? Vous qui avez voulu « prendre vos distances » vis-à-vis de Dieu pour ne pas subir les reproches de votre conscience ou ceux du prêtre, ne vous étonnez pas si vous vous sentez loin de Lui lorsque vous aurez besoin de Sa présence ! Et pourtant, si vous saviez combien Il vous aime !…

Vous parlez bien de Dieu de temps en temps : dans vos moments de colère ou de désespoir, lorsque vous racontez des histoires drôles et qu’il vous arrive de prononcer Son Nom dans des expressions irrespectueuses… Il est vrai que vous ne pensez pas à ce que vous dites et que l’exaltation du moment pourrait excuser votre comportement. Pourtant, vos paroles sont graves, car le Seigneur est touché que Son Nom soit ainsi mêlé à la corruption ou à l’hilarité. Pensez-y !…

Vous sanctifiez le jour du Seigneur en vous rendant à l’office, certes, mais pourquoi hésitez-vous sur la couleur de votre chapeau, de vos chaussures, sur le vêtement que vous allez porter ? La coquetterie n’intéresse pas le Seigneur ! Il désire simplement que vous soyez vêtus proprement et décemment…

Et que de pensées agressives nous lisons dans votre cœur quand vous vous rendez à la Communion et que la file est trop longue ! Pourquoi ce prêtre qui vous rappelle votre véritable devoir de chrétien vous agace-t-il ? Pourquoi le trouvez-vous « vieux jeu », « intransigeant » ? Pourquoi vous moquez-vous de lui avec vos amis à la sortie de la Messe ? Pourquoi ensuite n’avez-vous plus aucune autre pensée pour Dieu et utilisez-vous votre journée dominicale pour terminer le travail de la semaine ou seulement pour goûter à des plaisirs personnels ? Croyez-vous réellement que votre cœur ait vibré à l’Amour de Dieu pendant la Messe ? Croyez-vous vraiment avoir compris le sens véritable du Sacrifice et du Partage du Pain et du Vin et vous en être enrichis ? Avez-vous pris conscience que c’est Dieu tout entier que vous recevez dans l’Hostie ?

Alors, pourquoi montrez-vous si peu de respect ? Pourquoi vos pensées sont-elles si éloignées de Dieu ? Pourquoi priez-vous si peu ? Pourquoi refusez-vous les prières enseignées par l’Église, qui conviennent si bien à tous les chrétiens ? Pourquoi vous moquez-vous des Sacrements et ne croyez-vous pas aux Grâces qu’ils apportent ? Pourquoi même doutez-vous de la Présence Réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie ?   Voilà, en fait, le point qui explique votre attitude hypocrite et indifférente : vous ne croyez plus ! Hormis le temps où votre sensibilité d’enfant avait idéalisé les choses saintes – si tant est qu’elle l’ait jamais fait -, vous n’avez peut-être jamais cru ! Mais, pour plaire à votre famille, puis par tradition ou par habitude, vous avez continué de vous rendre aux offices en ne respectant plus les Commandements de Dieu : ainsi, vous ne vous confessez plus, et, s’il vous arrive de le faire, vous n’y voyez qu’une tradition. Ou encore, vous préférez vous confesser directement à Dieu. N’ayant point étudié les Évangiles, vous en êtes arrivés à la conclusion que l’Église avait institué la Confession afin d’avoir une emprise directe sur les âmes et sur le comportement humain, et vous vous dites qu’au moins, aujourd’hui, les hommes ont recouvré la liberté !… Sachez que cette même Église que vous méprisez, chrétiens qui désirez pourtant porter encore ce nom, a préservé des milliards d’âmes des pièges des tentations et de la corruption qui sévit aujourd’hui dans le monde entier ! Ne jugez pas cette Église qui ne cherche qu’à vous sauver, car vous ne savez pas le nombre d’âmes qu’Elle a jusqu’ici préservé des châtiments dans l’Autre Monde !

Jeunes d’aujourd’hui, le Démon a fait de vous ses victimes de prédilection parce que vous êtes sensibles et vulnérables. Vous êtes souvent les fruits de l’insouciance de vos parents, qui vous ont conçus dans le plaisir et non point dans le désir de vous mettre au monde. Vous êtes souvent des « accidents », une pilule oubliée, des « précautions » non respectées, un empressement non maîtrisé… Pauvres créatures qui n’avez pas reçu l’étincelle de l’amour qui apporte à l’enfant au moment de la conception des Grâces Spirituelles, vous ne connaissez pas bien le véritable amour et c’est pour cette raison que vous le cherchez désespérément autour de vous, dans la vie, dans l’évasion, dans des relations bien souvent futiles et éphémères. Et vous êtes déçus, découragés, déprimés, car vous avez un cœur et vous voulez aimer et être vraiment aimés. Relevez donc la tête et tournez vos regards vers votre Père du Ciel ! Tournez-vous vers Marie et vers le Christ et écoutez le merveilleux Enseignement d’Amour qu’Ils ont apporté à la terre ! N’écoutez pas la voix de la société moderne qui vous attire vers la corruption et les plaisirs malsains, les musiques envoûtantes et les vêtements provocants. Ne sombrez pas dans le péché, où vous ne trouverez jamais aucune satisfaction véritable puisque toujours, toujours, vous serez déçus !

Découvrez de nouveau les joies de la famille, de l’union des cœurs qui s’aiment sainement, de la bonne entente, du dialogue entre les êtres, que ne vient pas troubler, à chaque instant, la radio ou la télévision ! Respectez vos parents et sachez leur pardonner leurs erreurs. Ne vous montrez pas agressifs et ne croyez pas sans cesse que les conseils qu’ils vous donnent – s’ils sont de bons parents – visent à vous brimer ou à bloquer votre épanouissement d’adolescents. Au contraire, ces conseils vous sont donnés pour vous préserver des pièges du monde et de ses tentations, dont vos parents eux-mêmes ont souvent connu les attraits et auxquelles, parfois, ils ont aussi succombé… Écoutez ces conseils qui sont issus de la sagesse et d’une réflexion que votre jeune esprit ne parvient pas encore à saisir. Écoutez-les d’autant plus qu’ils seront difficiles à suivre car c’est dans la lutte que l’on rencontre Dieu et non dans la facilité !

Amis, étouffez en vous les sentiments de haine qui poussent à la violence et à la destruction, à la médisance et au malheur ! Le Démon jubile lorsque la haine apparaît dans le cœur de l’homme, car elle va dresser celui-ci contre son frère. Quand il s’agit de pays et de peuples tout entiers, la haine conduit à la guerre… N’oubliez jamais cela ! Aspirez à la paix et demandez la paix à Dieu. Ne vous emportez pas : si vous sentez naître en vous des sentiments d’agressivité, peut-être êtes-vous victimes de quelque trouble physique ou émotionnel et devriez-vous consulter votre médecin. N’oubliez pas, pourtant, que le meilleur médecin de l’âme est votre Père du Ciel puisqu’Il est Tout Amour. Tournez-vous donc vers un prêtre plein de sagesse et confiez-lui vos problèmes, vos pensées : il saura vous aider.

Les âmes des hommes d’aujourd’hui sont soumises plus particulièrement aux assauts de l’impureté parce que la société de consommation fait étalage du vice à chaque coin de rue. Voyez ce qui vous est présenté sur les affiches publicitaires et les écrans vidéo dans les endroits publics ! Ce n’est pas la sainteté qui attire le commun des mortels… Fuyez l’impureté comme la peste car la chair est faible ! Ne vous êtes-vous pas aperçus que, parfois, elle aliénait totalement votre esprit et vos pensées ? Frères, soyez forts ! Soyez libres ! Ne vous laissez pas assaillir ! C’est par la prière et en orientant vos pensées vers d’autres centres d’intérêt que le sexe et la violence, en donnant de vous-mêmes et de votre temps, que volontairement vous vous éloignerez des tentations et qu’avec la Grâce de Dieu vous serez libérés des entraves de la chair ! Mais sachez bien que nul ne peut connaître cette véritable liberté tant qu’il ne l’a vécue concrètement. N’oubliez pas que l’Archange saint Michel, si vous l’invoquez souvent, vous apportera protection et courage.

Ne convoitez en rien le bien des autres et ne vous emparez point de ce bien à leur insu. Même si vous êtes pauvres, contentez-vous de demander et vous obtiendrez, de frapper et l’on vous ouvrira. Adressez-vous au Seigneur ; ayez la foi et Il vous répondra. Il arrangera votre vie pour vous : vous trouverez de l’argent, vous pourrez vous nourrir, vous obtiendrez un métier. Laissez donc le Ciel organiser pour vous votre vie (Cf. Mt 6, 31-34) ! Vous n’avez pas assez de foi : sans cesse vous doutez, mais nous, nous savons que le Seigneur est grand et qu’Il peut tout ! Il peut remédier à n’importe quelle situation si l’homme a la foi. Combien de personnes Il a guéries ! Combien de malades Il a soulagés ! Combien de vies Il a transformées !…

Enfin, soyez francs entre vous. Ne mentez pas pour vous mettre en valeur ou pour obtenir injustement ce que vous n’avez pas mérité ou qui ne vous est pas dû. Ne trichez pas au jeu ni dans la société, même si personne ne vous semble lésé. Un patron, même s’il est très riche, et l’administration, même si elle n’est pas une personne, ne doivent pas être volés ! Comment vous, qui ne manquez de rien et prenez un malin plaisir à frauder le fisc, prétendant que cela ne lésera personne, pouvez-vous condamner le jeune délinquant qui vole une voiture parce qu’il n’a pas d’argent pour se l’offrir ? Et ne faites-vous pas aussi parfois de fausses déclarations auprès de vos compagnies d’assurances afin de vous faire rembourser des sommes auxquelles vous n’avez pas droit ? Lorsque vos propres intérêts sont en jeu, rien ne saurait vous arrêter !…

Pourquoi vous arrive-t-il aussi d’accabler des innocents alors que vous savez pertinemment, au fond de vous-mêmes, que vous seuls êtes responsables ? Pourquoi mentir pour préserver votre réputation, votre statut social, votre fierté personnelle ?

Ah ! frères, ne comprenez-vous point pourquoi le Père vous a envoyé Son Fils ? Jésus-Christ est venu pour résumer tous les Commandements du Père en un seul : aimer votre Dieu plus que tout et votre prochain comme vous-mêmes (Cf. Lv 19, 18) ! Ayez donc une vraie foi dans votre Père du Ciel : ne soyez pas hypocrites, respectez-Le, vénérez-Le, et Il vous révélera la grandeur de Son Amour. Rendez hommage à l’Amour que vous porte le Père en vous respectant vous-mêmes, en respectant votre corps qui est le temple de Son Esprit, et aimez vos frères en leur témoignant une véritable charité, car ce n’est que dans l’amour que le monde sera sauvé. Qu’il en soit ainsi !

+ Vos frères dans la Sagesse