Message du 26 juin 1988

Bien chers frères dans le Christ,

Lorsque vous vous rendez au cinéma, que diriez-vous si le film était entrecoupé de publicités, de présentations de films nouveaux, de pauses diverses ? Vous trouveriez cela inadmissible ! Pourtant, n’en est-il pas déjà ainsi pour les films télévisés, autrefois diffusés sans interruption ? Et vous piaffez et maugréez lorsque, au beau milieu d’une scène poignante, apparaît une publicité…

Comprenez alors que le Seigneur soit fort sensible au déroulement de la Sainte Messe dont Il est, à travers Sa Passion, Sa Mort et Sa Résurrection, le Personnage principal en même temps que le Spectateur attentif depuis Son Ciel de Gloire.

Chers prêtres de Jésus-Christ, respectez donc la liturgie et lisez les paroles de la Sainte Messe fidèlement, lentement, avec respect et avec amour. Et vous, fidèles, si l’intrusion de publicités dans un film vous déplaît tant, souffrez que l’intrusion de paroles extérieures à la liturgie déplaise aussi au Seigneur, et n’incitez pas vos prêtres, par goût de modernisme, à modifier la Messe. La Messe n’est pas comme un film, elle n’est pas un spectacle et encore moins une clownerie où n’importe quel fidèle peut monter à l’autel pour y lire des textes profanes ou distribuer la Sainte Communion !

Cher messager, vous avez souffert de voir aujourd’hui une femme maquillée de façon outrancière et perchée sur de hauts talons distribuer avec des ongles peints, des bracelets cliquetants et quatre ou cinq bagues, la Sainte Communion. Peu de personnes se rendent compte du caractère blasphématoire d’une telle pratique. Et savez-vous pourquoi, frères ? Parce que de moins en moins de fidèles parviennent à comprendre la Divinité du Christ. Lorsque, dans un pays devenu laxiste, le chef de l’État suscite de moins en moins de respect, comment voulez-vous que les hommes comprennent ce que peut être une véritable Royauté ?

Ah ! chers frères, combien les hommes sont tombés bas ! Le manque de respect qui sévit dans la société s’infiltre peu à peu dans l’Église où Dieu est de moins en moins respecté et adoré comme Il devrait l’être. Alors, des fidèles s’offusquent de ce laisser-aller et rejoignent des mouvements extrémistes ou des sectes. Ne vous en étonnez pas, prêtres qui prétendez suivre l’esprit du Concile – que vous interprétez sans nul doute d’une manière toute personnelle – et prenez conscience de vos responsabilités dans cette triste mutilation de l’Église du Christ ! Car votre manque de respect choque vos frères les plus sensibles, ceux qui ont compris la grandeur et aussi la crainte de Dieu, cette crainte dont vous ne voulez plus et dont même la plus grande Miséricorde ne devrait vous dispenser…

Combien de prêtres, combien de fidèles jettent la pierre à ceux qui souhaiteraient voir un plus grand respect de Dieu, et condamnent leur foi « archaïque » ! Qu’ils prennent donc exemple sur le Chef de l’Église, le Pape Jean-Paul II, et commencent par se montrer obéissants et respectueux ! Quant à vous, fidèles, suivez le Successeur de Pierre et écoutez-le. Ne vous montrez ni agressifs ni sectaires. Recherchez la réconciliation et l’unité dans l’obéissance, plutôt que la séparation. Ne soyez pas des orgueilleux sans amour ni charité. Ne lancez pas de paroles désagréables contre vos frères, ne les jugez pas, ne les méprisez pas : sans amour, vous ne pourrez créer l’unité.

Priez, priez tous beaucoup pour l’unité et ne recherchez pas toujours ce qui vous plaît à vous, mais ce qui plaît à Dieu. Suivez le Pape ! Si vous l’aviez suivi fidèlement, l’Église n’en serait pas où elle en est aujourd’hui et la fidélité aurait préservé l’unité.

Que le Seigneur vous bénisse.

+ Vos frères dans l’Unité