Message du 18 mars 1989

           Mes chers enfants,

           M’aimez-vous ? Alors, restez-Moi fidèles et invitez-Moi à venir habiter dans votre cœur. Nourrissez-vous fréquemment de Mon Corps et de Mon Sang et écoutez en vous la Voix de l’Esprit Saint, qui vous guide.

           Certains théologiens et certains prêtres troublent votre esprit par leurs propos et vous ne pouvez parvenir à garder votre calme lorsque vous les écoutez. Ne les condamnez pas. Ils sont complètement aveuglés par le monde, et leur raisonnement humain les éloigne de Moi, mais Je mettrai tout en œuvre pour qu’ils Me reviennent. Ils n’ont pas compris que la liberté à laquelle ils aspirent n’est pas la véritable liberté : elle autorise un peuple d’enfants insouciants à jouer avec des armes dangereuses et le laisse se désaltérer à une source empoisonnée. Je suis tant peiné de voir combien l’Esprit du Mal a pénétré au plus profond des cœurs pour y répandre un amour pestilentiel qui détourne du véritable Amour.

           Le but du Diable n’est autre que de vous faire oublier que vous avez une âme, Mes chers enfants, et de vous faire oublier que vous devez la nourrir quotidiennement par une rencontre personnelle avec Moi, qui vous aime. Par de savants discours inspirés à certaines autorités en matière de théologie et en matière de foi, le Diable veut détruire les Écritures Saintes qui sont, dans l’Église, Ma Parole Vivante. Alors, outre une nécessaire et légitime analyse, il pousse les hommes à mutiler et à disséquer comme cela se pratique sur les cadavres dans les cas de mort douteuse. Pourtant, Mes enfants, la Parole est toujours vivante et elle ne saurait tolérer la moindre intervention. Restez-lui fidèles et ne vous troublez point. Accueillez-la en vos cœurs et faites-la vôtre dans la vie de tous les jours. Ne vous préoccupez point des jugements et des moqueries de votre entourage : les amis du Fils de l’Homme sont toujours éprouvés car ils vivent dans le monde mais ne sont pas du monde.

           Aujourd’hui, Je vous le dis, la véritable charité ne se contente point de donner un morceau de pain aux miséreux, mais parle aussi aux hommes de leur âme et les aide à la nourrir. Aucune âme nourrie de Mon amour ne peut se dispenser d’aimer. L’action sociale ne suffit pas à combler Mon Cœur. En effet, si elle n’est accompagnée d’amour et d’offrande au Père du Ciel, elle reste toujours imparfaite. Le parfum répandu sur Moi à la veille de Ma Crucifixion fut un baume de douceur qui M’alla droit au cœur, et pourtant, voyez comme ce geste a été contesté ! Il y aura toujours des pauvres et des opprimés à défendre sur la terre tant que l’homme sera pécheur, mais chacun n’a jamais qu’une âme à sauver et la vie sur terre n’est pas éternelle.

           Alors, Je vous le demande, Mes chers enfants, répandez le parfum de votre foi vivante sur ceux qui veulent croire, apportez-leur la lumière de la Vérité et ne vous laissez pas dérober votre trésor par les charlatans qui veulent le mutiler dans de douloureuses dissections.

           C’est au pied de Ma Croix que vous trouverez la Vérité et non point ailleurs ; c’est dans le poids de Mes Souffrances offertes pour vos péchés. C’est à genoux auprès de Ma Mère dans la solitude de la douleur et le déchirement de la séparation. Vous comprendrez alors que tout ce que peuvent raconter certains théologiens avides de liberté et certains prêtres indignes de leur ministère – que Je supplie de contempler la Croix avec les yeux de l’enfance – n’est que vent de révolte et de contestation fomentées par le Diable.

           Luttez donc, chers enfants fidèles, et ne vous laissez pas décourager ni influencer. La certitude de Mon Amour suffira à vous rassurer. Nul n’a besoin de disséquer les Saintes Écritures pour s’en nourrir. Le démon de l’orgueil aveugle si vite les cœurs et les égare.

           Restez humbles, Mes chers enfants, et vous comprendrez ce qui ne peut être révélé qu’aux tout-petits. Priez pour les égarés.

           Je vous bénis.

Jésus