Message du 19 mars 1990

Bien chers frères,

Nous vous l’avons dit de nombreuses fois : ne rendez pas Dieu responsable de vos infirmités quelles qu’elles soient, car Il n’y est pour rien !

Si la maison que vous habitez a été construite avec des matériaux bon marché, vous n’êtes point étonnés lorsqu’elle vous cause quelque ennui. De même, si votre hérédité n’est pas bonne, ne soyez point surpris de découvrir que vous êtes souvent victimes des mêmes faiblesses que vos ancêtres. La nature est ainsi faite ! Cependant, c’est à vous qu’il incombe de vous débarrasser du plus grand nombre de ces imperfections en menant, à la suite de Jésus, une vie exemplaire et en apprenant à vos enfants à vous suivre.

L’hérédité, chers frères, vous prédispose parfois à certaines tendances et à certaines tentations qui, si vous y cédez, peuvent vous détruire corps et âme. Au lieu de vous révolter contre Dieu et de céder à l’exaspération, à la tristesse et au découragement, au lieu de vous sentir indignes et de sombrer désespérément dans le vice, mettez donc tout en œuvre pour vivre sainement et saintement et maîtriser, étouffer, oublier vos faiblesses. Si par exemple votre hérédité vous porte à la boisson, faites l’effort d’éloigner de vous la dive bouteille et de ne fréquenter ni les lieux ni les personnes qui pourraient vous inciter à boire ! Restez extrêmement fermes en ce domaine et détournez vos pensées de l’objet de convoitise. Investissez-vous dans des occupations saines, des activités altruistes, et vous verrez que votre « nature » peu à peu vous laissera en paix. En effet, la volonté, lorsqu’elle est associée à la prière et à la Grâce de Dieu, est source de délivrance et de guérison des maux les plus sévères.

Généralement, le Démon met tout en œuvre pour vous placer de nouveau dans la tentation, mais il ne faut pas lui céder : il vous présentera toujours le poison sous les couleurs les plus chatoyantes, son parfum vous semblera des plus exquis, son goût à nul autre pareil, mais, de grâce, frères aimés, ne vous laissez pas séduire ! Si vous vous approchez trop près, les ténèbres ne tarderont pas à envahir votre âme et le Malin à hurler à votre oreille, avec son haleine fétide, qu’il a eu raison de votre volonté !

L’aveugle met souvent tout en œuvre pour se guider dans son obscurité : il a recours à une canne, à un chien, et il apprend à vivre normalement malgré les difficultés auxquelles il doit faire face. Celui à qui il manque une jambe ou un bras parvient, grâce à certains appareillages sophistiqués, à vivre lui aussi en dépit de son infirmité. Soyez donc des lutteurs, chers frères, plutôt que des vaincus ! Demandez à Dieu force et courage et apprenez à utiliser le bon côté de vos faiblesses tout en renonçant au mauvais. Si vos bras sont malades, que votre cerveau pense plus vite et plus ingénieusement. Si votre tête est malade, que ce soient vos membres qui travaillent. Ne vous estimez jamais plus malheureux que les autres. À chacun sa croix ! Ce qui compte, c’est que vous alliez toujours dans le sens où Dieu veut vous voir aller, c’est-à-dire vers une plus grande perfection dans votre vie quotidienne, familiale et professionnelle. Ne vous moquez jamais des autres car vous ne savez point ce qu’il peut advenir de vous dans l’avenir. Ne jetez pas la pierre aux personnes malades et handicapées alors que vous êtes en bonne santé car vous ne savez point comment vous deviendrez ! Ayez de la compassion pour vos frères qui ont des problèmes de santé et acceptez qu’ils se montrent faibles ou maladroits. Et si vous êtes vous-mêmes malades, essayez de ne le point montrer et de garder le sourire. Que le Seigneur vous bénisse.

+ Vos frères dans la Foi