Message du 1er janvier 2003

Mes chers enfants,

La paix soit avec vous. Merci pour tout le dévouement dont vous avez fait preuve, chacun à sa manière, au cours de l’année écoulée. Cependant, veillez à ne pas vous épuiser à la tâche afin de pouvoir rester pleinement efficaces. Je vous invite à relire les conseils que je vous ai donnés l’an passé et à les suivre plus assidûment, tant pour votre vie matérielle que pour votre vie spirituelle. Continuez de grandir dans la foi, dans l’humilité et dans l’amour afin que la Bonne Nouvelle que vous transmettez soit crédible aux yeux de tous.

Vivre dans l’amour, mes enfants, c’est vivre avec la joie de s’intéresser à son prochain, avec la joie de mieux le connaître, de partager avec lui ce qui peut l’être, de l’aider lorsqu’il en a besoin ; avec la joie de chercher à lui plaire, et tout cela dans la plus grande gratuité et dans une réciproque liberté, sans pression ni chantage.

Mon fils, tu accomplis en toi depuis de longs mois un immense travail de vérité destiné à te faire mieux connaître l’être humain, comment il fonctionne et comment cet amour dont je te parle peut tout changer en lui. Tu commences à saisir tout cela, et j’en suis très heureux, mais reste prudent.

Peu sont les hommes qui m’ouvrent leur cœur entièrement sans décider d’avance par quelle porte ou même quelle fenêtre ils vont me laisser entrer. Peu sont les hommes qui s’efforcent de me rester fidèles sans s’enfermer dans leur propre vision des choses : tu sais, beaucoup me voient, moi, Jésus, de la façon qui leur convient. Je deviens « leur » Jésus, alors que je suis le Jésus de tous. Ils croient que telle ou telle chose qu’ils font me plaît ou me déplaît alors qu’il n’en est rien. Ils se permettent de juger les autres en mon nom en croyant être sous l’influence de mon Esprit alors qu’ils n’agissent souvent que sous l’influence de leur propre histoire. Tu peux comprendre maintenant, mon enfant, le danger d’une telle attitude.

Aime sincèrement tous ces frères malheureux que je t’envoie, mon fils, et garde un cœur bon et pur, qui jamais ne les juge. Garde ce cœur ouvert, et, fort des dons du Paraclet que tu as reçus, poursuis avec prudence et persévérance tes recherches. Elles t’entraîneront sur des chemins inattendus car, tu le sais, l’Esprit souffle ou il veut, quand il veut, même là où l’on ne l’attend pas. Il est nécessaire qu’au sein même de mon Église, toutes ces questions que tu découvres soient étudiées sérieusement sans a priori ni superstition. Des portes s’ouvriront encore, mais sois patient.

Certaines personnes donnent à leur prochain de leur temps, d’autres de leur argent, par charité, disent-elles, mais elles espèrent secrètement recevoir de lui en retour. Cela n’est pas le véritable amour. Certains couples s’époumonent en dévotions variées envers moi et envers ma Mère mais ils ne savent pas communiquer entre eux, ils ne savent pas dialoguer ni échanger ni se témoigner l’un l’autre une véritable affection, une véritable tendresse. Cela n’est pas le véritable amour. Certains parents élèvent leurs enfants en les faisant entrer dans un moule bien défini par eux sans se soucier de leur personnalité ni de leurs goûts, seulement pour en faire des répliques de leurs propres personnes, et, bien souvent, ils finissent par leur gâcher la vie par leur attitude trop exigeante. Cela n’est pas non plus le véritable amour.

Relisez Paul, mes enfants, et méditez sur l’amour. Le véritable amour est liberté : il n’exige rien de l’autre, mais, s’il est réciproque, il peut tout espérer. Je suis l’Amour. C’est pourquoi les hommes doivent éduquer leur cœur à aimer.

Je vous bénis, mes enfants.

  Jésus