Message du 12 décembre 1999

Mon fils,

Ne doute pas de la vérité de cet échange et ouvre ton oreille à mes paroles sans réticence. Depuis ta conception, je suis avec toi et je veille sur toi. Je suis le Dieu fidèle, éternellement fidèle. Pour toi, sois mon disciple fidèle éternellement. J’aime la sincérité de ton âme, mon enfant, et l’amour spontané que tu me portes. Reste toi-même et conserve intacts ton amour et ta fidélité envers mon Église.

Ta foi et ton obéissance dérangent, mon fils, dans un monde qui vomit les certitudes et prône la liberté. Ne te laisse pas influencer par ceux chez qui la foi s’est transformée en orgueil et en science purement humaine, et la liberté des enfants de Dieu en désobéissance et en laxisme. Je t’ai donné d’entrevoir la grandeur de ma miséricorde ; je t’ai donné de me connaître avec la simplicité du cœur. Conserve tout cela au fond de toi et ferme tes oreilles aux critiques perverses.

Il est aujourd’hui une catégorie de personnes qui aiment à parler d’un amour qu’elles situent au-delà de mon Église et de ses dogmes, au-delà de l’obéissance – qu’elles ressentent comme une contrainte – et au-delà de mon enseignement lui-même. Selon elles, je ne serais pas venu pour fonder l’Église, et toute forme de spiritualité serait voie de salut. Mon enfant, écoute ceci : mon amour n’est pas comme un immense château où les hommes chercheraient refuge derrière de solides murailles mais mourraient de froid l’hiver faute d’un foyer suffisamment puissant pour réchauffer leurs pauvres corps. Il est, bien au contraire, comme une modeste chaumière où même l’hiver, il fait toujours chaud parce que les pièces y sont à dimension humaine.

Eh bien, tu vois, mon fils, si je me suis fait Homme, c’est afin que l’amour de Dieu puisse être dévoilé à tous, et que les hommes lui ouvrent tout grand leur cœur. Car il est le seul véritable amour, le seul qui puisse vaincre la mort. Il n’est pas un amour facile ou éphémère à l’image des passions humaines, qui ne sont qu’égoïsme et vanité. Il nécessite bien des sacrifices, bien des renoncements et bien des abandons.

Combien d’hommes se laissent séduire par des idées qu’ils trouvent grandes, des thèses théologiques qu’ils trouvent à leur goût parce qu’au lieu de faire apparaître en moi la grandeur de Dieu, elles se plaisent à me dépouiller de tout ce qui a pu rendre crédible ma divinité aux yeux des hommes. C’est par amour pour l’homme que j’ai embrassé la nature humaine, et c’est aussi par amour pour l’homme que j’ai accepté de connaître les limites et les souffrances inhérentes à cette nature. Pourtant, à l’exception de la Croix où j’ai choisi volontairement de connaître le dépouillement total devant la mort – et donc de ne pas user de ma nature divine pour éviter cette épreuve -, j’ai toujours partagé avec le Père la même intimité : intimité qui m’a donné de pouvoir tout connaître sur les hommes : leur passé, leur avenir et la sincérité de leurs intentions ; de pouvoir les guérir, de pouvoir maîtriser la nature et ses éléments ; d’être servi par les anges, et, enfin, de ressusciter des morts pour manifester aux hommes la réalité de cette nature. Mon enfant, n’écoute aucun enseignement qui contredise ces paroles.

Je te bénis.

Jésus